Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Antroller

anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Emporter.

Antroller

Vidocq, 1837 : v. a. — Emporter.

Boutange, boutrolle

Rigaud, 1881 : Boutique. — Courteau de boutange, commis de magasin.

Dabe

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Maître, père, roi.

un détenu, 1846 : Père.

Halbert, 1849 : Père, maître.

Larchey, 1865 : « C’est notre dabe, notre maître. »

(Balzac)

L’étymologie de dabe est incertaine. Il est à noter que dam avait au moyen âge la même signification.

Larchey, 1865 : Dieu.

Mercure seul tu adoreras comme dabe de l’entrollement.

(Vidocq)

Larchey, 1865 : Père. — Dabuche : Mère. — Dabuchette : Jeune mère, belle-mère.

Rigaud, 1881 : Maîtresse, amante, — dans le jargon des souteneurs.

Ma dabe vient m’assister et me voir deux fois par semaine.

(Max. Du Camp, Paris, la Prostitution, t. m, 1875.)

anon., 1907 : Père. Mère.

Entôler, antroller

La Rue, 1894 : Entrer en fraude. Emporter.

Entrollement

Larchey, 1865 : Vol (Vidocq). V. Dabe, Antroller.

Entroller

anon., 1827 / Halbert, 1849 : Emporter.

Gueulard

d’Hautel, 1808 : Sobriquet fort incivil qui équivaut à gourmand, glouton, homme qui est fort sur sa bouche. On le donne aussi à celui qui se plaint continuellement, qui crie pour les plus petites choses.

anon., 1827 : Bissac.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Sac.

Bras-de-Fer, 1829 : Bissac.

Vidocq, 1837 : s. m. — Bissac.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Vidocq, 1837 : s. m. — Poële.

M.D., 1844 : Un sac.

Larchey, 1865 : Braillard. — Gueulard : Gourmand.

La gourmandise a aussi une place d’honneur dans le cœur de l’écolier ; mais comme c’est un vice réclamé par les moutards, la honte de paraître gueulard comme eux en arrête la manifestation.

(H. Rolland)

Gueulardise : Friandise. — Gueulard : poêle (Vidocq). V. Goulu. — Gueulard : Sac (id.). — Du vieux mot gueulle : gibecière, bourse (Roquefort). — Ce dernier sens confirme encore ce que nous avançons pour chanter. V. ce mot. L’homme qui chante ouvre sa gueule.

Delvau, 1866 : s. m. Gourmand. Signifie aussi Homme qui parle trop haut, ou qui gronde toujours à propos de rien.

Delvau, 1866 : s. m. Poêle, — dans l’argot des voleurs. Signifie aussi Bissac.

Rigaud, 1881 : Poêle. — Bissac.

Fustier, 1889 : Argot du peuple, de celui surtout oui, par métier, fréquente les Halles. Le gueulard est un individu à la voix claire et forte que louent certains marchands des quatre-saisons pour annoncer le contenu de leurs petites voitures. Ce n’est point une profession à dédaigner que celle de gueulard, et je sais de ces industriels qui gagnent plus de trois francs par jour. Ce sont, il est vrai, les forts ténors de la partie !

… Les autres s’emploient comme gueulards, profession non classée dans le Bottin…

(Français, nov. 1884)

La Rue, 1894 : Poêle. Bissac. Poche.

France, 1907 : Bissac, poêle, poche. « Ils trollent généralement à leur côté un gueulard avec une rouillade pour mettre le pavois. »

France, 1907 : Gourmand.

France, 1907 : Ton tranché, violent, criard, dans l’argot des peintres.

On dit que la Bretagne est grise !!! Si la lumière y est douce, tamisée, en revanche il y a de la couleur à revendre. Éclairez-moi tout cela d’un grand soleil et ce serait gueulard en diable.

(A. Verchin, Sept jours en torpilleur)

Habin, habine

France, 1907 : Chien, chienne ; corruption de happin.

Ils trollent cette graisse dans leur gueulard, en une corne, et quand les habins la sentent, ils leur disent rien, au contraire, ils font fête à ceux qui la trollent.

(Le Jargon de l’argot)

Millard

Vidocq, 1837 : s. m. — Mendiant de l’ancien Paris, qui ne reconnaissait pas l’autorité du grand Coësré.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

France, 1907 : Variété de mendiants qui portent une besace sur leurs épaules et opèrent plus spécialement dans les campagnes.

Millards sont ceux qui trollent sur leur andosse de gros gueulards ; ils truchent plus aux champs qu’aux vergnes, et sont haïs des autres argotiers, parce qu’ils morflent ce qu’ils ont tout seul.

(Le Jargon de l’argot)

Trôler

Rigaud, 1881 : Rôder.

La Rue, 1894 : Porter. Rôder. Faire la trôle, aller de magasin en magasin offrir sa marchandise.

Hayard, 1907 : Vendre en marchant.

France, 1907 : Aller de porte en porte, de café en café pour vendre un objet quelconque généralement fabriqué par celui qui cherche à le vendre : de l’allemand trollen, rouler.

France, 1907 : Rôder, aller çà et là ; provincialisme.

Troller

Halbert, 1849 : Porter.

Delvau, 1866 : v. a. Porter, — dans l’argot des voleurs.

Delvau, 1866 : v. n. Remuer ; aller çà et là, trimer. Argot du peuple.

Virmaître, 1894 : Porter. A. D. Troller veut dire marcher.
— On te voit troller partout, tu ne travailles donc pas ?
Il existe au faubourg Antoine des ouvriers ébénistes en chambre qui confectionnent des meubles pour leur compte.
Ils trollent pour les vendre depuis la rue de la Muette jusqu’à la Bastille, généralement le samedi ; ce jour-là, le trottoir se nomme la trolle (Argot des ébénistes). N.

Trolleur

Halbert, 1849 : Commissionnaire.

Delvau, 1866 : s. m. Marchand de peaux de lapin, — chineur quand il achète et trolleur quand il revend.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique