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Andouille

d’Hautel, 1808 : Il a le nez gros comme une andouille. Comparaison triviale et populaire, pour dire que quelqu’un a le nez gros et pointu.
Rompre l’andouille au genou. Négocier une affaire par des voies peu propres à la faire, réussir. On dit familièrement et dans le même sens, Rompre l’anguille au genou.

Delvau, 1864 : Le membre viril, dont les femmes sont si friandes, — elles qui aiment tant les cochonneries !

De tout te gibier, Fanchon,
N’aime rien que le cochon ;
Surtout devant une andouille,
Qu’aux carmes l’on choisira,
Elle s’agenouille, nouille,
Elle s’agenouillera.

Collé.

Larchey, 1865 : Personne molle, sans énergie (Vidocq).

Delvau, 1867 : s. m. Homme sans caractère, sans énergie, — dans l’argot du peuple, qui emprunte volontiers ses comparaisons à la charcuterie.

Rigaud, 1881 : Personne sans énergie. Grand dépendeur d’andouilles, individu de haute taille, un peu sot. Les andouilles sont pendues au plafond. Il faut être grand pour les dépendre, et ce travail ne demande pas beaucoup d’intelligence.

Le grand dépendeur d’andouilles, qui l’endormait, a aussi disparu.

(Huysmans, Gaulois du 26 juin 1880)

France, 1894 : Sot. Grand dépendeur d’andouilles, triple sot.

Les hommes grands ne sont pas en faveur parmi le peuple ; il juge de leur esprit en sens inverse de leur taille. Ainsi, lorsqu’il qualifie quelqu’un de sot, il ne manque guère d’y joindre l’épithète de grand, pris dans le sens de long. Un nain lui parait alors un géant qui n’aurait qu’à étendre le bras pour dépendre une andouille, fut-elle raccourcie de moitié. C’est pour cela que, dans son langage, grand dépendeur d’andouilles est synonyme de sot, de niais, d’imbécile fieffé, puisque en fait de taille il n’y en a pas de supérieure à celle de l’individu qui se met, sans intermédiaire, en contact avec les plus hauts plafonds… Il y a, en quelques provinces, notamment en Bourgogne, ce dicton :
« Grand Niquedouille
Qui décroche des andouilles. »

…Il est question, dans Béroalde de Verville, non pas des dépendeurs, mais de dépouilleurs d’andouilles :

Or bien que nous faisions ici mine de rire si le disons-nous à la honte de ces despouilleurs d’andouilles (les cordeliers), pour les nettoyer, et qui nous voudroient reprendre, encore que toute leur vie soit confite d’actions impudentes. (Le Moyen de parvenir.)

(Charles Nisard.)

Andouille des carmes (l’)

Delvau, 1864 : Le membre viril.

Andouille mal ficelée

Virmaître, 1894 : Individu déguingandé. à la démarche traînante. Se dit surtout de quelqu’un mal habillé, ayant des allures ridicules. On dit aussi : mal fagoté (Argot du peuple).

Andouilles (dépendeurs d’)

Larchey, 1865 : On sait que les andouilles se pendent au plafond. Le peu d’élévation des planchers parisiens relègue en province ce terme, qui désigne un individu de grande stature.

Badouille

Delvau, 1867 : s. f. Homme qui se laisse mener par sa femme. Argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Homme qui, dans son ménage, ne porte culotte que nominalement.

France, 1894 : Homme sans volonté, chauffe-la-couche.

Badouiller

Delvau, 1867 : v. n. Courir les bals, faire la noce.

Rigaud, 1881 : Courir les bals publics, les lieux de débauche, dans le jargon des viveurs d’il y a trente ans.

France, 1894 : Courir les bastringues.

Badouillerie

Delvau, 1867 : s. f. Vie libertine et tapageuse.

France, 1894 : Vie dissipée et tapageuse.

Berdouille

Halbert, 1849 : Ventre.

Delvau, 1867 : s. f. Ventre, — dans l’argot des faubouriens.

Virmaître, 1894 : Ventre.
— Que boulottes-tu donc, mon vieux, pour avoir une sacrée berdouille comme ça ?
On dit aussi bedaine (Argot du peuple).

France, 1894 : Ventre.

— T’as bouffé des haricots que t’en as la berdouille gonflée.

(Jean Richepin, Le Pavé.)

Brandouiller

Delvau, 1864 : Branler doucettement quelqu’un où quelqu’une, pour le — ou la — faire bander et l’exciter à jouir.

Qui n’invoque point le secours
D’une main gui vous le brandouille.

(Satan et Eve, 47.)

Le roi disait à la reine Victoire :
Si tu voulais,
Une heure ou deux, me brandouiller l’histoire,
Je banderais…
Plus d’une fois, une main sous ta cotte,
Tandis que l’autre écartait ton fichu.
Je caressais et brandouillais ta motte…
Dis-moi, Marton, dit-moi, t’en souviens-tu ?

(Chansons anonymes modernes.)

Bredouille

d’Hautel, 1808 : Dire deux mots et une bredouille. S’expliquer franchement et avec sévérité sur le compte de quelqu’un ; dire ouvertement ce qu’on pense de lui.
Se coucher bredouille. Pour se coucher sans souper. Signifie aussi se coucher ivre.

Virmaître, 1894 : Suivre une femme et ne pas réussir à la lever. Aller à la chasse et revenir bredouille (n’avoir rien tué). Aller chercher de l’argent et n’en pas recevoir. Mot à mot, bredouille est le synonyme de rater (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Partir pour une affaire et ne pas réussir, c’est revenir bredouille. Le chasseur qui n’a rien tue revient bredouille.

Bredouille (chevalier de la)

France, 1894 : Chasseur parisien, qui part généralement le dimanche matin en grand attirail de chasse et qui ne rapporte le plus souvent que du gibier acheté dans la banlieue. Argot populaire

Bredouiller

d’Hautel, 1808 : Baragouiner, bégayer, prononcer confusément, et d’une façon peu distincte,

Bredouilleur

d’Hautel, 1808 : Barbouilleur ; celui qui articule d’une manière inintelligible, qui se presse trop en parlant.

Cadouille

France, 1894 : Bâton, rôtin ; argot des marins.

Effarés de ne pas recevoir de coups de cadouille, ils s’éloignent à reculons et leurs prosternations ne s’arrêtent plus.

(Paul Bonnetain, Au Tonkin)

Coucher bredouille

France, 1894 : Se coucher sans souper ; le contraire de se coucher en chapon, qui est se mettre au lit le ventre plein. Coucher dans le lit aux pois verts, coucher à la belle étoile.

Coucher bredouille (se)

Delvau, 1867 : Se coucher sans avoir dîné.

Dépendeur d’andouilles

Delvau, 1867 : s. m. Homme d’une taille exagérée, — dans l’argot du peuple.

Virmaître, 1894 : Homme grand comme une perche à houblon. Allusion à ce qu’il pourrait sans échelle dépendre les andouilles suspendues au plafond (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Imbécile.

Douille

un détenu, 1846 : Cheveux.

Larchey, 1865 : Argent.

Il y a de la douille à grinchir.

Paillet.

Du vieux mot double : monnaie. V. Roquefort. — Douiller : Donner de l’argent. — Douillard : Homme qui a de la douille.

Oh ! oh ! fit-il, un public ficelé ! rien que des hommes et des douillards.

De Pène.

Larchey, 1865 : Cheveux. — Du vieux mot doille : mou, délicat. V. Roquefort. — Douilles savonnés : Cheveux blancs. — Douillure : Chevelure. — Douillette : Crin (Vidocq).

Delvau, 1867 : s. f. Argent, monnaie, — dans l’argot des voleurs et des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Argent. — Douille fraîche, argent qu’on vient de recevoir.

Merlin, 1888 : (Voyez Galette).

La Rue, 1894 : Argent. Cheveux. Douiller du carme, payer. Douilles savonnées, cheveux blancs.

Douiller

Rossignol, 1901 : Payer.

Je n’ai pas d’argent, douille pour moi, je te rembourserai.

Un individu qui a déjà été condamne a douillé (payé).

Douiller, Douiller du carme

Rigaud, 1881 : Donner de l’argent, payer, — dans le jargon des voleurs. Encore un qui ne douille pas souvent avec les aminches : faut toujours lui rincer le bec !

Douilles

anon., 1827 : Cheveux.

Bras-de-Fer, 1829 : Cheveux.

Clémens, 1840 : Cheveux.

Halbert, 1849 : Cheveux.

Delvau, 1867 : s. f. pl. Cheveux, — dans le même argot [des voleurs et des faubouriens]. Douilles savonnées. Cheveux blancs.

Merlin, 1888 : Cheveux.

Virmaître, 1894 : Cheveux (Argot du peuple). V. Alfa.

Rossignol, 1901 : Cheveux ; celui qui en a beaucoup est riche en douilles.

Hayard, 1907 : Cheveux.

Douilles (les)

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Les cheveux.

M.D., 1844 : Les cheveux.

Douilles savonnées

Virmaître, 1894 : Cheveux blancs. Lorsque les cheveux commencent à grisonner, la chevelure est poivre et sel (Argot du peuple). N.

Douilles, Douillets

Rigaud, 1881 : Cheveux. La partie de la tête que recouvrent les cheveux est très sensible ; d’où le mot douillet.

Y veut s’ garantir les douillets.

(Le Parfait catéchisme poissard.)

Douilles savonnés, cheveux blancs. Piger les douilles, prendre aux cheveux, tirer les cheveux.

Douillet

Delvau, 1867 : s. m. Crin, crinière.

La Rue, 1894 : Innocent. Crin.

Douillet, Douille-mince (jamais)

Rigaud, 1881 : Innocent, — dans le jargon des voleurs.

Douillet, Douillette

Rigaud, 1881 : Crin, — dans le jargon des voleurs.

Douillettes

Rigaud, 1881 : Figues, en terme des halles.

Faucher les douilles

Clémens, 1840 : Couper les cheveux.

Gonfler (faire) son andouille

Delvau, 1864 : Se masturber.

Ça m’ trifouille,
Ça m’ gargouille,
Ça fait gonfler mon andouille.

L. L.

Maquyer les douilles

Clémens, 1840 : S’arranger les cheveux.

Nicodème, nicdouille, nigaudinos

Larchey, 1865 : Nigaud. Le dernier mot vient du nom d’un personnage du Pied de Mouton, féerie de Martinville, 1806.

Vous vous êtes en allé fâché, désespéré, nigaudinos.

Balzac.

Tais-toi donc, nicdouille.

Phys. du Matelot, 1843.

Va t’en, grand nicodème, avec ton air dindon.

Decourcelle, 1832.

Niguedouille

Delvau, 1867 : s. m. Imbécile, nigaud, — dans l’argot des faubouriens. C’est une des formes du vieux mot français niau, — le nidasius de la basse latinité, — dont nous avons fait niais. Gniolle — qu’on devrait écrire niolle, mais que j’ai écrit comme on le prononce — a la même racine.

Rigaud, 1881 : Nigaud.

La Rue, 1894 : Imbécile.

Niquedouille

d’Hautel, 1808 : Idiot, hébêté, niais, nigaud ; homme simple et innocent.

Redouiller

d’Hautel, 1808 : Se redouiller. Riposter à des propos injurieux ou répondre vigoureusement à des voies de fait ; en venir aux mains.

Rigaud, 1881 : Rembarrer, frapper, maltraiter.

Y veut se r’lever, mais j’ le r’douille à coups de passif dans les merlins.

(Le Parfait catéchisme poissard.)

Rentrer bredouille

Delvau, 1864 : Se dit d’une fille qui, descendue vers quatre heures du soir sur les boulevards pour y chasser au miché, rentre chez elle toute seule, sans avoir été suivie.

Plus j’y songe et plus je m’embrouille.
Comment, ils ont vu tes appas,
Et tu reviens ici bredouille !

Collé.

Delvau, 1867 : Rentrer sans avoir levé personne, — dans l’argot des petites dames, dont la chasse n’est pas toujours heureuse, bien que Paris soit un pays fort giboyeux.

Delvau, 1867 : Rentrer ivre-mort. Argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Rentrer ivre-mort.


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