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Aimer la marée

Delvau, 1864 : Aimer à gamahucher une femme, se dit par allusion à l’odeur sui generis qu’exhale son vagin. — L’expression date seulement du XVIIIe siècle, et elle vient de l’académicien Saint-Aulaire, le même qui avait fait sur la duchesse du Maine le fameux quatrain où il est déjà question de Téthys. Il serait dommage de priver la postérité de ce second quatrain, qui méritait de devenir aussi fameux que le premier :

De l’écume des mers, dit-on,
Naquit la belle Cythérée :
C’est depuis ce temps que le con
Sent toujours un peu la marée.

Ajuster une femme

Delvau, 1864 : La baiser, — ce qui est ajuster le membre viril dans son vagin avec la raideur d’une flèche lancée d’une main sûre.

Apôtre de l’anus

Delvau, 1864 : Pédéraste, ou seulement sodomite, — homme qui se plaît à envoyer (ἀποστέλλω) son sperme dans le vagin breneux d’un autre homme, de préférence au vagin naturel de la femme.

Ah ! Dans toute la chrétienté,
Il faut que la société
Envoie des missionnaires,
De saints apôtres de l’anus,
Qui, tirant les vits des ornières,
Prêchent l’Évangile des culs.

(Collé)

Appliquer la peau d’un garçon (s’)

Delvau, 1864 : S’introduire le membre viril dans le vagin.

C’est un grand soulagement d’être aimée, et je trouve, pour moi, que je m’en trouve mieux de la moitié depuis que je me suis appliqué la peau d’un garçon dessus.

(Mililot)

Arroser le bouton

Delvau, 1864 : Décharger son sperme dans le vagin d’une femme, sur le bouton de son clitoris.

Son directeur, dit-on,
Craignant qu’on lui ravisse
Sa Rose, sa Clarisse,
Lui arros’ le bouton.

(Joachim Duflot)

Assaillir une femme

Delvau, 1864 : La baiser ; monter, la queue en main, à l’assaut de son vagin.

Jean, cette nuit, comme m’a dit ma mère,
Doit m’assaillir.

(Gautier-Garguille)

Après que ce premier assaut fut donné, la belle recouvra la parole.

(Ch. Sorel)

Mais Trichet du premier assaut
Se contenta. Chétive était la dose
Au gré d’Alix.

(Vadé)

Battre le beurre

Delvau, 1864 : Introduire son engin dans un vagin un peu gras et l’y agiter avec énergie comme dans une baratte.

D’un moule à merde il fait un moule à pine
Et bat le beurre au milieu d’un étron.

(Parnasse satyrique XIXe siècle)

Rigaud, 1881 : Vendre et acheter à la criée les fonds publics à la Bourse, — dans le jargon des voyous. — Est-ce une allusion au bruit de la baratte ? Est-ce une assimilation du terme : faire son beurre, retirer un profit de. En effet les agents de change font le beurre des spéculateurs, sans oublier de faire aussi le leur.

Fustier, 1889 : Mener une conduite déréglée. Argot des voyous.

Et ta sœur ? — Ma sœur ? elle bat l’beurre !

La Rue, 1894 : Mener une vie déréglée. Spéculer a la bourse.

France, 1907 : Spéculer et voler à la Bourse ; argot des bourgeois. Mener une vie déréglée ; argot des faubouriens.

Et ta sœur ? — Ma sœur ? elle bat le beurre.

(Gustave Fustier)

Boire seul

Delvau, 1864 : Se masturber, ce qui est jouir en égoïste, sans trinquer avec un vagin.

V’là que j’bande… Ah ! n’craignez rien… J’n’ai jamais eu c’ défaut-là… Un Français ne… boit… jamais seul…

(Tisserand)

Boucher la serrure

Delvau, 1864 : Mastiquer le vagin de la femme à force de décharger dedans, et le rendre impropre à la fécondation.

Boucher un trou, une brèche, une fente

Delvau, 1864 : Introduire le membre viril dans le vagin d’une femme, sous prétexte d’en mastiquer les fissures.

Plus loin, j’ trouvons madam’ vot’ mère
Sous not’ aumônier Goupillon ;
J’ dis : Vous bouchez un’brèch’, not’ père,
Par où pass’rait un bataillon.

(Béranger)

Bouillon chaud

Delvau, 1864 : Sperme, au moment de son introduction dans le vagin de la femme.

Bricoler une femme

Delvau, 1864 : La baiser, lui mettre la bricole masculine dans le vagin.

Se trouvant en lieu d’assignation où cinq ou six se trouvaient pour la bricoler.

(Moyen de parvenir)

Et du tout pour avoir bricolé
Avec une jeune guenon.

(Recueil de poésies françaises)

Lorsque l’on est las de Catin,
On embrasse Nicole,
Qu’on abandonne le matin
Pour Suzon, qu’on bricole.

(Collé)

Buisson (le)

Delvau, 1864 : Les poils qui ornent le mont de Vénus et qui défendent souvent l’entrée du vagin, quand ils sont mal peignés et mal lavés.

C’est là-d’ssus qu’la vieille femm’ se r’jette :
Son buisson est large et touffu ;
N’eût-on plus d’cheveux sur la teste,
Il faut avoir du poil au cul

(Auguste Lefranc)

Casse-noisette

Delvau, 1864 : Habile contraction du sphincter du vagin qui retient prisonnier le membre viril qui s’est engagé, la tête la première, dans ces mystérieuses Thermopyles, et le force ainsi à combattre vaillamment — et à jouir.

L’art du casse-noisette remonte à la plus haute antiquité ; quelques femmes modernes le pratiquent encore avec succès, avec moins de succès cependant que les Chinoises, qui sont conformées de façon à faire gaudiller le Chinois le plus écourté du Céleste Empire.

(A. François)

Je possède l’art du casse-noisette,
Qui ferait jouir un nœud de granit.

(Anonyme)

Delvau, 1866 : s. m. Figure grotesque, où le nez et le menton sont sur le point d’accomplir le mariage projeté depuis leur naissance.

France, 1907 : Tête de vieux on de vieille dont le nez et le menton semblent vouloir se toucher.

Chalumeau

Delvau, 1864 : Le roseau percé d’un trou avec lequel l’homme joue les airs variés de la polissonnerie dans le vagin de la femme.

Mais son doux chalumeau
M’ayant d’amour éprise,
Ce n’est rien de nouveau
Si je fis la sottise.

(La Comédie de chansons)

Chandelle

d’Hautel, 1808 : Trente-six, chandelles et le nez dessus, il n’y verroit pas plus clair. Se dit par exagération d’un homme sans intelligence, sans perspicacité, pour lequel les choses les plus claires et les plus simples deviennent obscures et embrouillées.
Il a passé comme une chandelle. Pour exprimer qu’une personne est morte sans crises, qu’elle a terminé doucement sa carrière ; ou qu’un malade a expiré au moment où l’on s’y attendoit le moins.
Ses cheveux frisent comme des chandelles. Se dit figurément d’une personne dont les cheveux sont plats, roides, et ne bouclent pas naturellement.
C’est un bon enfant qui ne mange pas de chandelle. Locution basse et triviale, pour faire entendre qu’un homme n’a pas l’humeur facile ; qu’il n’est pas aisé à mener ; qu’il ne se laisse pas marcher sur le pied.
Ses yeux brillent comme des chandelles. C’est-à-dire sont vifs, sémillans, pleins de feu.
Donner une chandelle à Dieu et une autre au diable. Ménager les deux partis, profiter de la mésintelligence qui règne entre plusieurs personnes.
À chaque Saint sa chandelle. Signifie qu’il faut faire des présens à chacun de ceux dont on peut avoir besoin dans une affaire.
Le jeu ne vaut pas la chandelle. Pour dire qu’une chose ne vaut pas la dépense, les frais qu’elle occasionne.
Il doit une belle chandelle au bon Dieu. Se dit de celui qui a échappé à un péril imminent, qui est revenu d’une dangereuse maladie.
On lui a fait voir mille chandelles. Se dit de quelqu’un à qui l’on a causé un grand éblouissement en le frappant rudement proche les yeux.
Cacher la chandelle sous le boisseau. Dissimuler ses opinions ; cacher son savoir faire.
Il a toujours deux chandelles qui lui pendent au nez. Se dit d’un enfant morveux ; d’un homme malpropre qui n’ayant pas soin de se moucher a continuellement des roupies au nez.
La chandelle se brûle. Se dit pour avertir quel qu’un qui perd inutilement un temps précieux.
La chandelle s’éteint. Manière figurée de dire qu’un homme approche du terme de sa carrière, qu’il s’en va mourant.
La chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qui va derrière. Se dit de ces égoïstes : qui ne font aucun bien pendant leur vie, et se contentent seulement de faire espérer quelque chose après leur mort.
Il est bariolé comme la chandelle des rois. Voyez Barioler.

Ansiaume, 1821 : Mousquet, fusil.

Les griviers s’ont ébobis à grands coups de leurs chandelles.

Delvau, 1864 : Le membre viril, qui fond et coule trop souvent — au feu du vagin de la femme.

Voici maître curé qui vient pour allumer sa chandelle, ou pour mieux dire l’éteindre.

(Les Cent Nouvelles nouvelles)

De femmes qui montrent leurs seins,
Leurs tétins, leurs poitrines froides,
On doit présumer que tels saincts
Ne demandent que chandelles roides.

(G Coquillart)

Delvau, 1866 : s. f. Mucosité qui forme stalactite au-dessous u nez, — dans le même argot [des faubouriens].

Delvau, 1866 : s. f. Soldat en faction. Même argot [des faubouriens]. Être entre quatre chandelles. Être conduit au poste entre quatre fusiliers.

Rigaud, 1881 : Baïonnette. — Se ballader entre quatre chandelles, marcher entre quatre soldats qui vous mènent au poste.

Rigaud, 1881 : Litre de vin, bouteille. Elle est chargée d’allumer l’ivrogne.

Rigaud, 1881 : Mucosité nasale trop indépendante embrouillée avec le mouchoir. Souffler sa chandelle, se moucher avec les doigts, après reniflement.

La Rue, 1894 : Agent de police. Bouteille.

France, 1907 : Bouteille de vin. Faire fondre une chandelle, boire une bouteille de vin.

France, 1907 : Factionnaire. Soldat qui conduit quelqu’un au poste. « Être mené entre deux ou quatre chandelles. »

Le poste était à deux pas. Les soldats accoururent.
Pour la deuxième fois de la journée, voici Jean-Louis et Lapierre placés entre deux rangées de ces chandelles de Maubeuge, dont la mèche sent la poudre à canon.

(Marc Mario et Louis Launay, Vidocq)

Se dit aussi de l’agent de police.

France, 1907 : Le membre viril.

Allez donc, on vous appelle,
Votre ami tient la chandelle
Dont il veut vous éclairer.

(Gavette)

On dit éteindre sa chandelle, image parlante.

France, 1907 : Mucosité que les enfants laissent sortir de leur nez.

Chanter l’introït

Delvau, 1864 : Introduire son membre dans le vagin d’une femme, ce qui est le commencement (introitus) de la jouissance.

Une catin s’offrant à l’accolade,
À quarante ans, il dit en introït.

(Piron)

Charades

Delvau, 1864 : Jeu de société qui, comme tous les jeux innocents, ne contribue pas peu à l’instruction des jeunes filles.

On jouait aux charades chez la princesse M… — Une jeune dame proposa celle-ci :
« Mon premier est un instrument de plaisir.
Mon second sert dans les jeux de hasard,
Et mon tout est le nom d’un grand homme. »
— Je le tiens ! s’écria madame A… Et elle articula, presque timidement, ces deux syllabes : Con-dé.
— C’est assez compris, dit l’auteur ; mais il y a quelque chose de trop grand et quelque chose de trop petit.
Une dernière dame hasarda : Lamotte-Piquet.
— Il y a du bon, mais ce s’est pas encore cela. Personne ne dit plus mot !… Eh bien ! le nom de mon homme, c’est… Vagin-jeton.
La princesse en rit encore !
Voici une anecdote qui concerne cette aimable femme :
On lui avait recommandé un jeune auteur d’avenir. Celui-ci se présente un jour qu’elle avait fixé pour le recevoir.
— Ah ! c’est vous, dit-elle, Monsieur… Monsieur Lévy, je crois ?
— Madame, je me nomme Lèpine.
— Oh ! mon Dieu, reprend la princesse, c’est la même chose. Il me semblait bien aussi qu’il y avait un vit ou une pine au bout de votre Lé. — Asseyez-vous donc, je vous prie, et quand je connaîtrai votre affaire, je verrai ce que je puis pour vous.

(Historique.)

Cliqueter une femme

Delvau, 1864 : La baiser, faire aller dans son vagin le membre viril comme un cliquet de moulin, avec moins de bruit cependant.

Jamais fille de laboureur ne fut mieux cliquetée.

(Sorel)

Coup du macaron

Delvau, 1864 : Tour de force facile à figurer, mais impossible de mener à bonne fin. — L’homme est couché sur le dos, le bracquemart en l’air. La femme s’assoit dessus et s’introduit dans le vagin ce pivot de chair. Alors, s’aidant des pieds et des mains, elle tâche de tourner et de figurer l’aiguille du jeu de macarons. L’inventeur de ce divertissement m’assure « qu’à tous les coups l’on gagne. » — Je me permets d’en douter… et vous ?…

Sur l’assise d’une pine
Pivotant comme un toton,
Aimes-tu mieux en gamine
Tirer l’coup en macaron ?

(Paul Saunière)

Cracher à la porte

Delvau, 1864 : Décharger sur la motte d’une femme au lieu de le faire dans son vagin ; — ce qui s’appelle : tricher au jeu.

Ne fout que quand son vit lui crache
Pour tout soulaz dedans, la main.

(Théophile)

Cracher dans un broussailles

Delvau, 1864 : Éjaculer, non dans le vagin, mais sur les poils de la motte.

Crapaudine

Delvau, 1864 : Expression tirée du langage culinaire. Les pigeons à la crapaudine ont les pattes rentrées en dedans. De même, la femme étendue sur le dos et recevant le vit dans son con, afin de mieux le faire glisser jusqu’au fond du vagin, lève ses deux jambes en l’air, les replie sur l’homme, les appuie sur son dos et l’attire à elle autant qu’elle peut. Il voudrait s’en défendre, ce serait inutile, il faut que sa pine pénètre jusqu’à la matrice, qui vient d’elle-même se présenter à ses coups. Plus les coups sont forts, plus ils plaisent à la femme jeune et bien portante. Bien des couchettes ont été cassées avec ce jeu-là ; aussi, maintenant, on les fait en fer.

Marie se colle à mon ventre
Et pour que tout mon vit entre
Jusques au fin fond de l’antre
Enflammé par Cupidon,
Elle fait la crapaudine.
Vraiment, cette libertine,
Si je n’étais qu’une pine
M’engloutirait dans son con.

(J. Choux)

France, 1907 : Genre de supplice infligé aux insubordonnés des bataillons d’Afrique et surtout des compagnies de discipline. Il consiste à fixer le soldat puni, au moyen de cordes et de courroies, soit à des piquets sur le sol, soit à un objet immobile : arbre, poteau, affût. Les Anglais connaissent ce châtiment sous le nom de picketting. Aboli vers 1835, ils le rétablirent en 1881, pendant la guerre contre les Boërs, et l’appliquèrent fréquemment en Égypte et au Soudan.
Les esclaves de nos colonies étaient, jusqu’en 1848, soumis à ce supplice.

Les malheureux esclaves sont ignominieusement couchés, nus, sans distinction d’âge ni de sexe, la face renversée ; seulement l’humanité veut qu’une excavation reçoive le ventre des femmes enceintes !… Leurs poignets et leurs pieds, étroitement serrés par des cordes, sont raidis et liés à des piquets enfoncés dans le sol, pour les empêcher de se débattre ; alors le commandeur, qui est peut-être le père, le frère, le fils ou l’époux de la victime, est obligé (sous peine d’être châtié lui-même) de faire l’office de bourreau… alors commence le supplice de la taille par les 29 coups de fouet, à la volée, du châtiment légal… C’est là ce qu’on appelle. dans ses modifications, le trois, le quatre piquets…

(Joseph France, L’Esclavage à nu)

À part les coups de fouet, la crapaudine n’est qu’une répétition du piquet.

Un jour, tirant la langue comme des pendus, pour avoir quelques bols d’air, ils défoncèrent une planche qui bouchait leur fenêtre. Illico, les caporaux et les sergents les firent sortir un à un, sous la menace des flingots, chargés et braqués. Puis on les colla à la crapaudine, et ils y restèrent vingt-quatre heures sans boire ni manger

(Le Père Peinard)

Crever l’œil

Delvau, 1864 : Introduire le membre viril dans le vagin d’une femme, ou dans le cul d’un homme.

Un jeune homme qui venait la lance en arrêt pour te crever l’œil.

(D’Ablancourt)

Cul terreux

Delvau, 1864 : Paysanne, qui ignore l’usage de la cuvette, et qui a autant de crasse au vagin qu’aux mains.

Delvau, 1866 : s. m. Paysan, — dans l’argot des faubouriens ; jardinier de cimetière, — dans l’argot des marbriers.

Virmaître, 1894 : Paysan. L’allusion est transparente (Argot du peuple). V. Pétrousquin.

Hayard, 1907 : Cultivateur ; paysan.

France, 1907 : Paysan, jardinier. Le mot s’applique, en général, à tous ceux qui travaillent la terre.

Son aïeul a fondé la fortune de la famille en achetant des biens d’émigrés, et son père l’a considérablement arrondie en épousant la fille d’un riche fermier, un cul-terreux…

(François Coppée)

En fait de fumier, que je leur dis : y a rien d’aussi bon que les carcasses de richards et de ratichons, mises à cuire six mois dans le trou à purin. Ça dégotte tous les engrais chimiques du monde. En effet, le jour où les culs-terreux utiliseront ces charognes, ils n’auront plus ni impôts, ni dîmes, ni rentes, ni hypothèques, ni f…, ni m… à payer, — conséquemment, aussi maigre que soit la récolte, elle sera toujours assez grasse pour eux.

(Almanach du Père Peinard, 1894)

Culot de fromage (le)

Delvau, 1864 : Ce qui reste au fond des vagins qu’on n’a pas le soin de les bien récurer lorsqu’ils ont servi à faire la cuisine de l’homme.

Malgré l’culot à fromage
Qu’on est sûr d’y rencontrer,
Ma gueul’ ne f’ra pas naufrage
Si mon nez n’vient à sombrer.

(Parnasse satyrique)

Dégeler son membre

Delvau, 1864 : L’introduire à moitié roide dans le vagin d’une femme dont la chaleur le force à grossir et à brûler lui-même.

Un jour d’hiver Collas tout éperdu
Vint à Catin présenter sa requête
Pour dégeler son chose morfondu.

(Cl. Marot)

Donner le plaisir à une femme

Delvau, 1864 : Besogner du membre dans son vagin.

Témoin son père, qui a donné le plaisir à Marguerite, la servante que vous avez chassée.

(Mililot)

Empoigner par le manche

Delvau, 1864 : Se dit de l’action par laquelle une femme énamourée s’empare avec autorité du membre de l’homme qui est avec elle, et se l’introduit avec empressement dans le vagin.

Je l’empoignai par le manche et le menai au pied du lit, où je me couchai à la renverse, l’attirant dessus moi : je m’enconnai moi-même son vit dans mon con jusques aux gardes.

(Mililot)

Enfourner

d’Hautel, 1808 : À mal enfourner on fait les pains cornus. Voyez Cornu.

Delvau, 1864 : Introduire son membre dans le vagin d’une femme, — véritable four à la chaleur duquel il ne tarde pas à se fondre.

Il résolut d’aller dans la maison pour enfourner la femme.

(D’Ouville)

Et prends garde après
Comme on les enfourne.

(Collé)

France, 1907 : Même sens que enfourailler.

Faire le serrurier

Delvau, 1864 : Frotter longtemps son membre contre les parois du vagin d’une femme sans parvenir à éjaculer. Voir limer.

Faire mettre (se le)

Delvau, 1864 : Sous-entendu : le membre viril dans le vagin ou dans le cul.

Le Florentin lui dit :
Ne m’en fais pas reproche,
Car dans une bamboche
Tu te l’ fais mettre aussi.

(Joachim Duflot)

Faire pan pan

Delvau, 1864 : Baiser une femme, imiter avec la queue dans le vagin le bruit sourd du marteau de cordonnier frappant pour l’assouplir sur un morceau de cuir.

Si du paon dépend
Mon plaisir, c’est qu’un paon,
Cet animal pimpant,
À Vénus fit pan pan !

(J. Du Boys)

Faux pas (faire un)

Delvau, 1864 : Badiner imprudemment avec un homme, et, au moment où l’on y pense le moins, glisser et tomber, le vagin entr’ouvert, sur sa pine en arrêt.

Je fuis… Ciel ! j’ai fait un faux pas !
Ah ! le juif en profite !
Comment me dérober des bras
De ce chien de lévite ?
L’abbé, de grâce ! holâ ! holâ !
La chose est monstrueuse !
Ah ! malgré moi, que sens-je là ?
Je suis vertueuse !

(Collé)

Femme étroite

Delvau, 1864 : Femme dont le vagin a l’étroitesse convenable et désirable pour retenir prisonnier le membre viril qui s’y est aventuré, jusqu’à ce qu’il s’avoue vaincu.

Le lit est imprégné de cette sueur moite
Qui fait toujours trouver large la plus étroite.

(L. Protat)

Femme large

Delvau, 1864 : Femme dont le vagin est d’une laxité à faire croire au membre imprudent qui s’y aventure qu’il entre dans une motte de beurre. — Voir Femme étroite.

Flageolet

d’Hautel, 1808 : Être monté sur des flageolets. Signifie plaisamment avoir les jambes minces, fluettes et sans molets.

Delvau, 1864 : Le membre viril, dont les femmes savent si bien jouer et jouir, et dont elles se gardent bien de boucher la patte d’où sort cette précieuse musique qui leur chatouille si agréablement le vagin.

Elle n’est pas musicienne,
Mais elle est foll’ du flageolet
Et veux que chaqu’ jour de la s’maine
Je fredonne au moins un couplet.

(É. Debraux)

Je voudrais, ma belle brunette,
Voyant votre sein rondelet,
Jouer dessus de l’épinette
Et au-dessous du flageolet.

(Théophile)

Si tu veux danser, dispose
Du flageolet que voilà.

(Collé)

France, 1907 : Le pénis.

Fourbir une femme

Delvau, 1864 : La baiser, frotter de la queue les parois de son vagin pour les dérouiller, — ce qui la rend non-seulement polie, mais très contente.

Comme s’il fallait que je lui donnasse du salaire pour avoir fourbi cette gaupe.

(Ch. Sorel)

Puis vous fourbit l’agréable femelle
Qui l’occupait.

(Grécourt)

Gamin (faire le)

Delvau, 1864 : Quand une femme a bien fait la patte d’araignée, collé un joli bécot sus le bout du vit d’un homme, quand, enfin, elle a usé de toutes les gamineries capables de le faire bander, elle n’a plus qu’à s’enfourcher sur la glorieux priape façonné par elle, — pour elle. — Alors : Hue ! dada !… notre gamin allant au trot, puis au galop : patatrot, patatrot ! — comme s’il sautait sur les genoux de son grand-père, — se bourre le vagin à sa fantaisie, jusqu’à ce que plaisir s’ensuivant, le cavalier tombe épuisé sur sa monture. — C’est du nanan ! — Voir le Tire-bouchon américain.

Graisser le vagin (se)

Delvau, 1864 : Se faire baiser, s’oindre le con de sperme.

C’était ma femme au retour d’un voyage,
Et qui devait n’arriver que demain ;
Elle venait consoler mon veuvage,
Et pour cela se graissait le vagin.

(Anonyme)

Grandes lèvres

Delvau, 1864 : Orifice du vagin de la femme ; tentacules s’emparant de tout priape qui vient regarder à l’entrée et ne le rendant à la liberté qu’après en avoir exprimé toute la moelle.

Laboureur (le)

Delvau, 1864 : Le membre viril, qui est chargé de défricher les vagins vierges avec le soc de sa petite charrue, et de féconder les vagins stériles en déchargeant dedans.

Combien pourtant que bien faible me semble
Pour labourer à deux terres ensemble.

(Cl. Marot)

Quoi faisant, j’appliquerai dorénavant mes dix mille écus à une terre que je labourerai tout seul.

(La France galante)

Les autres enflaient en longueur par le manche que l’on nomme le laboureur de nature.

(Rabelais)

Un demi-pied de la ressemblance au laboureur de nature.

(Tabarin)

Mac

Vidocq, 1837 : s. m. — Amant et souteneur d’une fille publique. Il s’est opéré une telle fusion dans nos mœurs, que plusieurs types se sont effacés sans laisser la moindre trace de leur existence. Bientôt le Mac sera un de ceux-là ; il est déjà fossile, bientôt il sera anté-diluvien. Mais cela ne prouve rien en faveur de nos mœurs ; notre belle jeunesse d’aujourd’hui ne vaut guère mieux que celle d’autrefois ; les dehors sont sans doute moins repoussans, mais l’intérieur est le même, et la seule conclusion qu’il soit possible de tirer de ce qui se passe, c’est que le nombre des êtres vicieux est plus grand. Le métier de Mac, autrefois, n’était guère exercé que par des voleurs ou des mouchards. Ces messieurs étaient jadis les seuls sultans des harems publics ; maintenant les prêtresses de Vénus Callipyge ont pour amans des jeunes gens de famille, ils ne volent personne, ils ne rendent aucun service à la préfecture de police, ils ont même de l’honneur ! Ce qui ne les empêche pas d’envoyer leur femme au vague, et d’avoir conservé toutes les traditions du métier, hormis celles qui pouvaient les compromettre. Que l’on ne croie pas cependant que les filles de joie ont gagné à cet échange ; il y avait autrefois entre elles et leurs amans une certaine conformité de périls et d’infortunes qui rendait la communauté plus douce, communauté qui n’existe plus maintenant. Cependant celui qui s’est fait le despote d’une courtisane, à la charge par lui de la défendre envers et contre tous, s’il n’est ni voleur ni mouchard, est bien prêt de devenir tout cela.
Le monde des Macs était autrefois un monde à part. On voyait ces Messieurs, réunis dans les bouges de la Grève et des environs, prêts, au premier signal, à aller jeter par la fenêtre le malheureux qui, pour son malheur, était entré dans un des mauvais lieux qui, à cette époque, infestaient les rues de la Tannerie, de la Vieille-Lanterne, de la Vieille-Place-aux-Veaux, de la Mortellerie.
Les Macs de l’ancien régime étaient tous costumés de la même manière ; grand chapeau à cornes, cravate d’une ampleur démesurée, veste très-courte, pantalon large, bas à coins de couleur, et chaussure des magasins de la mère Rousselle. Une chique énorme et un bâton long et noueux leur servaient de signes de reconnaissance.
Les filles étaient chargées de pourvoir aux besoins et aux plaisirs de MM. les Macs, et, à cet effet, chacune d’elles avait un compte ouvert chez Dupuis, la mère Bariol, la mère Sans-Refus, taverniers en grande renommée à cette époque. Chaque Mac inscrivait sur une ardoise sa dépense, que sa femme était chargée de payer. L’éponge passée sur une ardoise servait de quittance générale. (Voir Rutière).

Delvau, 1864 : Abréviation de maquereau.

Ça m’ fera peut-être rigoler un brin, de changer d’rôle, et de mac devenir miché.

(Lemercier de Neuville)

Après tout, ce n’est pas si bête
D’avoir fait quatre cents binettes.
D’hommes de lettr’s, de peintr’s et de mac ?

(A. Pothey)

Delvau, 1866 : s. m. Apocope de Maquereau, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Apocope de maquereau, souteneur de filles ; et mecque avec changement de l’a en e. — De maque, marchand ; d’où maquignon.

Virmaître, 1894 : Diminutif de maquereau. Quelques-uns écrivent mec, d’autres mecque. C’est mac qui est le vrai mot (Argot des souteneurs).

Rossignol, 1901 : Individu qui vit du produit d’un labeur vaginal.

Hayard, 1907 : Souteneur.

France, 1907 : Abréviation de maquereau.

Marque de la vaisselle

Delvau, 1864 : Le membre viril, — avec lequel nous poinçonnons à notre chiffre le vagin des femmes, qui cependant n’a pas besoin de cela pour être trouvé de bon aloi et pour circuler de main en main.

Moucher la chandelle

Delvau, 1864 : Retirer son membre du vagin de la femme, au moment de l’éjaculation, afin que le suif qui en coule ne le brûle pas, et surtout n’y dépose pas de la semence d’enfante.

Comment, disait-il,
D’un mari, ma belle,
Malgré la chandelle
Tromper l’œil subtil ?
— Mouchez, disait-elle.

(Victor Mabille)

Larchey, 1865 : S’adresser pour l’explication aux cinq vers suivants qui jouent très-finement sur le mot :

Comment, disait-il, D’un mari, ma belle, Malgré la chandelle, Tromper l’œil subtil ? — Mouchez, disait-elle.

V. Mabille.

Delvau, 1866 : v. a. Être décidé à mourir sans postérité. On dit aussi Effacer.

Rigaud, 1881 : Pour les collégiens, c’est s’inspirer du jeune Onan. Pour les hommes mariés, c’est suivre l’école matrimoniale de Malthus.

France, 1907 : S’abandonner à des pratiques solitaires ; être décidé, dit Delvau, à mourir sans postérité.

Nature de la femme (la)

Delvau, 1864 : Messire le Con, qui, comme son seigneur et maître le vit, ne manque pas de prénoms. Ainsi : L’abricot fendu, l’affaire, l’angora, l’anneau d’Hans Carvel, l’atelier, l’autel de Vénus, l’avec, la bague, le baquet, le bas, les basses marches, le bassin, le bénitier, le bijou, le bissac, la blouse, le bonnet a poil, le bonnet de grenadier, la bouche d’en bas, la bourse à vit, la boutique, le brasier, la brèche, le cabinet, le cadran, la cage, le calendrier, le calibistri, le calibre, le cas, la cave, la caverne, ça, le Céleste-Empire, le centre, le champ, le chandelier, le chapeau, le chat, le chaudron, le chemin du paradis, la cheminée, le chose, la cité d’amour, le clapier, le cœur, la coiffe, le combien, le concon, le connin, le connusse, le conneau, le cornichon, le conil, la coquille, le corridor d’amour, la crevasse, le dédale, le devant, la divine ouverture, l’écoutille, l’écrevisse, l’empire du Milieu, l’entonnoir, l’entremise, l’entre-deux, l’entresol, l’éteignoir, l’éternelle cicatrice, l’étoffe à faire la pauvreté, l’étui, la fondasse, la fente, la figue, le formulaire, le fruit d’amour, le golfe, la guérite, le harnois, le hérisson, l’hiatus divin, l’histoire, le jardin d’amour, la lampe amoureuse, la lampe merveilleuse, la lanterne, la latrine (un vieux con), le machin, le mal joint, la marchandise, messire Noc, le mirliton, le mortier, le moule à pine, le moulin-à-eau, la moniche, le noir, l’objet, les Pays-Bas, le petit lapin, Quoniam bonus, le réduit, le salon du plaisir, le Sénégal, la serrure, le tabernacle, le temple de Cypris, la tirelire, le trou chéri, le trou de service, le trou madame, le trou mignon, le trou par où la femme pisse, le trou velu, le vagin, etc., etc.

La risée des femmes fut grande, quand ils virent la femme de Landrin lui montrer sa nature.

(P. de Larivey)

Et je crois que votre nature
Est si étroite à l’embouchure,
Qu’on n’y pourrait mettre deux doigts.

(Théophile)

Passant les doigts entre les poils qui sont dessus la motte, laquelle il empoigna aussi, faisant par ce moyen entr’ouvrir la fente de ma nature.

(Mililot)

Mais le monstre, avec joie inspectant ma nature,
Semblait chercher comment et de quelle façon
J’allais être foutue ; en cul, con ou téton :
Qu’il regardait déjà comme étant sa pâture.

(Louis Protat)

Novateurs des plaisirs

Delvau, 1864 : Noms tirés de l’oubli, ou supposés par l’auteur de l’Art priapique.

Ah ! qu’ils faisaient l’amour platement autrefois,
Ces chevaliers errants, ces paladins courtois !
Filant à leurs beautés une tendresse pure,
Ils pensaient que les foutre était leur faire injure,
Pinus sut le premier, dans ces siècles grossiers,
Cocufier plusieurs de ces preux chevaliers.
Tribadinus après fit fleurir l’encuissade ;
Loyola fut, dit on, père de l’enculade ;
Vaginus renchérit par-dessus ces ribauds
Et créa pour jouir des moyens tout nouveaux ;
Gamahu, qui suivit, eut une autre méthode :
Il devint, par sa langue, un ribaud à la mode
Et longtemps, près du sexe, eut un heureux destin.
Mais les imitateurs de ce sale mâtin,
Accablés de mépris par un goût si grotesque,
Abjurèrent bientôt leur méthode tudesque.
Ce paillard ordurier, trébuché de si haut,
Rendit plus retenus Chancrin et Poulinot.
Enfin Priapus vint et, le premier en France,
Corrigeant l’art de foutre, en bannit la licence ;
D’un vit mis en sa place enseigna le pouvoir,
M réduisit la couille aux règles du devoir.

(L’Art priapique.)

Pieu (le)

Delvau, 1864 : Le membre viril — qu’où enfonce dans ce terrain mouvant qu’on appelle le vagin de la femme.

Jamais mon pieu ne ballotte,
Et sitôt qu’je l’ pousse d’un bord,
Crac ! il se dress’ comme un r’ssort.

(G. de la Landelle)

Planter des cornes

Delvau, 1864 : Introduire son membre dans le vagin d’une femme mariée à un autre homme, — ce qui fait pousser des cornes à celui-ci et quelquefois un enfant à celle-là.

Plomber

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Puer.

Vidocq, 1837 : v. a. — Puer.

M.D., 1844 : Sentir mauvais.

un détenu, 1846 : Puer, exhaler de mauvaises odeurs.

Halbert, 1849 : Puer.

Delvau, 1864 : Se dit de l’odeur particulière que porte avec soi la femme qui ne se lave pas, ou qui échauffe trop son vagin seule ou en collaboration avec les hommes.

Nom d’un’ trombe !
Comm’ ça plombe
Dans ta vieille catacombe !

(Parnasse satyrique)

Delvau, 1866 : v. n. Donner à quelqu’un des raisons de se plaindre du « divin archerot ».

Delvau, 1866 : v. n. Être lourd, pesant — comme du plomb.

Delvau, 1866 : v. n. Exhaler une insupportable odeur, — dans l’argot des faubouriens, qui se souviennent des plombs du vieux Paris, plus funestes que ceux de Venise. Plomber de la gargoine. Fetidum halitum emittere.

Rigaud, 1881 : Communiquer la syphilis. — Être plombé, avoir du plomb de Vénus dans l’aile. — Sentir mauvais, répandre une odeur qui rappelle celle des plombs. — Plomber du goulot, sentir mauvais de la bouche.

Rigaud, 1881 : Sonner. — La guimbarde ne plombe plus, la pendule ne sonne plus.

La Rue, 1894 : Sentir mauvais. Communiquer la syphilis.

Rossignol, 1901 : Puer. On dira aussi : Ça plombe, qui a écrasé une perle ?

France, 1907 : Donner la syphilis.

France, 1907 : Sentir mauvais ; argot populaire. « Elle est aimable et jolie, mais elle plombe du goulot. Ça vient de ce qu’elle a été plombée dans le temps. »

Politesse (faire une)

Delvau, 1864 : Décaloter son prépuce en bradant devant une femme, et le lui introduire dans le vagin, pour lui prouver tout son respect — et la faire jouir par la même occasion.

J’m’offre à lui faire un’ politesse :
Ell’ m’répond oui modestement.

(Chanson anonyme moderne)

Il a voulu de quelque politesse
Payer au moins les soins de son hôtesse.

(Voltaire)

Tous les jours quatre politesses
Seront le pain quotidien.

(Collé)

Rétrécir (se)

Delvau, 1864 : Se laver souvent le vagin avec des astringents, afin d’en rapprocher les parois et de faire croire ainsi — aux innocents — qu’ils prennent un pucelage.

À se rétrécir elle excelle
Et joint aux airs d’une pucelle
La plus profonde instruction.

(H. Raisson)

Sentir (le)

Delvau, 1864 : Sentir le membre de l’homme entrer profondément dans le vagin de la femme et y remuer.

— J’y suis.
Le sens-tu, Philis ?
— Oui, Lycas, poursuis ;
Tu te raidis
Contre l’obstacle.

(Collé)

Sonner le bouton ou le tocsin

Delvau, 1864 : Branler une femme ou un homme, — la femme avec le doigt, l’homme avec la

Le cochon sonnait le tocsin
Sur le bouton de son vagin
Avec son médium sans corne.

(A. Watripon)

Tout aussitôt sur son lit il la couche,
Sonne au bouton !
La reine alors déchargeant dans sa bouche,
Dit que c’est bon !

(La Gastibelzade)

Vagin

Delvau, 1864 : La nature de la femme, qui sert d’étui (vagina) à la grosse aiguille de l’homme.

Le Grec se sauve en Italie ;
Le morpion grimpe au vagin
D’une fillette assez jolie.

(B. de Maurice)

Vierge

Delvau, 1864 : Fille qui n’est pas encore devenue femme, c’est à-dire dont le vagin n’a pas encore été habité par un membre viril, — mais dont l’imagination a été hantée par mille visions lubriques.

Non, je n’appelle pas vierge une jeune fille
Qui donne des cheveux à son petit cousin,
Ou qui, chaque matin, se rencontre et babille
Avec un écolier dans le fond du jardin.

(Alph. Karr)

Je veux mourir, si je me souviens d’avoir jamais été vierge ! dit Quartilla à Encolpe, — et beaucoup de femmes pourraient en dire autant.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique