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Faltranck

France, 1907 : Boisson composée de vulnéraires. Germanisme ; mot à mot, boisson pour chutes.

Tout le monde connait l’usage de ces plantes qui sont un mélange des principales herbes dites vulnéraires, qu’on récolte dans le temps de leur floraison sur les montagnes de la Suisse et de l’Auvergne. Dans les faltrancks ordinaires, on emploie les feuilles et les fleurs de bugle, de pervenche, de verge d’or, de véronique, de pied-de-chat, de pied-de-lièvre, de langue-de-cerf, d’armoise, de pulmonaire, de verveine, d’aigre-moine, de petite centaurée, de menthe, etc.

(Dr A.-F. Aulagnier)

Porter (en)

Larchey, 1865 : Être trompé. — Mot à mot : porter des cornes.

Dis donc, Miroux…, de quoi donc que Mme Miroux te fait porter ?

(Gavarni)

Delvau, 1866 : Être trompe par sa femme, — dans l’argot du peuple, qui fait allusion aux cornes dont la tradition orne depuis si longtemps le front des maris malheureux. En faire porter. Tromper son mari.

Rigaud, 1881 : Être trompé par sa femme ; c’est-à-dire porter des cornes, être coiffé à la manière des maris trompés. — La femme qui trompe son mari, lui en fait porter.

France, 1907 : Être cocu ; le mot cornes est sous-entendu. En faire porter, tromper son mari ; argot populaire.

Avoir un gendre ! Ah ! c’est superbe !
Quand nous irons tous à Meudon,
L’été prochain, dîner sur l’herbe,
Ça s’ra lui qui port’ra l’melon.
Ma femm’, qu’a d’l’esprit quand a’ cause,
Craint qu’Véronique ait fait le vœu
D’y fair’ porter… même autre chose !

(Émile Carré)

Véronique

Rigaud, 1881 : Lanterne, — dans le jargon des chiffonniers.

La Rue, 1894 / France, 1907 : Lanterne.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique