d’Hautel, 1808 : Mot déshonnête et insultant que l’on ne donne qu’à une fille ou femme de mauvaise vie.
Delvau, 1864 : Mot qui, dans le vieux langage, a signifié fille pucelle, et qui, dans le langage moderne, signifie tout le contraire.
Car il n’aſſiert à garces diffamées,
User des droits de vierges bien famées.
Cl. Marot.
Allons, la garce, haut la quille !
Mon vit est crânement drissé.
A. Karr.
Delvau, 1867 : s. f. Fille ou femme qui recherche volontiers la compagnie des hommes, — surtout quand ils sont riches. Un mot charmant de notre vieux langage, que l’usage a défloré et couvert de boue. Il n’y a plus aujourd’hui que les paysans qui osent dire d’une jeune fille chaste : « C’est une belle garce. » S’emploie fréquemment avec de, à propos des choses.