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Catherine (être)

France, 1907 : Être pubère, voir arriver ses menstrues.

— Pleure pas, Maria. On t’en achètera, un drapeau, comme à nous autres. Seulement, faut attendre encore un an ou deux, vois-tu… Tu seras Catherine à ton tour, va !…
On se calma : on se remit à chanter, Marin ne dit rien : mais, de ce jour, son esprit fut en travail, occupé de ces choses mystérieuses qui sont les secrets de l’amour, et auxquelles, jusqu’alors, elle n’avait point pris garde.

(Marcel Prévost)

De loin elle cria :
— Pierre !
Il leva la tête. Elle courut à lui, s’abattit sur sa poitrine, tout essoufflée. Et, comme il l’embrassait, elle lui jeta dans l’oreille le mot qui lui pesait :
— J’suis Catherine !

(Marcel Prévost)

Choux (être dans les)

Rigaud, 1881 : Ne pas avoir accompli la tâche qu’un typographe est tenu de faire dans un temps donné, être en retard dans son travail.

Boutmy, 1883 : Se dit, dans les journaux, par les compagnons qui, pour une cause ou pour une autre, craignent de ne pas arriver à faire leur pige ; dans les maisons de labeur, lorsque, le jour du batiau approchant, on craint de ne pouvoir arriver à faire une banque moyenne.

Marmot (choquer le)

La Rue, 1894 : Ne pas voir arriver ce qu’on attend.

Mastic

Delvau, 1866 : s. m. Homme, — dans l’argot des canotiers.

Delvau, 1866 : s. m. Homme, — dans l’argot des voleurs.

Delvau, 1866 : s. m. Le pain ou la viande, — dans l’argot des francs-maçons.

Delvau, 1866 : s. m. Sens interverti, lignes ou mots déplacés dans le trajet de la galée au marbre, et occasionnant par cela même une confusion où souvent l’auteur a grand’peine à se reconnaître. Argot des typographes.

Rigaud, 1881 : Bredouillement, discours diffus et embrouillé, — dans le jargon des typographes ; par allusion au mastic, confusion dans une galée, dans la mise en page. — Faire un mastic, se perdre dans un tas de phrases sans pouvoir arriver à se faire comprendre.

Rigaud, 1881 : Homme, — dans le jargon des voleurs.

Rigaud, 1881 : Transposition, confusion dans la mise en page par suite de mauvaise interposition d’une galée, — en terme de typographe.

Boutmy, 1883 : s. m. Discours confus et embrouillé. Faire un mastic, c’est s’embrouiller dans les explications que l’on donne ; c’est quelquefois dire le contraire de ce que l’on voulait dire, commencer une phrase et ne pouvoir la terminer.

La Rue, 1894 : Homme. Le pain ou la viande. Affaire embrouillée.

Virmaître, 1894 : Terme usité en imprimerie pour indiquer qu’il y a erreur dans le classement des phrases et des alinéas, ce qui rend l’article tout à fait incompréhensible (Argot d’imprimeur).

France, 1907 : Discours confus et embrouillé. Dans l’argot des typographes, faire un mastic, c’est s’embrouiller dans les explications que l’on donne, dire le contraire de ce que l’on voulait, commencer une phrase qu’on ne peut finir.

France, 1907 : En termes de typographie, c’est un mélange de lettres et de phrases qui rend un article incompréhensible.

France, 1907 : Maquillage, dans l’argot théâtral. Faire son mastic, se peindre la face.

France, 1907 : Pain, viande, en général tout ce qui se mastique.

Mettre une homme en état

Delvau, 1864 : Le préparer, par un pelotage savant, à l’accomplissement de son devoir d’homme.

C’est dans ce moment-là, pour le mettre en état
Et pouvoir arriver à quelque résultat,
Qu’il faut de son métier connaître les roueries
Et n’être pas novice en polissonneries.

(Louis Protat)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique