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Décrocher la timbale

Virmaître, 1894 : Arriver bon premier, réussir. Allusion au mât de cocagne, où le premier arrivé au sommet décroche le premier prix qui est généralement une timbale. Cette expression est populaire depuis la représentation de la pièce intitulée la Timbale (Argot du peuple). N.

France, 1907 : Arriver le premier, réussir. Allusion au mât de cocagne, où le premier arrivé choisit le premier prix, qui est ordinairement une timbale d’argent.

Pour décrocher la timbale parlementaire, M. des Muffliers s’est donné un mal de chien, et il a surtout pioché les campagnes, ce qu’on appelle, en style noble, les masses profondes du suffrage universel. L’arrivée de sa charrette anglaise a effaré la volaille dans bien des rues de village. Il a pénétré, en redingote correcte et avec des gants de peau, dans des cours champêtres, où le porc familier venait flairer ses bottes vernies, et il a peloté le paysan tant qu’il a pu.

(François Coppée)

Fils à papa

France, 1907 : Jeune monsieur dont le principal mérite est d’être le fils d’un papa cossu ou appartenant au bataillon des grosses légumes.

Je sais comment cela se passe, dans les régiments de cavalerie, il en était ainsi de mon temps et les choses n’ont pas changé : sur les trente hommes dont se compose le corps des sous-officiers, vous avez quelques gaillards, fils à papa, qui ont raté l’École et qui sont protégés en haut lieu : on est pour eux plein d’attention et on s’efforce de leur adoucir les quelques mois qui les séparent du jour où ils passeront l’examen de Saumur.

(Général Du Barrail)

Une table surtout occupée par une demi-douzaine de sous-officiers, présentait une animation extraordinaire : toutes les armes étaient représentées ; il y avait des chasseurs, des cuirassiers, des dragons, des hussards, et le plus âgé n’avait pas vingt-deux ans. D’ailleurs la moustache hérissée en chat, la coiffure en racine droite, le linge fin, les bottes vernies et les bagues au doigt prouvaient que j’avais devant moi des fils à papa très à leur aise.

(Pompon, Gil Blas)

On dit aussi fils d’archevêques.

Voyons le dernier tableau des lieutenants de vaisseau proposés pour le grade de capitaine de frégate : sur 9 officiers que s’y trouvent portés, nous notons six fils d’archevêques, dont deux gendres, et cependant 150 lieutenants de vaisseau croyaient avoir des titres !…

(A. Saissy, Mot d’Ordre)

Mac

Vidocq, 1837 : s. m. — Amant et souteneur d’une fille publique. Il s’est opéré une telle fusion dans nos mœurs, que plusieurs types se sont effacés sans laisser la moindre trace de leur existence. Bientôt le Mac sera un de ceux-là ; il est déjà fossile, bientôt il sera anté-diluvien. Mais cela ne prouve rien en faveur de nos mœurs ; notre belle jeunesse d’aujourd’hui ne vaut guère mieux que celle d’autrefois ; les dehors sont sans doute moins repoussans, mais l’intérieur est le même, et la seule conclusion qu’il soit possible de tirer de ce qui se passe, c’est que le nombre des êtres vicieux est plus grand. Le métier de Mac, autrefois, n’était guère exercé que par des voleurs ou des mouchards. Ces messieurs étaient jadis les seuls sultans des harems publics ; maintenant les prêtresses de Vénus Callipyge ont pour amans des jeunes gens de famille, ils ne volent personne, ils ne rendent aucun service à la préfecture de police, ils ont même de l’honneur ! Ce qui ne les empêche pas d’envoyer leur femme au vague, et d’avoir conservé toutes les traditions du métier, hormis celles qui pouvaient les compromettre. Que l’on ne croie pas cependant que les filles de joie ont gagné à cet échange ; il y avait autrefois entre elles et leurs amans une certaine conformité de périls et d’infortunes qui rendait la communauté plus douce, communauté qui n’existe plus maintenant. Cependant celui qui s’est fait le despote d’une courtisane, à la charge par lui de la défendre envers et contre tous, s’il n’est ni voleur ni mouchard, est bien prêt de devenir tout cela.
Le monde des Macs était autrefois un monde à part. On voyait ces Messieurs, réunis dans les bouges de la Grève et des environs, prêts, au premier signal, à aller jeter par la fenêtre le malheureux qui, pour son malheur, était entré dans un des mauvais lieux qui, à cette époque, infestaient les rues de la Tannerie, de la Vieille-Lanterne, de la Vieille-Place-aux-Veaux, de la Mortellerie.
Les Macs de l’ancien régime étaient tous costumés de la même manière ; grand chapeau à cornes, cravate d’une ampleur démesurée, veste très-courte, pantalon large, bas à coins de couleur, et chaussure des magasins de la mère Rousselle. Une chique énorme et un bâton long et noueux leur servaient de signes de reconnaissance.
Les filles étaient chargées de pourvoir aux besoins et aux plaisirs de MM. les Macs, et, à cet effet, chacune d’elles avait un compte ouvert chez Dupuis, la mère Bariol, la mère Sans-Refus, taverniers en grande renommée à cette époque. Chaque Mac inscrivait sur une ardoise sa dépense, que sa femme était chargée de payer. L’éponge passée sur une ardoise servait de quittance générale. (Voir Rutière).

Delvau, 1864 : Abréviation de maquereau.

Ça m’ fera peut-être rigoler un brin, de changer d’rôle, et de mac devenir miché.

(Lemercier de Neuville)

Après tout, ce n’est pas si bête
D’avoir fait quatre cents binettes.
D’hommes de lettr’s, de peintr’s et de mac ?

(A. Pothey)

Delvau, 1866 : s. m. Apocope de Maquereau, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Apocope de maquereau, souteneur de filles ; et mecque avec changement de l’a en e. — De maque, marchand ; d’où maquignon.

Virmaître, 1894 : Diminutif de maquereau. Quelques-uns écrivent mec, d’autres mecque. C’est mac qui est le vrai mot (Argot des souteneurs).

Rossignol, 1901 : Individu qui vit du produit d’un labeur vaginal.

Hayard, 1907 : Souteneur.

France, 1907 : Abréviation de maquereau.

Ogresse

Bras-de-Fer, 1829 : Femme qui loue des effets aux filles.

Vidocq, 1837 : s. f. — Les filles publiques nomment ainsi les revendeuses qui leur louent la pièce qui manque à leur toilette, au besoin même la toilette toute entière ; elles ne pouvaient vraiment choisir un nom plus caractéristique, et qui exprimât mieux l’idée qu’elles voulaient rendre ; rien, en effet, ne peut être comparé aux Ogresses ; elles sont plus voraces que le boa constrictor, plus inhumaines que la hiène, plus âpres à la curée qu’un chien de basse-cour ; aussi ce n’est que forcées par la nécessité que les tristes filles de joie s’adressent à elles ; mais comme la nécessité est presque toujours assise à leur porte, les Ogresses reçoivent tous les jours de nombreuses visites, et tous les jours leur bourse s’arrondit.
Plus de 15,000 filles de joie sont inscrites sur les registres de la préfecture de police, et parmi elles l’on compte à peine quelques centaines de parisiennes, encore sont-elles en carte, c’est-à-dire qu’elles exercent pour leur propre compte ; les autres se prostituent au bénéfice des maîtresses de maison ; ce sont celles-là que l’on nomme filles d’amour ou en numéro ; elles ne possèdent rien en propre, ni robes, ni chemises, ni bas ; aussi madame, qui connaît leur misère, madame, que la police protège, et qui souvent n’a qu’un mot à dire pour envoyer ses pensionnaires passer quelques mois à Saint-Lazare, les mène tambour battant et règne despotiquement sur son petit royaume ; mais il lui arrive quelquefois ce qui arrive aux souverains absolus : son peuple, las de souffrir, lève enfin la tête et se soustrait à sa domination ; l’Ogresse alors est, pour la fille qui a quitté l’empire de sa souveraine, une seconde providence ; elle lui loue, moyennant trois ou quatre francs par jour, une toilette qui peut bien valoir, estimée au plus haut prix, de 30 à 40 francs, et que la pauvre fille garde quelquefois des mois entiers de sorte qu’elle se trouve avoir payé le double de ce qu’ils valent, des objets qui, en définitive, ne lui appartiennent pas.
Le métier des Ogresses est bien ignoble, sans doute, et les Ogresses sont des femmes bien méprisables, mais cependant sans elles les pauvres créatures dont je viens de parler seraient quelquefois très embarrassées, et plus d’une bien certainement s’est dit, en remettant à l’Ogresse sa rétribution quotidienne, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Halbert, 1849 : Tavernière de tapis-franc ou maison galante.

Delvau, 1866 : s. f. Maîtresse de tapis-franc, de maison borgne, — dans l’argot des voleurs, qui ont sans doute voulu faire allusion à l’effroyable quantité de chair fraîche qui se consomme là dedans.

Delvau, 1866 : s. f. Marchande à la toilette, proxénète, — dans l’argot des filles, ses victimes.

Rigaud, 1881 : Cabaretière, propriétaire d’un garni à la nuit et à la corde. — Revendeuse à la toilette, vendeuse et revendeuse de chair humaine plus ou moins fraîche.

La Rue, 1894 : Maîtresse d’hôtel borgne. Cabaretière. Marchande à la toilette. Proxénète.

Virmaître, 1894 : Femme friande de chair fraîche appartenant à son sexe (Argot des filles). V. Accouplées.

Virmaître, 1894 : La procureuse ou la proxénète, bouquetière ou marchande à la toilette ; elle donne cent sous aux filles quand elle touche vingt francs, elle leur vend mille francs ce qui vaut cent francs. Mot à mot : l’ogresse les mange toutes crues (Argot des filles).

Hayard, 1907 : Tenancière de caboulot. Proxénète.

France, 1907 : « Femme friande de chair fraîche appartenant à son sexe. » (Ch. Virmaître)

France, 1907 : Tenancière d’un débit de bas étage, maîtresse d’un lupanar, d’un hôtel borgne, marchande à la toilette, proxénète.

Pègre (haute)

Vidocq, 1837 : Le plus fécond de nos romanciers, celui qui sait le mieux intéresser ses lecteurs au sort des héros qu’il met en scène, parle, dans une de ses dernières publications (le Père Goriot), d’une association de malfaiteurs qu’il nomme la Société des Dix Mille, parce que tous ses membres se sont imposé la loi de ne jamais voler moins de 10,000 francs. La Société des Dix Mille n’abandonne jamais celui de ses affiliés qui est toujours resté fidèle au pacte d’association. Tout en donnant carrière à son imagination, le spirituel romancier semble n’avoir voulu parler que de la Haute Pègre.
La Haute Pègre, en effet, est l’association des voleurs qui ont donné à la corporation des preuves de dévouement et de capacité, qui exercent depuis déjà long-temps, qui ont inventé ou pratiqué avec succès un genre quelconque de vol. Le Pègre de la Haute ne volera pas un objet de peu de valeur, il croirait compromettre sa dignité d’homme capable ; il ne fait que des affaires importantes, et méprise les voleurs de bagatelles auxquels ils donnent les noms de Pégriot, de Pègre à marteau, de Chiffonnier, de Blaviniste.
L’association des Pègres de la Haute a ses lois, lois qui ne sont écrites nulle part, mais que cependant tous les membres de l’association connaissent, et qui sont plus exactement observées que celles qui régissent l’état social. Aussi le Pègre de la Haute qui n’a pas trahi ses camarades au moment du danger n’est jamais abandonné par eux, il recoit des secours en prison, au bagne, et quelquefois même jusqu’au pied de l’échafaud.
On rencontre partout le Pègre de la Haute, chez Kusner et au café de Paris, au bal d’Idalie et au balcon du théâtre Italien ; il adopte et il porte convenablement le costume qui convient aux lieux dans lesquels il se trouve, ainsi il sera vêtu, tantôt d’un habit élégant sorti des ateliers de Staub ou de Quatesous, tantôt d’une veste ou seulement d’une blouse. Le Pègre de la Haute s’est quelquefois paré des épaulettes de l’officier-général et du rochet du prince de l’église ; il sait prendre toutes les formes et parler tous les langages : celui de la bonne compagnie comme celui des bagnes et des prisons.
Quoique le caractère des hommes soit, à très peu de chose près, toujours le même, les associations de voleurs ne sont plus aujourd’hui ce qu’elles étaient autrefois. La Haute Pègre, maintenant, n’est guère composée que d’hommes sortis des dernières classes de la société, mais jadis elle comptait dans ses rangs des gens très-bien en cour. La plupart d’entre eux, placés par leur position au-dessus des lois, se faisaient une sorte de gloire de la braver. « L’administration de la justice, dit Dulaure dans ses Essais sur Paris, faible et mal constituée, accessible à la corruption et à tous les abus, tentait de réparer d’une main les abus qu’elle faisait naître de l’autre ; une législation vague et incertaine laissait un champ vaste à l’arbitraire, et, à la faveur des formes compliquées de la procédure, la chicane et la mauvaise foi pouvaient manœuvrer sans péril.
Le hasard de la naissance tenait lieu de génie, de talens et de vertus ; dépourvus de ces qualités, le noble n’en était pas moins honoré ; doué de ces qualités, le roturier n’en était pas moins avili.
Tant de germes de corruption, des institutions vicieuses et sans force pour lutter avec avantage contre les passions humaines, encouragées par l’intérêt du gouvernement, ne pouvaient qu’égarer l’opinion et pervertir la morale publique. »
Aussi, dit l’auteur de la Pourmenade du Pré aux Clercs, ouvrage publié en 1622, « des vols et assassinats très-multipliés se commettent, non-seulement la nuit, mais encore en plein jour, à la vue de la foule qui ne s’en étonne pas. »
Bussi Rabutin (Mémoires secrets, tome 1er, page 22) raconte qu’étant à Paris, deux filoux de qualité, le baron de Veillac de la maison de Benac, et le chevalier d’Andrieux, ayant appris qu’il avait reçu 12,000 livres pour faire les recrues de son régiment, vinrent en armes, pendant la nuit, entrèrent dans sa chambre par la fenêtre et lui en volèrent une partie ; ces Messieurs auraient, dit-il, volé le tout si la peur ne les avait fait fuir.
L’époque à laquelle Bussi Rabutin écrivait ses Mémoires, fut, sans contredit, l’âge d’or de la Haute Pègre : les temps sont bien changés ; les derniers membres renommés de la Haute Pègre, les Cognard, les Collet, les Gasparini, les Beaumont, sont morts depuis déjà longtemps, et n’ont pas laissé de dignes successeurs.
Il serait à peu près inutile de chercher à moraliser les membres de la Haute Pègre, ils volent plutôt par habitude que par besoin ; ils aiment leur métier et les émotions qu’il procure ; captifs, leur pensée unique est de recouvrer la liberté pour commettre de nouveaux vols, et leur seule occupation est de se moquer de ceux de leurs compagnons d’infortune qui témoignent du repentir, et manifestent l’intention de s’amender.
Plusieurs nuances distinguent entre eux les membres de la Haute ; la plus facile à saisir est, sans contredit, celle qui sépare les voleurs parisiens des voleurs provinciaux ; les premiers n’adoptent guère que les genres qui demandent seulement de l’adresse et de la subtilité : la Tire, la Détourne, par exemple ; les seconds, au contraire, moins adroits, mais plus audacieux, seront Cambriolleurs, Roulottiers ou Venterniers ; les parisiens fournissent généralement la masse de la population des maisons centrales, les provinciaux fournissent celle des bagnes. Quoi qu’il en soit, les uns et les autres ne pêchent pas par ignorance : les Pègres de la Haute sont tous d’excellents jurisconsultes, ils ne procèdent, pour ainsi dire, que le Code à la main.
Celui d’entre eux qui a adopté un genre de vol, renonce plus difficilement au métier que celui qui les exerce tous indifféremment, et cela peut facilement s’expliquer : celui qui ne pratique qu’un genre acquiert bientôt une telle habileté qu’il peut, en quelque sorte, procéder impunément ; cela est si vrai, que l’on n’a dû qu’à des circonstances imprévues l’arrestation de la plupart des Pègres de la Haute qui ont comparu devant les tribunaux.
J’ai dit plus haut que maintenant la plupart des Pègres de la Haute sortaient des dernières classes de la société, cela n’empêche pas qu’ils ne se piquent d’être doués d’une certaine grandeur d’âme et de beaucoup d’amour-propre ; lorsque les Jambe d’argent, les Capdeville, qui à une certaine époque étaient les premiers de la corporation, après s’être introduits à l’aide de fausses clés ou d’effraction dans un appartement qu’on leur avait indiqué, trouvaient dans les meubles qu’ils avaient brisés des reconnaissances du Mont-de-Piété ou quelques autres papiers qui indiquaient que la position de celui qu’ils voulaient voler n’était pas heureuse, ils avaient l’habitude de laisser, sur le coin de la cheminée tout l’or qu’ils avaient en poche, comme réparation du dommage qu’ils avaient causé ; plusieurs Tireurs donnaient au premier venu la montre qu’ils venaient de voler si elle n’était pas d’or.

Larchey, 1865 : « Association des voleurs les plus anciens et les plus exercés ; ils ne commettent que de gros vols et méprisent les voleurs ordinaires qui sont appelés dérisoirement pégriots, chiffonniers, pègre à marteau, ou blaviniste, par un pègre de la haute. » — Vidocq.

La première catégorie de voleurs se compose de la haute pègre, c’est-à-dire le vol en bottes vernies et en gants jaunes. C’est un homme jeune, élégant, distingué ; vous ne le rencontrerez qu’en coupé… Deux ou trois fois par an, il travaille, mais ses expéditions sont toujours fructueuses.

(Canler)

Pioler

Halbert, 1849 : Tavernier.

Piolier

La Rue, 1894 : Tavernier. Hôtelier.

Piollier

anon., 1827 : Tavernier.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Cabaretier.

Vidocq, 1837 : s. m. — Tavernier, aubergiste, cabaretier.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

France, 1907 : Cabaretier ; s’écrivait aussi pioler dans l’argot des voleurs.

Regard de basilic

France, 1907 : Regard menaçant et diabolique exprimant le courroux et la haine.
Toutes les absurdités imaginables, l’ignorant les invente. Le basilic est un petit lézard de mœurs fort douces, de l’Amérique équatoriale, qui se nourrit d’insectes et dont la chair est excellente. Mais les Grecs appelaient basilic une espèce de dragon terrible dont le seul regard donnait la mort. Il portait une couronne, emblème royal, dont le nom basilic est la traduction. Il provenait de l’œuf d’un coq et nul être vivant ne l’avait jamais vu ; naturellement. Pendant le moyen âge et longtemps après encore les marchands d’orviétan vendaient de petites raies desséchées, vernies et façonnées d’après la figure qu’on supposait être celle du basilic. Il est encore des collections où l’on peut les voir figurer comme témoignage de la crédulité humaine.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique