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Rond

Rond

(d’Hautel, 1808) : Le rond. Pour dire, le postérieur ; le cadet, le derrière.

(d’Hautel, 1808) : Il est bien rond. Pour dire, il a le ventre bien rempli, il a bien bu et bien mangé.
Cet homme est tout rond. Pour dire, franc, loyal, sans détours, sans artifice.

(anon., 1827) : Un sou.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Sou (cinq centimes).

(Bras-de-Fer, 1829) : Un sou.

(un détenu, 1846) : Argent, sou.

(Halbert, 1849) : Un sou.

(Larchey, 1865) : Saoul.

Descendant d’la guinguette, Un soir que j’étais rond.

Les Amours de Jeannette, chanson, 1813.

(Larchey, 1865) : Sou. — Le sou est rond. — V. Balle, Roue.

Aboule tes vingt ronds, bêta !

Montépin.

(Delvau, 1867) : s. m. Sou, pièce de monnaie, — dans l’argot des voyous. On dit aussi Rotin.

(Delvau, 1867) : adj. Ivre, — dans l’argot des faubouriens. Rond comme une futaille. Ivre mort. On dit aussi Rond comme une pomme.

(Rigaud, 1881) : Pièce d’un sou. — Pas le rond, pas le sou. — Tourner rond, ne plus avoir d’argent.

(Rigaud, 1881) : Ivre. — Rond comme balle, repu.

(La Rue, 1894) : Ivre. Un sou.

(Rossignol, 1901) : Sou.

(Rossignol, 1901) : Saoul.

Rond (avoir le)

(Merlin, 1888) : Avoir de l’argent, — rond est pris pour pièce de monnaie.

Rond (faire)

(Rigaud, 1881) : Dessiner mou, sans vigueur, — dans le jargon des peintres.

Rond (un)

(M.D., 1844) : Un sous.

Rond comme une boule

(Virmaître, 1894) : Être pochard à rouler par terre (Argot du peuple). N.

Rond de cuir

(Fustier, 1889) : Vieil employé. Fonctionnaire inintelligent. S’endormir sur son rond de cuir, ne pas faire son chemin.

(Rossignol, 1901) : Employé de bureau dont le travail consiste à toujours être assis.

Rond-de-cuir

(Virmaître, 1894) : Employé de bureau. Allusion au rond de cuir ou de caoutchouc que les employés mettent sur leurs chaises pour économiser leur fond de culotte (Argot du peuple).

Rond, pied de nez

(Clémens, 1840) : Sol.

Rondache

(Halbert, 1849) : Alliance.

Ronde

(d’Hautel, 1808) : À la ronde, mon père en aura. Pour, chacun à son tour, point de cérémonies. Se dit quand quelqu’un refuse par politesse dans une distribution la part qu’on lui présente, et qu’il l’offre à son voisin.

Ronde Bosse

(Delvau, 1867) : adj. Hardi, audacieux, frisant l’immoralité, — dans l’argot des gens de lettres, qui consacrent ainsi le souvenir de l’Aristide Froissard de Léon Gozlan.

Ronde des gueux

(Fustier, 1889) : « La police, en son argot pittoresque, appelle ronde des gueux le voyage circulaire qu’accomplissent autour de la capitale, en bande organisée, les sans-logis de la banlieue. »

(National, janvier 1888.)

Rondelet

(Delvau, 1867) : s. m. Sein, — dans l’argot des voleurs. On dit aussi Rondin.

Rondelets

(anon., 1827) : Tétons.

(Bras-de-Fer, 1829) : Tétons.

(Halbert, 1849) : Mamelles.

Rondier

(Fustier, 1889) : Surveillant. Il fait des rondes. Argot du bagne.

Rondin

(anon., 1827) : M.

(Bras-de-Fer, 1829) : M…..

(Delvau, 1867) : s. m. Stercus (V. étron) — dans l’argot du peuple.

(Delvau, 1867) : s. m. Bâton, gourdin.

(Rigaud, 1881) : Résultat d’une visite aux cabinets inodores.

Rondin jaune

(Delvau, 1867) : s. m. Pièce d’or, — dans l’argot des voleurs. Rondin jaune servi. Or volé, caché par son voleur.

(Rigaud, 1881) : Pièce d’or.

(Virmaître, 1894) : Pièce de vingt francs. Allusion à la forme ronde (Argot des voleurs).

Rondine

(un détenu, 1846) : Bague.

(Halbert, 1849) : Boule, canne.

(Larchey, 1865) : Bague. — Même allusion. V. Vague.

(Delvau, 1867) : s. f. Bague, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Bague. — Canne.

(La Rue, 1894) : Bague. Canoë. Rondiner, battre à coups de bâton.

Rondiner

(d’Hautel, 1808) : Battre quelqu’un avec un rondin, lui donner des coups de bâton.

(Larchey, 1865) : Battre à coups de bâton. — Mot à mot : de rondin.

Qu’il est doux de pouvoir rondiner un ingrat.

Le Rapatriage, parade du dix-huitième siècle.

(Delvau, 1867) : v. a. Boutonner, — dans le même argot [des voleurs].

(Delvau, 1867) : v. n. Dépenser de l’argent, des ronds, — dans l’argot des voyous. On dit aussi Se dérondiner.

(Delvau, 1867) : v. a. Battre à coups de bâton, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Sacrifier à Domange.

Rondiner des yeux

(Larchey, 1865) : Faire les yeux ronds à quelqu’un.

(Delvau, 1867) : v. n. Faire les gros yeux.

Rondines

(Clémens, 1840) : Des bagnes.

Rondinet

(Halbert, 1849) : Bague.

Rondins

(Virmaître, 1894) : Les seins… quand ils sont ronds (Argot du peuple) V. Capitonnée.

Rondouillard

(Virmaître, 1894) : Plus que beau. Dans le peuple on dit d’une femme qui possède des qualités surprenantes :
— Elle est rondouillarde.
Quand elle est boulotte, ronde, on dit également par allusion à la forme :
— Elle est rondouillarde (Argot du peuple). N.


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