Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Belle-de-nuit

France, 1907 : Coureuse de bals, de gueulants et de cafés.

Quant aux filles publiques, les hommes les désignent par un grand nombre d’appellations. Les messieurs qui ont des prétentions à la distinction disent : fille de joie, courtisane, belle-de-nuit. Comme désignation insultante, on dit : putain, catin. Les autres termes employés avec le plus de grossièreté sont les suivants : garce, gothon, salope, gueuse, toupie, vache, bagasse, calèche, doffière, chameau, grenouille, tortue, volaille, rouscailleuse, couillère, omnibus, giberne, vessie, vezon. Les souteneurs, dans leur argot, disent : gaupe, marmite, dabe, largue, ouvrière, guénippe, ponante, ponisse, panturne, panuche, bourre-de-soie. On se sert aussi des mots poupée et gourgandine.

(Léo Taxil, La Prostitution contemporaine)

Vezon

France, 1907 : « Bruit aérien, bourdonnement à peine perceptible que l’on entend dans l’air au milieu des champs, pendant les jours chauds et calmes de l’été. Le bourdonnement est la réunion des mille petits bruits que font les insectes en volant. On peut le comparer au son très lointain du bourdon de la vèze, d’où sans doute lui vient son nom. Le vezon est un signe de beau temps. »

(Jaubert, Gloss. du Centre)

Avoir le vezon, se dit d’une femme évaporée, extravagante.

Vézon

Delvau, 1864 : Fille publique — dans l’argot des voleurs.

Mon père est maquereau, ma mère était vézon.
Moi j’ai reçu le jour sous les toits d’un boxon.

(Louis Protat)


Argot classique, le livre • Telegram

Dictionnaire d’argot classique