Rigaud, 1881 : Faire le fier, se redresser avec orgueil. Mot à mot : faire sa colonne Vendôme.
T’as pas bientôt fini de faire ta colonne Vendôme !
(P.Mahalin, Les Monstres de Paris)
Colonne (faire sa)
Rigaud, 1881 : Faire le fier, se redresser avec orgueil. Mot à mot : faire sa colonne Vendôme.
T’as pas bientôt fini de faire ta colonne Vendôme !
(P.Mahalin, Les Monstres de Paris)
Déboulonner
Rigaud, 1881 : Enlever les plaques de métal qui recouvrent la maçonnerie de certains monuments. — Le peintre Courbet voulait seulement déboulonner la colonne Vendôme. Sa pensée, paraît-il, fut mal interprétée, et la colonne fut renversée.
Rigaud, 1881 : Vendre, écouler, — dans le jargon des libraires. — Déboulonner dix mille exemplaires d’un ouvrage.
Déboulonner sa colonne
Virmaître, 1894 : Mourir. Cette expression n’est employée que depuis 1871, lorsque les communards jetèrent la colonne Vendôme par terre parce qu’elle gênait Courbet (Argot du peuple).
France, 1907 : Mourir. Allusion à la colonne Vendôme que Courbet voulait faire déboulonner et que les communards renversèrent.
Décalotter
Delvau, 1864 : Découvrir le prépuce qui recouvre le gland du phallus, soit en bandant trop fort, soit en jouant avec, pour examiner son état sanitaire. — J’aime cette habitude de politesse du membre viril, ôtant respectueusement sa calotte devant la femme — quelle qu’elle soit. Il est vrai qu’en l’ôtant ainsi sans précaution, il s’expose à s’enrhumer — et à couler : mais il a été poli, mais il a été galant, l’honneur est sauf.
Un vit, sur la place Vendôme,
Gamahuché par l’aquilon,
Décalotte son large dôme
Ayant pour gland… Napoléon !
(Parnasse satyrique)
France, 1907 : « Mettre à jour le gland du pénis en faisant glisser la membrane ou calotte qui le couvre. »
(Dr Michel Villemont, Dictionnaire de l’amour et du mariage)
Gamahuché (être)
Delvau, 1864 : Se dit de l’un comme de l’autre sexe, la langue étant à la disposition de tous les deux.
Un vit, sur la place Vendôme,
Gamahuché par l’aquilon.
(Parnasse satyrique)
Monter à l’arbre
Delvau, 1866 : v. n. Être le jouet innocent de quelques farceurs qui font pour vous, homme, ce que d’autres farceurs font pour Martin, ours, au Jardin des Plantes, — sans réfléchir que, furieux d’être ainsi joué, vous pouvez leur casser les reins d’un coup de griffe. On dit aussi Monter à l’échelle.
France, 1907 : Attendre ce qui ne viendra jamais.
Les gens qui montent à l’arbre, c’est-à-dire les naïfs, les crédules à qui on fait croire que la colonne Vendôme a été élevée par les Romains et que l’obélisque compte retourner bientôt en Égypte.
(Aurélien Scholl)
Suren
France, 1907 : Espèce de raisin des environs de Vendôme qui produit un excellent vin qui s’améliore en vieillissant. C’est ce vin qu’appréciait fort Henri IV et non la piquette que fournissent les vignes de Suresnes près de Paris, comme on le croit généralement. Il existe encore près de Vendôme, dans l’ancien patrimoine du roi buveur et galant, un clos de vigne appelé Closerie Henri IV.
Vendôme
Fustier, 1889 : « Il est défendu (à Nouméa) de jouer à des jeux de hasard. Cependant, toutes les nuits, dans l’une de ces chambrées, on joue le vendôme, sorte de lansquenet spécial. »
(Nouvelle Revue, 1er avril 1884)
Vendôme (avoir astiqué la colonne à la gourmette)
Merlin, 1888 : Fumisterie de loustic s’adressant à un bleu.
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