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Bar

Bar

(France, 1907) : Comptoir de débitant de boissons ; venu de l’anglais. Les bars pullulent dans les grandes villes ; on y vend le café, l’absinthe et autres liqueurs fortes.

Dans la salle à manger, un bar anglais, un authentique bar anglais, à haut comptoir, à hauts tabourets, prodiguait aux invités les viandes froides, les sandwiches, les œufs au fromage, les cock-tails et les alcools pimentés. Des domestiques circulaient à travers le salon avec des plateaux chargés de coupes de champagne, de boîtes de cigares variés et de cigarettes égyptiennes.

(F. Vanderem, La Cendre.)

Bar-de-tir

(Halbert, 1849) : Un bas de chausse.

Bar-de-tire

(France, 1907) : Tuyau d’arrosage.

Baragouin

(d’Hautel, 1808) : Bredouillement, langage précipité, obscur et corrompu, très-difficile à comprendre.
On dit aussi par sobriquet d’un homme qui se hâte trop en parlant, ou dont les idées et les paroles sont confuses et obscures que C’est un vrai baragouin.

Baragouinage

(d’Hautel, 1808) : Manière de parier vicieuse, qui rend inintelligible tout ce que l’on dit ; superlatif de Baragouin.

(Delvau, 1867) : s. m. Langage incohérent, confus, incompréhensible. — dans l’argot du peuple, qui dit cela surtout à propos des langues étrangères. On dit aussi Baragouin.

Baragouiner

(d’Hautel, 1808) : Bégayer, bredouiller, chercher de mauvaises excuses pour se dispenser de faire quelque chose.

(Delvau, 1867) : v. n. et a. Parler bas ; murmurer ; marmotter.

Baragouineur

(d’Hautel, 1808) : Barbouilleur, bégayeur, bredouilleur ; celui qui parle avec trop de précipitation et d’une manière inintelligible.

Barant

(Rigaud, 1881) : Ruisseau, — dans l’ancien argot.

(France, 1907) : Ruisseau ; argot des voleurs, du celtique baranton, fontaine.

Baraque

(d’Hautel, 1808) : Cahutte, masure, maison en mauvais état et de nulle valeur. Au figuré, terme de dénigrement ; atelier, boutique, maison où les ouvriers sont mal payés, et les domestiques mal nourris.

(Delvau, 1867) : s. f. Maison où les maîtres font attention au service, — dans l’argot des domestiques. Journal où l’on est sévère pour la copie, — dans l’argot des aspirants journalistes.

(Rigaud, 1881) : Terme de mépris pour désigner une maison, un magasin, un établissement. Baraque, le magasin dont le patron paye mal ses commis ; baraque, l’administration qui surmène ses employés ; baraque, la maison où les domestiques ne peuvent pas voler à leur aise.

(Rigaud, 1881) : Chevron, — dans le jargon du régiment. Par abréviation de baraquement, campement. — Un vieux pied de banc à trois baraques..

(Rigaud, 1881) : Pupitre d’écolier.

Sa baraque, en étude, ressemble à ces sacs-bazars qui donnaient tant d’originalité à nos zouaves de l’expédition de Crimée.

(Les Institutions de Paris, 1808.)

(Merlin, 1888) : Chevron ; peut-être en raison de sa forme de V renversé, imitant un toit.

(Fustier, 1889) : Sorte de jeu en vogue il y a quelque temps, et dans lequel les filous avaient la partie belle.

Le jeu de la baraque se compose d’une planchette de cuivre casée à l’angle d’un billard et percée de 25 petites cuvettes numérotées de 1 à 25. Vous faites une poule à 2, à 5 ou à 20 francs et, si vous avez la chance, pardon ! l’adresse de pousser votre bille dans la cuvette cotée le plus haut, c’est vous qui touchez les enjeux. Le baraqueur ne prélève que 10 p. 100 sur le montant de chaque poule. C’est pour rien ! Toutefois ce petit impôt me paraît plus dur que le zéro de la roulette.

(Paris-Journal, 1882.)

(Virmaître, 1894) : Maison construite en plâtre, en torchis, provisoirement. Maison où la patronne va par méfiance au marché avec sa bonne. Maison où l’on enferme le vin et les liqueurs. Maison où l’on chipote sur tout, où l’on rogne même la nourriture.
— Tenez, voilà mon tablier, je n’en veux plus de votre baraque, j’en ai plein le dos (Argot du peuple).

(France, 1907) : Nom donné par les domestiques à la maison de leurs maîtres. Chevron que les soldats portaient autrefois sur la manche gauche et qui indiquait un certain temps accompli sous les drapeaux. La première baraque après sept ans de service ; la deuxième après onze ans, et la troisième après quinze. Sorte de jeu qui se compose d’une planchette de cuivre à l’angle d’un billard et percée de 25 cuvettes numérotées.

Baraques à Cavaignac (les)

(Delvau, 1867) : Le no 44, dans l’argot des joueurs de loto, dont l’allusion consacre ainsi le nombre des baraques construites en 1848 au Jardin du Luxembourg, sous la dictature du général Cavaignac.

Baraqueur

(Fustier, 1889) : Joueur de baraque.

(France, 1907) : Joueur de baraque. La baraque est un jeu de hasard qui se joue sur un billard ordinaire avec un appareil spécial

Un joueur tient la queue, les parieurs sont divisés en deux camps ; il s’agit de mettre une bille désignée dans une des cavités de l’appareil. La baraque est un jeu prohibé, parce que l’on peut, avec habileté, voler facilement.

(Ch. Virmaître.)

Baratter

(Delvau, 1864) : Baiser une femme, parce que, dans l’action amoureuse, la pine de l’homme, en allant et en venant dans le con de la femme, où il a déjà déchargé, a l’air de battre du lait dans une baratte et de faire du beurre. Ce n’est pas du beurre qu’il fait, en barattant ainsi, c’est du fromage.

Barbaque

(Virmaître, 1894) : Viande (Argot des voleurs). V. Bidoche.

(Rossignol, 1901) : Viande.

N’allons pas dans ce restaurant : il y a de la mauvaise barbaque.

(Hayard, 1907) : Viande de mauvaise qualité.

Barbaudier

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Gardien. Barbaudier de castu, gardien d’hôpital.

(Bras-de-Fer, 1829) : Gardien.

(Halbert, 1849) : Portier.

(Larchey, 1865) : Guichetier (Vidocq). — Il est chargé du barbot des prisonniers.

(La Rue, 1894) : Guichetier.

(France, 1907) : Guichetier ; on dit aussi barbotier, parce qu’ils fouillent et barbotent les prisonniers.

Barbaudier de castu

(anon., 1827) : Gardien d’un hôpital.

(Halbert, 1849) : Gardien d’hôpital.

Barbaudier, barbotier

(Rigaud, 1881) : Guichetier. — Barbaudier de castu, concierge d’hôpital. Il est chargé de fouiller, barboter les visiteurs.

Barbautier

(Hayard, 1907) : Gardien de prison.

Barbautiers

(Virmaître, 1894) : Gardiens de prison. Cette expression vient-elle de ce qu’ils sont chargés de garder les barbotteurs ? Vient-elle de ce qu’ils barbottent les prisonniers confiés à leur garde ? (Argot des voleurs). N.

Barbe

(d’Hautel, 1808) : Ivresse, passion du vin chez les ouvriers imprimeurs. Les lundi, mardi, mercredi de chaque semaine outre le dimanche, sont les jours consacrés à prendre la barbe ; jours perfides qui font la désolation des auteurs, des libraires, la mine des maîtres, et qui conduisent infailliblement les compagnons à l’hôpital.
Avoir la barbe. Être complètement ivre.
Prendre la barbe. Faire la ribotte, se griser, se souler, se laisser abrutir par le vin. Lorsque quelqu’un tient des discours déraisonnables, ou fait des propositions ridicules, on lui demande, S’il a la barbe. Toutes ces locutions ne sont usitées que parmi les imprimeurs.
Rire sous barbe. Rire intérieurement et avec malice ; ressentir un plaisir secret que l’on manifeste à l’extérieur par des signes ironiques.
Il s’en torchera les barbes. C’est-à-dire, il s’en passera ; il n’y a rien pour lui dans cette affaire.
Faire la barbe à quelqu’un. Le surpasser dans une science ou un art quelconque ; lui être infiniment supérieur.
À son nez, à sa barbe. Pour dire que l’on a fait quelque chose à la vue de quelqu’un, à dessein de se moquer de lui, de l’insulter.

(Delvau, 1867) : s. f. Ivresse, — dans l’argot des typographes. Avoir sa barbe. Être ivre.
On dit aussi Prendre une barbe. Se griser.

(Rigaud, 1881) : Ivresse, dans le jargon des ouvriers. — Prendre une barbe, se griser. Avoir sa barbe, être soûl.

(Boutmy, 1883) : s. f. La barbe dit l’auteur de Typographes et gens de lettres, c’est ce moment heureux, ce moment fortuné, qui procure au malheureux une douce extase et lui fait oublier ses chagrins, ses tourments et sa casse ! Que ne trouve-t-on, pas dans cette dive bouteille ? Pour tous, elle est un soulagement aux travaux ennuyeux ; pour quelques-uns moyen de distraction ; d’autres y cherchent l’oubli, un certain nombre l’espérance.

La barbe a des degrés divers. Le coup de feu est la barbe commençante. Quand l’état d’ivresse est complet, la barbe est simple : elle est indigne quand le sujet tombe sous la table, cas extrêmement rare. Il est certains poivreaux qui commettent la grave imprudence de promener leur barbe à l’atelier ; presque tous deviennent alors Pallasseurs, surtout ceux qui sont taciturnes à l’état sec.

(Fustier, 1889) : Répétition.

Une barbe, c’est une répétition de bachot donnée à un aspirant au diplôme. Il s’assied, on le rase, il paye, c’est une barbe !

(Richepin.)

(Virmaître, 1894) : Beau mâle, gars solide.
— Mon homme est un rude barbe.
Il y a des barbes qui, dans certains quartiers, sont en réputation comme autrefois les terreurs (Argot des filles et des souteneurs).

(Virmaître, 1894) : Vieux. Par corruption on dit : birbe. On appelle les vieux de 1848 qui survivent : des vieilles barbes (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Ennuyer quelqu’un en lui causant est lui faire la barbe ; on dit aussi raser.

(France, 1907) : Souteneur. Abréviation de barbot. Vieille barbe, politicien de la vieille école, homme de 1848. Avoir sa barbe, être ivre, d’où : prendre une barbe, pour se griser. On appelle aussi barbe une répétition donnée à un candidat au bachot. Faire sa barbe, c’est, en argot des coulisses, gagner de l’argent.

Barbe (avoir de la)

(Rigaud, 1881) : Locution usitée dans le jargon des gens de lettres, pour désigner une vieille histoire qui a couru toute la Presse. — Histoire qui a une barbe de sapeur, histoire très vieille, très connue.

Barbe (avoir la)

(Hayard, 1907) : Être ivre.

Barbe (en prendre une)

(Virmaître, 1894) : Se pocharder. Dans les imprimeries quand un camarade a pris une barbe, on dit aussi qu’il était chargé à cul. Allusion au cheval qui ne peut pas avancer quand sa charge est trop lourde (Argot d’imprimerie).

Barbe (faire sa)

(Fustier, 1889) : Argot théâtral. Gagner de l’argent.

Sa barbe faite, comme on dit en argot théâtral, c’est-à-dire son argent gagné, notre chanteuse s’empresse de quitter le salon.

(Gaulois, 3 octobre 1881.)

Barbe (femme à)

(Fustier, 1889) : Argot militaire.

Terme sous lequel on désigne une beauté sur le retour généralement unique dans chaque ville de garnison, qu’une étrange et irrésistible passion pour le biscuit militaire laisse sans défense contre les assauts du soldat.

(Ginisty : Manuel du Parfait réserviste.)

Barbe (prendre la)

(Larchey, 1865) : S’enivrer.

La Saint-Jean d’hiver, la Saint-Jean d’été, la Saint-Jean-Porte-Latine, le moment qui commence les veillées, celui qui les voit finir, sont autant d’époques où (pour les compositeurs d’imprimerie) il est indispensable de prendre là barbe.

Ladimir.

Barbe (vieille)

(Rigaud, 1881) : Et vieille barbe démocratique, pour désigner un vétéran de la démocratie. Raspail a été souvent appelé « vieille barbe » par ses adversaires politiques. Ennemie de toute inovation comme de toute transaction, la vieille barbe repousse l’opportunisme et ne connaît que le catéchisme des républicains de 1818. Elle n’a jamais voulu se laisser raser par aucun des gouvernements qui se sont succédé depuis cette époque.

M. Madier-Montjau lutte comme une vieille barbe qu’il est, à coups de théories déclamatoires.

(Figaro du 21 janvier 1879.)

Vieille barbe est synonyme de ganache.

Invitez là tous les fossiles
Remis à neuf et rempaillés
Les vieilles barbes indociles,
Fourbus, casses, crevés, rouilles.

(Le Triboulet, du 29 fév. 1880.)

C’est encore ce vieux père Blanqui, qui sera toujours le modèle des vieilles barbes.

(Le Triboulet, du 6 juin 1880.)

Barbe à poux

(Virmaître, 1894) : Barbe de capucin, barbe en broussaille, longue, sale et crasseuse, dans laquelle jamais le peigne ne pénêtre ; les poux peuvent y nicher à l’aise sans crainte d’être dérangés (Argot du peuple). N.

Barbe de la femme (la)

(Delvau, 1864) : Les poils de sa motte, — qu’elle se garde bien de couper et encore moins d’épiler, à l’exemple des femmes d’Orient :

Sur ta laine annelée et fine
Que l’art toujours voulut raser ;
O douce barbe féminine !
Reçois mon vers comme un baiser.

Th. Gauthier.

Barbe-bleue

(France, 1907) : Entrepreneur de travaux de terrassement.

Barbe, barbeau, barbillon

(La Rue, 1894) : Souteneur.

Barbe, barbiset, barbeau, bouffeur de blanc

(Hayard, 1907) : Homme qui vit de la prostitution.

Barbeau

(Delvau, 1864) : Souteneur de filles ; membre de la grande famille des maquereaux — qui n’a rien de commun, que le nom, avec la grande famille des scombéroïdes.

Pègr’ et barbeaux, aboulez au Sauvage ;
Et sans traquer livrez-vous au plaisir ;
On aurait tort de vouloir être sage,
Puisqu’après tout, on sait qu’il faut roidir.

A. Dumoulin.

(Delvau, 1867) : s. m. Souteneur de tilles, homme-poisson qui sait nager entre deux eaux, l’eau du vice et celle du vol.

(France, 1907) : Souteneur, domestique attaché à un bordel. On dit aussi barbillon.

Barbeau, barbillon

(Rigaud, 1881) : Souteneur de filles. Encore un mot emprunté à l’ichthyologie pour désigner cette intéressante classe d’industriels.

Barbeaudier

(Delvau, 1867) : s. m. Concierge, — dans l’argot des voleurs. Barbeaudier de castu. Gardien d’hôpital.

Barbèque

(Rigaud, 1881) : Viande, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Viande.

(France, 1907) : Viande.

Barber

(Rossignol, 1901) : Voir Barbe.

Tais-toi, tu nous barbes ou rases.

Ce mot probablement vient de ce que les barbiers sont raseurs en paroles lorsqu’ils vous font la barbe.

(Hayard, 1907) : Ennuyer.

Barberot

(Larchey, 1865) : Barbier (Vidocq). Dimin. de barbier.

(La Rue, 1894) : Barbier.

(France, 1907) : Barbier ; argot des forçats.

Barbet

(d’Hautel, 1808) : Crotté comme un barbet. Se dit d’un homme sale, malpropre et fort crotté, par allusion aux chiens de cette race. On le dit aussi d’un homme tombé dans la plus profonde misère.
Un barbet. Terme de mépris : bambin, marmouset ; homme petit et d’une grande malpropreté.
Suivre quelqu’un comme un barbet. S’attacher à ses pas, le suivre partout avec opiniâtreté.

(France, 1907) : Diable, sans doute à cause de la barbe de bouc avec laquelle on le représente, et qui n’est qu’une réminiscence du satyre antique.

Barbet (le)

(Rigaud, 1881) : Le diable, — dans le jargon des voleurs.

Barbette

(d’Hautel, 1808) : Diminutif de barbe : petite pointe de vin qui met en gaieté, qui fait babiller et souvent dire des choses que l’on auroit tenues cachées étant à jeun. Terme typographique.

Barbettes

(France, 1907) : Fortifications. On appelle aussi barbettes, dans l’argot de Saint-Cyr, les officiers du génie.

Barbichon

(Delvau, 1867) : s. m. Capucin, — dans l’argot des voyous.

(Virmaître, 1894) : Capucin. Allusion à ce que ces religieux laissent croître leur barbe (Argot des voleurs). N.

(France, 1907) : Moine à barbe.

Barbier

(d’Hautel, 1808) : Un barbier rase l’autre. C’est-à-dire que chacun, dans sa profession, doit s’entraider, se prêter secours. Ce proverbe se prend souvent en mauvaise part, et signifie alors que les gens de la même profession s’entendent ensemble, et se soutiennent l’un l’autre dans leurs concussions.
Glorieux comme un barbier. Les barbiers de nos jours out donc bien dégénéré !

Barbifier (se)

(Fustier, 1889) : Se griser. Argot des typographes. V. Delvau au mot Barbe.

Il s’est barbifié hier ; il a mal aux cheveux aujourd’hui.

(Typologie-Tucker, juin 1885.)

Barbill ou barbillon

(Halbert, 1849) : Qui reçoit de l’argent d’une prostituée.

Barbille

(Delvau, 1867) : s. m. Souteneur de filles, — apprenti barbeau.

Barbillon

(un détenu, 1846) : Souteneur de filles.

(Delvau, 1864) : Souteneur de filles ; homme qui vend sa protection aux putains. — Du moment qu’il a été convenu qu’on appellerait ces drôles-là maquereaux, comme le maquereau est un poisson, on les a appelés aussi d’autres noms de poissons ; on les a même appelés poissons purement et simplement.

Quoi ! pour aller danser, ma chère,
Tu abandonnes le persil,
Et de ton barbillon de père,
Tu ne conserve aucun souci.

A. Dumoulin.

(Larchey, 1865) : Souteneur de filles (Vidocq). — Équivalent de poisson.

(Delvau, 1867) : s. m. Jeune souteneur de filles.

(Virmaître, 1894) : Souteneur. Diminutif de brochet, quoiqu’ils soient aussi voraces l’un que l’autre pour dévorer la recette de la marmite (Argot des souteneurs).

(Rossignol, 1901) : Synonyme de barbize.

(France, 1907) : Jeune souteneur, l’amant des filles de joie.

Barbillon de Beauce

(Virmaître, 1894) : Légumes. Les voleurs disent également : barbillon de Varenne pour navet. Cette dernière expression est des plus anciennes ; on lit en effet dans le dictionnaire d’Olivier Chéreau : barbillons de Varanne (Argot des voleurs).

Barbillons de Beauce

(Delvau, 1867) : s. m. pl. Légumes, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Légumes. — Barbillons de Varenne, navets.

(La Rue, 1894) : Légumes.

(France, 1907) : Légumes.

Barbillons de varenne

(Halbert, 1849) : Navets.

(Delvau, 1867) : s. m. pl. Navets, — dans l’argot des voleurs, qui savent que ce légume pousse, volontiers, dans les terres sablonneuses. Le dictionnaire d’Olivier Chéreau donne : Babillons de varane.

Barbillons de Varenne

(France, 1907) : Navets.

Barbise

(Virmaître, 1894) : Apprenti souteneur. Il en existe qui n’ont pas quinze ans et qui macrotent déjà les petites bouquetières, quelquefois leurs sœurs (Argot des souteneurs). N.

(France, 1907) : Apprenti souteneur.

Il en existe qui n’ont pas quinze ans et qui macrotent déjà les petites boutiquières, quelquefois leurs sœurs.

(Ch. Virmaître.)

Barbiset

(Virmaître, 1894) : Diminutif de barbe. Plus jeune et moins en faveur (Argot des voleurs). N.

Barbiste

(Delvau, 1867) : s. m. Élève du collège Sainte-Barbe.

(Rigaud, 1881) : Élève de l’institution Sainte-Barbe.

Il va sans dire que les anciens barbistes font élever leurs fils à Sainte-Barbe.

(Scribe, Maurice.)

(Rigaud, 1881) : Ouvrier typographe qui prend souvent des barbes, c’est-à-dire qui se grise souvent ; ouvrier qui procède par séries soulographiques, — dans le jargon des typographes.

(France, 1907) : Élève ou ancien élève de l’école de Sainte-Barbe.

Barbize

(Rossignol, 1901) : Souteneur.

Barbizet

(France, 1907) : Souteneur.

Magnette excitait par sa crânerie une admiration que rehaussait encore la renommée de son bon cœur et de sa probité, on le donnait pour exemple aux barbizets qui débutaient dans la carrière.

(Oscar Méténier.)

Barbot

(Larchey, 1865) : Canard (Vidocq). — L’acte est mis pour l’acteur. Barbot : Fouille. — Allusion à la main fouillant une poche, comme un bec de canard barbotte dans un trou.

Je fis le barbot et je m’emparai de quelques pièces de vingt et quarante francs.

Canler.

(Delvau, 1867) : s. m. Canard, — dans l’argot des voyous.

(Rossignol, 1901) : Souteneur voleur. — Un voleur est un barbot, les barbots (souteneurs) sont en général des barboteurs.

(France, 1907) : Souteneur ou voleur. Voler au barbot ou faire le barbot, fouiller les poches.

Barbot (vol au)

(La Rue, 1894) : Vol dans les poches.

Barbot, vol au barbot

(Rigaud, 1881) : Vol exécuté dans les poches du prochain. — Faire le barbot, fouiller dans les poches.

Barbotage

(France, 1907) : Vol.

Barbote

(Delvau, 1867) : s. f. Visite minutieuse du prisonnier à son entrée en prison. On dit aussi Barbot s. m.

(Rigaud, 1881) : Visite pratiquée sur la personne des détenus, au moment de leur incarcération.

(La Rue, 1894) : Visite sur la personne des détenus.

(France, 1907) : Visite minutieuse des prisonniers et des femmes à leur entrée en prison, de la tête au pieds, jusque dans les parties les plus secrètes.

Barboter

(Clémens, 1840) : Fouiller.

(Delvau, 1867) : v. a. Fouiller ; voler. Argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Fouiller dans les poches du voisin ou de la voisine. Les voleurs barbotent beaucoup dans les omnibus. Ils fouillent dans la poche d’autrui comme les canards dans les ruisseaux.

(Boutmy, 1883) : v. a. Voler des sortes dans la casse de ses camarades. Se dit souvent à la place de fricoter et de piller.

(Merlin, 1888) : Fouiller dans les affaires d’autrui ; voler : pêcher en eau trouble.

(Fustier, 1889) : Parler sans savoir ce que l’on dit.

(Rossignol, 1901) : Fouiller, prendre.

On m’a barboté mon blavin.

(France, 1907) : Fouiller, voler. Barboter la caisse, s’approprier le contenu d’un secrétaire ou d’un coffre-fort.

L’un de ces visiteurs occultes, l’abbé X…, avait même profité de la circonstance pour barboter deux livres obscènes, illustrés de galantes images inspirées par le péché peu mortel dont il aime tant à absoudre ses clientes de prédilection.

(Maxime Boucheron.)

Barboteur

(Boutmy, 1883) : s. m. Synonyme de fricoteur et de pilleur de boîtes.

Barboteur de campagne

(France, 1907) : Voleur de nuit.

Barboteur, barboteuse

(Rigaud, 1881) : Celui, celle qui cultive l’art du barbot. — Barboteur de campagne, voleur de nuit.

Barboteuse

(La Rue, 1894) : Prostituée voleuse.

(France, 1907) : Prostituée et voleuse.

Barbotier

(Delvau, 1867) : s. m. Guichetier chargé de la visite des prisonniers à leur entrée.

(La Rue, 1894) : Canapé.

(France, 1907) : Guichetier chargé de fouiller les prisonniers et les cellules.

Barbotier (un)

(M.D., 1844) : Un canard.

Barbotin

(La Rue, 1894) : Produit de vol.

(France, 1907) : Produit du vol.

Après mon dernier barbotin,
J’ai flasqué du poivre à la rousse.

(Jean Richepin.)

Barbots

(Virmaître, 1894) : Voleurs (Argot des voleurs). La romance du pègre dit :

Pègres et barbots, rappliquez au Sauvage
Et sans traquer livrez vous au plaisir.
On aurait tort de vouloir être sage
Puisqu’après tout on sait qu’il faut mourir.

Barbottage

(Fustier, 1889) : Vol.

Le droit au barbottage est absolu.

(A. Humbert : Mon bagne.)

Barbotter

(un détenu, 1846) : Fouiller.

(Halbert, 1849) : Fouiller.

(Larchey, 1865) : Voler (Vidocq). — Mot à mot : faire le barbot.

Tous deux en brav’s nous barbottions, D’or et d’billet nous trouvons un million.

Paillet.

(Virmaître, 1894) : Fouiller les poches de quelqu’un. C’est une spécialité qui demande une certaine adresse. La ménagère souvent la nuit, pendant que son mari sommeille, pratique, sans mandat, une visite domiciliaire dans les poches du dormeur (Argot du peuple).

Barbotteuse

(d’Hautel, 1808) : Coureuse ; gaupe ; courtisane vile et crapuleuse.

Barbottier

(Virmaître, 1894) : Canapé (Argot des voleurs). N.

Barbouillée

(d’Hautel, 1808) : Se moquer de la barbouillée. Blesser les lois de la bienséance et de la délicatesse ; agir délibérément et avec hardiesse ; se moquer de tout ce qu’on peut dire ; faire des propositions extravagantes et ridicules, qui ne peuvent être goutées de personnes.

Barbouilleur

(d’Hautel, 1808) : C’est un barbouilleur. Se dit d’un mauvais écrivain, d’un homme qui parle, d’une manière inintelligible ; d’un croûton ; d’un peintre au balai.

Barbouilleux des pois

(d’Hautel, 1808) : Expression burlesque, pour dire un bredouilleur ; un homme qui parle avec une telle promptitude qu’on ne peut l’entendre.

Barbue

(Larchey, 1865) : Plume (Vidocq). — Allusion aux barbes de plume. V. Arguemine.

(Delvau, 1867) : s. f. Plume à écrire, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Plume.

(Virmaître, 1894) : Plume. Allusion à la barbe des anciennes plumes d’oie (Argot des voleurs).

(France, 1907) : Plume ; argot des voleurs.

Barda

(Merlin, 1888) : Sac.

(Rossignol, 1901) : Havresac du troupier. C’est probablement de barda que vient le mot barder. La hauteur d’un sac de zouave est connue, il n’a pas plus à porter qu’un soldat d’infanterie ; mais, comme il a l’habitude du voyage, il ne met rien dans le sac, mais tout dessus, de façon que la Charge porte sur les épaules et non sur les reins. Dans le temps, un zouave avait toujours sur son sac un rouleau contenant son linge, un pantalon de drap, une couverture, son manteau, une toile et demie pour camper à deux, un bâton, quatre piquets, une paire de souliers, huit jours de vivres de réserve, soit quatre pains, et un des ustensiles de cuisine et sa gamelle individuelle ; avec les cent cartouches, le fusil, et quelques petits Souvenirs de famille conservés précieusement dans le sac, ça finissait par barder.

(France, 1907) : Bagages ; mot arabe rapporté par les soldats d’Algérie.

Bardache

(Delvau, 1864) : Pédéraste actif ou passif, au choix — des autres.

C’est là un cul de châtré ou de bardache, si jamais il y en a eu.

La Popelinière.

Le capitan était bardache :
Godefroy, seigneur de Bouillon,
L’encula dans une patache.

B. de Maurice.

(France, 1907) : Jeune garçon dont les gens de mœurs levantines abusent. On disait enfant d’honneur.

Le prince de Bidache
Criait aux Allemands :
Rendez-moi mon bardache.

(Tallemant des Réaux.)

Bardé

(d’Hautel, 1808) : Il est bardé d’ornemens. Pour il est surchargé, couvert d’ornemens.

Bardeau

(Boutmy, 1883) : s. m. Casseau contenant diverses sortes d’un même caractère.

Barder

(un détenu, 1846) : Bâiller, entrebâiller. Exemple : Une poche barde quand elle est pleine de quelques objets.

(Rossignol, 1901) : Être lourd.

J’ai coltiné toute la journée des colis qui bardaient.

Bardot

(d’Hautel, 1808) : Au figuré, un idiot, un innocent auquel on fait supporter tout le poids des mauvaises plaisanteries.

(France, 1907) : Produit de l’accouplement du cheval et de l’ânesse. Ce produit, plus petit et plus mal conformé que le mulet, ne se trouve guère qu’en Sicile. Voir Brelandage.

Bardou

(France, 1907) : Lourdaud ; vieux français.

Barguignage

(d’Hautel, 1808) : Vétillerie, hésitation, incertitude ; difficulté à prendre un parti.

Barguigner

(d’Hautel, 1808) : Chipoter, tracasser, marchander ; avoir de la peine à se déterminer ; hésiter sur la conclusion d’une affaire.

Barguigneur

(d’Hautel, 1808) : Qui hésite, qui n’est pas sûr de son fait ; tracassier, chicaneur.

Baril de moutarde

(Rigaud, 1881) : Derrière.

(France, 1907) : Culotte ou derrière, c’est-à-dire la partie de notre corps qui change de nom à la suite des reins. « Fi ! quel sale cul, quel baril de moutarde ! »

Bariolage

(d’Hautel, 1808) : Assemblage de couleurs bizarres.

Barioler

(d’Hautel, 1808) : Être bariolé. Pour avoir des habits de couleurs tranchantes et ridicules, qui s’assortissent mal. On dit d’un homme ainsi vêtu : qu’Il est bariolé comme la chandelle des rois ; par allusion à une ancienne cérémonie religieuse, qui consistoit à brûler, la veille des rois, une chandelle de diverses couleurs.

Barka

(France, 1907) : Assez ; argot des soldats d’Algérie.

Baromètre

(d’Hautel, 1808) : Son corps est comme un baromètre. Se dit par raillerie d’un homme qui a de grandes infirmités, et auquel les moindres changemens de temps sont très-préjudiciables.

(Virmaître, 1894) : La médaille des députés. Pour le coiffeur ou l’ouvrier chapelier qui quitte son rasoir ou balance son tablier par un caprice du suffrage universel, la médaille qu’il a dans sa poche marque le beau fixe pendant quatre ans. Elle est pour lui le baromètre du bonheur (Argot du peuple). N.

Baron

(d’Hautel, 1808) : Un baron de la crasse. Surnom dérisoire que l’on donne à un homme affecté dans ses manières et guindé dans ses habillemens, qui sans biens, sans titres, sans fortune, prend des airs de cour, et veut trancher du grand seigneur.

Baron de la crasse

(Delvau, 1867) : s. m. Homme gauche et ridicule en des habits qu’il n’a pas l’habitude de porter, — dans l’argot du peuple, qui se souvient de la comédie de Poisson.

Baron de la Crasse

(Rigaud, 1881) : Se disait au XVIIIe siècle d’un homme grotesque et ridicule dans sa mise, d’un homme qui singeait les gens de qualité. Poisson a laissé une comédie sous le titre du Baron de la Crasse.

Baron de la crasse

(France, 1907) : Homme sale, et mal habillé, qui se donne des airs de gentilhomme.

Baron de la grasse

(Virmaître, 1894) : Individu malpropre, sale, puant, dégoûtant, ne se débarbouillant, suivant une vieille expression, que lorsqu’il pleut (Argot du peuple).

Baronifier

(Delvau, 1867) : v. a. Créer quelqu’un baron, — dans l’argot du peuple, qui a vu mousser de près la Savonnette Impériale.

Baroque

(d’Hautel, 1808) : Singulier, bizarre, quinteux et inégal.

Barouf (faire du)

(Hayard, 1907) : Faire du tapage.

Barque

(d’Hautel, 1808) : La barque embaume. Cri des marchands de bimbeloteries, de bergamottes, etc., qu’ils réitèrent deux ou trois fois de suite pour fixer l’attention des passans sur leurs merchandises, et les exciter à acheter.
Il a mal conduit sa barque. Pour il a mal calculé ses affaires ; ses entreprises n’ont eu aucun succès.
À la barque ! à la barque. Cri des écaillères qui vendent des huîtres de bateaux dans les rues.

Barrabas

(d’Hautel, 1808) : Il est connu comme Barrabas et la passion. Se dit d’un homme auquel le public a souvent affaire, et dont le nom est très-répandu. Cette locution se prend fréquemment en mauvaise part et ne se dit que d’un homme mal famé.

Barraque

(Virmaître, 1894) : Jeu de hasard. Ce jeu se joue sur un billard ordinaire avec un appareil spécial. Un joueur tient la queue, les parieurs sont divisés en deux camps ; il s’agit de mettre une bille désignée dans une des cavités de l’appareil. La barraque est un jeu prohibé parce que l’on peut avec habileté voler facilement (Argot des joueurs). N.

Barre

(d’Hautel, 1808) : Il est roide comme une barre. Pour il a l’air sec et rébarbatif ; le maintien gauche et empesé.

(Delvau, 1867) : s. f. Aiguille, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Aiguille.

(Virmaître, 1894) : Aiguille (Argot des voleurs). N.

(France, 1907) : Aiguille ; argot des voleurs. Compter à la barre, c’est compter en traçant des barres sur une ardoise.

Barré

(Delvau, 1867) : adj. et s. Simple d’esprit, et même niais, — dans l’argot du peuple, qui, sans doute, veut faire allusion à une sorte de barrage intellectuel qui rend impropre à la conception.

(Virmaître, 1894) : Taisez-vous, en voilà assez. Fermez çà, barré. Barrée (la rue est). Elle l’est, en ellet, pour ceux qui n’y peuvent passer à cause d’un créancier récalcitrant. On dit aussi : on pave (Argot du peuple).

Barre (compter à la, tenir sa comptabilité à la)

(Rigaud, 1881) : Ce genre de comptabilité, encore en usage chez quelques marchands de vins, consiste à marquer chaque objet de consommation au moyen d’une barre faite à la craie sur une ardoise. Au noble jeu de tourniquet, l’ardoise marche un train d’enfer, et quelquefois, dans sa précipitation, le marchand de vin aligne quelques barres de plus.

Barré (être)

(Virmaître, 1894) : Individu bouché, crédule, ignorant, qui comprend difficilement. Mot à mot : il a la cervelle barrée (Argot du peuple).

Barrée

(France, 1907) : Tête dure.

Barrée (la)

(Virmaître, 1894) : Échelle. Allusion aux échelons que forment les barreaux (Argot des voleurs). V. Montante.

Barrée (rue)

(France, 1907) : Rue où l’on évite de passer à cause d’un créancier qui l’habite.

Barrer

(d’Hautel, 1808) : Il lui a barré le visage. Pour dire, il lui a donné un coup de bâton au milieu du visage ; il l’a étourdi.

(Delvau, 1867) : v. n. Abandonner son travail, — dans l’argot des marbriers de cimetière. Se barrer. S’en aller.

(Delvau, 1867) : v. a. Réprimander, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Quitter son ouvrage. — Réprimander. Se barrer, s’en aller, — dans le jargon des ouvriers.

(La Rue, 1894) : Réprimander.

(Rossignol, 1901) : Quitter, s’en aller, quitter sa maîtresse est la barrer.

Nous ne nous aimons plus, barrons. — Il est tard, barrons, allons-nous-en.

(France, 1907) : Cesser une affaire, réprimander. Se barrer, se défendre.

Barrer (se)

(La Rue, 1894) : Se défendre.

(France, 1907) : Se sauver, s’esquiver. Argot des apaches.

— Barrez-vous, les gosses, y a que du lait dans vos bras et le rouge va pisser ici !

(Charles-Henry Hirsch.)

Barrerot

(Delvau, 1867) : s. m. Barbier, — dans l’argot des forçats.

Barres

(France, 1907) : Mâchoires. Se rafraichir les barres, boire.

Barres (se rafraîchir les)

(Rigaud, 1881) : Boire, — dans le jargon des soldats de cavalerie.

Barrique

(d’Hautel, 1808) : C’est une grosse barrique. Sarcasme que l’on applique à une personne d’un volumineux embonpoint, et dépourvue de toutes vertus morales.

(Delvau, 1867) : s. f. Bouteille ou carafe, — dans l’argot des francs-maçons. Ils disaient autrefois Gomorrhe — du nom d’une mesure juive qui indiquait la quantité de manne à récolter.

(France, 1907) : Bouteille ; argot des francs-maçons.

Bartholo

(France, 1907) : Surveillant vieux et jaloux ; nom tiré d’un tuteur incommode de la pièce de Beaumarchais, Le Barbier de Séville.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique