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Abraser

(France, 1907) : Écraser, détruire ; au passif, s’écrouler : « Not’ mur s’abrase. » Mot bourbonnais et berrichon, dérivé de braser, parallèle de bréser et briser.

(P. Malvezin.)

Braser

(France, 1907) : Forger un document, falsifier les écritures ou les billets de banque. Braser des faffes, fabriquer de faux papiers.

Écraser des tomates

(Delvau, 1864) : Avoir ses menstrues, dont la couleur est cousine germaine de celle de la pomme d’amour.

— Eh bien, va coucher avec Mélie… — Peux pas : elle écrase des tomates, depuis deux jours, que ça en est dégoûtant.

Seigneurgens.

(Delvau, 1867) : v. a. Avoir ses menses, — dans l’argot des petites dames.

(Rigaud, 1881) : Avoir ses menstrues. Et la variante : Faire la sauce tomate.

Écraser un factionnaire

(Rossignol, 1901) : Marcher dans quelque chose qui, dit-on, porte bonheur.

Écraser un grain

(Delvau, 1867) : v. a. Boire un canon de vin sur le comptoir du cabaretier, — dans l’argot des faubouriens qui ont un fier pressoir dans l’estomac.

(Rigaud, 1881) : Boire un verre de vin, quelquefois la bouteille.

Viens-t’en plutôt écraser un grain avec moi.

(Huysmans, Marthe, 1879.)

Écraser une perle

(Rossignol, 1901) : Produire un bruit sourd qui ne vient pas de la gorge. Dans une chambrée, lorsqu’un semblable bruit se produit (ce qui n’est pas rare), on entend aussitôt un compagnon dire :

Quelle est cette jolie voix qui appelle mon polard.

Grain (écraser un)

(Larchey, 1865) : Boire la goutte. Plus applicable à l’alcool dans lequel on conserve quelques grains de verjus.

Est-ce que nous n’écrasons pas un grain ?

La Bédollière.

(Boutmy, 1883) : v. Boire, s’enivrer.

Raser

(Larchey, 1865) : Railler. Jadis on disait faire la barbe.

Pour aviser au moyen de faire la barbe à la municipalité de Paris.

1793, Hébert.

On a commencé à dire des blagueurs. Aujourd’hui, on dit des raseurs.

Gazette de Paris.

(Delvau, 1867) : v. a. Ennuyer, être importun, — comme le sont ordinairement les barbiers, gens qui se croient obligés, pour distraire leurs pratiques sur la sellette, de leur raconter des fariboles, des cancans, des anas aussi vieux que Mathusalem. Argot du peuple et des gens de lettres. On disait il y a cent ans : Faire la barbe.

(Rigaud, 1881) : Ennuyer. — Railler. — Ruiner.

Elle s’est essayée sur le sieur Hulot qu’elle a plumé net, oh ! plumé, ce qui s’appelle rasé.

(Balzac, La Cousine Bette.)

(Rigaud, 1881) : Blaguer, conter des bourdes, — dans l’argot des marins.

(Rigaud, 1881) : Enlever à ses camarades une vente, faire une vente au préjudice d’un camarade, — dans le jargon des commis de la nouveauté. C’est une variante moderne de faire la barbe.

(La Rue, 1894) : Ennuyer, importuner. Railler.

(Rossignol, 1901) : Ennuyer quelqu’un en lui causant, c’est le raser ; on dit aussi barber.


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