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Con (le)

Delvau, 1864 : Le petit vase dans lequel l’homme verse en pluie fine et pérénétrante une partie du produit de sa nourriture, — à sa grande satisfaction et à celle du petit vase. — Les anciens connaissaient ce mot : ωο disaient les Grecs ; cunnis, disaient les Latins ; cwens, disaient les Celtes, qui disaient aussi cona et quena (d’où les Anglais ont appelé leur reine queen) ; kona, disaient les Goths ; kouima, disent les Arabes ; emacucma disent les Basques ; pota, disent les Italiens, etc., etc.

Donne, que je te frotte le con. Il est étroit que c’est un charme.

(La Popelinière)

Le con met tous les vits en rut ;
Le con du bonheur est le voie ;
Dans le cont vit la joie ;
Mais hors le con, point de saint.

(Pyron)

Il faut donc, pour ce vit ; un grand con vermoulu.
Un con démesuré, qui dévore, goulu,
La tête et les couillons pour les mettre en curée,
Un con toujours puant, comme vieille marée.

(Rémy Belleau)

La matrice d’une femme est du nombre de choses insatiables dont parle l’Écriture, et je ne sais s’il y a quelque chose au monde à quoi on puisse comparer son avidité : — car, ni l’enfer, ni le feu, ni la terr, ne sont si dévorants que le sont les parties naturelles d’une femme lascive.

(Venette)

C’était une jolie grêlée faite au tour, ayant un con tellement insatiable, que je fus obligé de lui mettre la bride sur le cou et de la laisser foutre avec qui elle voudrait…

(Anti-Justine)

Venette

d’Hautel, 1808 : Pour peur, frayeur, effroi, souleur.
Il a eu une fière venette. Pour, il a eu terriblement peur.

Halbert, 1849 : Peur.

Larchey, 1865 : Peur. — Vient du vieux mot venne, vesse.

Dire que j’ai vendu à 61 fr. 25. Ah ! j’ai eu la venette.

(De Leuven)

Il a eu une fière venette ; il a eu terriblement peur.

(1808, d’Hautel)

Delvau, 1866 : s. f. Peur. Avoir une fière venette. Avoir une grande peur. Docteur Venette. Poltron fieffé.

Rigaud, 1881 : Peur. — Avoir la venette, avoir une fameuse venette.

France, 1907 : Peur ; de l’ancien français vene, vesne, vesse.

Leurs visages malhonnêtes
Respirent la trahison.
Ils ont tell’ment la venette
Qu’ils sont verts comme du gazon !…
Ah la la ! ces gueul’s, ces binettes,
Ah la la ! ces gueul’s qui z’ont !

(Georges Courteline)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique