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Calot

Calot

(Larchey, 1865) : Dé à coudre, coquille de noix (Vidocq). — Comparaison de ces objets à la calotte qui est de même forme. — Calot : Teigneux. Mot à mot : ayant une calotte de teigne.

(Delvau, 1867) : s. m. Dé à coudre, — dans l’argot des voleurs. Signifie aussi coquille de noix.

(Delvau, 1867) : s. m. Grosse bille avec laquelle on cale en jouant, — dans l’argot des enfants.

(Rigaud, 1881) : Dé à coudre, parce qu’il a la forme d’une calotte microscopique.

(Rigaud, 1881) : Képi, — dans le jargon de Saint-Cyr.

Récompense honnête à qui rapportera le calot 3118.

(La Vie moderne, 30 août 1879.)

(Rigaud, 1881) : Vieillard, vieille femme ridicule, — dans l’ancien jargon des clercs de notaire.

Quant aux farces d’étude, c’est ordinairement sur de vieilles ganaches, sur ce que les clercs appellent des calots, qu’ils les exercent.

(Le Peintre des coulisses, 1822.)

Dans le jargon moderne des commis de la nouveauté, un calot désigne un acheteur qui borne ses achats à un objet de peu d’importance, à une paire de gants à 29 sous par exemple.

(Fustier, 1889) : Argot des commis de nouveautés : acheteur difficile, ennuyeux à servir.

Dans notre argot, nous appelons la femme qui nous énerve, un calot.

(P. Giffard.)

V. Delvau. Suppl. Madame Canivet.

(La Rue, 1894) : Dé à coudre. Coquille de noix. Œil saillant. Officier supérieur.

(Virmaître, 1894) : Grosse bille avec laquelle les enfants jouent à la poucette (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Synonyme de jeu de biribi.

Calot, callot

(Rigaud, 1881) : Sujet de la Cour des Miracles. Les calots étaient des mendiants chargés du rôle de teigneux.

Calotin

(Delvau, 1867) : s. m. Prêtre, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Prêtre ; celui qui porte la calotte.

On a été prodigue avec eux : ils ont chacun un calotin.

(H. Monnier, Sciences populaires.)

Calots

(un détenu, 1846) : Yeux.

(Delvau, 1867) : s. m. pl. Yeux ronds comme des billes, — dans l’argot des faubouriens. Boiter des calots. Loucher.

(Rigaud, 1881) : Coquilles de noix. — Gros yeux à fleur de tête, — dans le jargon des voleurs.

(Virmaître, 1894) : Les yeux mauvais. Calots à la manque (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Yeux. De grands yeux sont de grands calots.

Calots (ribouler des)

(Rigaud, 1881) : Regarder avidement, ouvrir de grands yeux étonnés, écarquiller les yeux, — dans le jargon des voyous.

Riboulant des calots à chaque devanture de boulanger.

(Le sans-culotte, 1878.)

Calotte

(d’Hautel, 1808) : Donner une calotte ou des calottes à quelqu’un. Signifie, en terme populaire, le frapper durement à la tête ; se porter sur lui à des voies de fait.
Il se passe bien des choses sous la calotte des cieux, pour dire sur la terre.
Il n’a pas encore la calotte de plomb. Pour dire il n’a pas encore atteint l’âge de l’expérience. C’est un écervelé, un étourdi, un fou.
Il auroit besoin de la calotte de plomb. Pour il auroit besoin des conseils de l’expérience.

(Halbert, 1849) : Teigneuse.

(Delvau, 1867) : s. f. Soufflet, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Assiette à soupe, — dans le jargon des voleurs.

Et il déposa sur la table un saladier de faïence écorné, balafré, rapiécé, une douzaine de morceaux de sucre dans une calotte.

(P. Mahalin, Les Monstres de Paris.)

(Fustier, 1889) : Assiette creuse. Sorte de pâtisserie où il entre des confitures.

Vous vous imaginez peut-être qu’il est question de quelques petites fnandises dont on nous donnait de nombreuses indigestions durant notre jeunesse et qui portaient ce nom si joli, si gracieux, si adorable de petites calottes ; il y avait làdedans des confitures.

(Gazette des Tribunaux.)

Pot de confiture ayant la forme d’une grande calotte sans anse ni oreilles. (Littré.)

Les calottes dont nous nous entretenons sont des pots de confitures.

(Gazette des Tribunaux, avril 1874.)

Calotte (la)

(Delvau, 1867) : Le Clergé, — dans l’argot des bourgeois. Le régiment de la calotte. La Société de Jésus, — sous la Restauration. Aux XVIIe et XVIIIe siècles on avait donné ce nom à une société bien différente, composée de beaux esprits satiriques.

Calottée

(Rigaud, 1881) : Boîte en fer-blanc où les pêcheurs à la ligne renferment les asticots, leur espérance.

Calotter

(d’Hautel, 1808) : Signifie frapper avec la main ; corriger, châtier un enfant en lui donnant des coups sur la tête.
Tu te feras calotter. Pour tu te feras battre corriger, souffleter.

(Larchey, 1865) : C’est frapper de la main sur la tête, faire une calotte de coups.

Calottez-moi, gifflez-moi.

J. Arago, 1838.

(Delvau, 1867) : v. a. Souffleter.

Calottin

(d’Hautel, 1808) : Sobriquet outrageant que l’on donne aux jeunes ecclésiastiques.

(Larchey, 1865) : Ecclésiastique. — Allusion à la calotte cléricale. — Dans le Déjeuner de la Râpée, pièce poissarde de L’Écluse (1750), une poissarde repousse un abbé en disant :

Adieu, monsieur le calottin !


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