France, 1907 : Commis, cul-de-plomb ; du vieux mot blaiche, paresseux.
Et les ouvriers, en vidant à midi une bonne chopine, la trogne allumée, les regards souriants, se moquent des déjetés, des blaichards.
(Richepin, Le Pavé)
Blaichard
France, 1907 : Commis, cul-de-plomb ; du vieux mot blaiche, paresseux.
Et les ouvriers, en vidant à midi une bonne chopine, la trogne allumée, les regards souriants, se moquent des déjetés, des blaichards.
(Richepin, Le Pavé)
Dos (faire la bête à deux)
France, 1907 : Accomplir l’acte vénérien.
En son age viril épousa Gargamelle, fille du Roi des Parpaillons, belle gouge et bonne trogne. Et faisoient eux deux souvent ensemble la bête à deux dos, joyeusement se frottant leur lard, tant qu’elle engrossa d’un beau fils, et le porta jusqu’à l’onzième mois.
(Rabelais)
Enluminer
d’Hautel, 1808 : S’enluminer. S’enluminer la trogne. Se mettre en ribotte ; boire à en perdre la raison et l’équilibre.
d’Hautel, 1808 : Une figure enluminée. C’est à-dire, une face rougeaude et rubiconde ; un visage d’ivrogne.
Frimousse
Ansiaume, 1821 : Figure, visage.
Je lui ai moucheté 3 camoufflets sur la frimousse.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Visage.
Larchey, 1865 : Visage. — Diminutif de Frime.
C’est bien là le son du grelot, si ce n’est pas la frimousse.
(Balzac)
On a dit aussi firlimousse :
Je voy bien à leur physionomie ou firlimousse, mine et trogne, que l’une est subjecte au vin.
(Parlement nouveau, par D. Martin, Strasbourg, 1660)
Delvau, 1866 : s. f. Visage, — dans l’argot des faubouriens. C’est pour ma frimousse. C’est pour moi. L’expression a des cheveux blancs :
«… De tartes et de talmouses,
On se barbouille les frimouses. »
a écrit l’auteur de la Henriade travestie.
La Rue, 1894 : Visage (de jeune femme, d’enfant).
Virmaître, 1894 : Vieille expression qui veut dire visage. On la trouve dans la Henriade travestie (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Visage.
France, 1907 : Visage, physionomie.
Une fois mariée, pourvue d’un éditeur responsable, elle saura bien se créer une existence selon ses goûts. Sa frimousse de Parisienne futée, sa tenue à peine réservée et qui se ferait volontiers provocante, ne laissent aucune hésitation sur les projets formés par cette petite tête à l’apparence frivole. Le choix de ses amants futurs l’inquiète plus que celui du mari qu’elle va chercher. Ah ! si elle était libre, comme elle mordrait vite à la pomme !
(Yvan Bouvier)
Et aux abois, retombée sur le trottoir avec, pour tout capital, sa frimousse drôle, ses lèvres et ce que Virelocque eût appelé son instrument de travail, elle avait enfin pensé à son petit guerluchon qui végétait là-bas, là-bas en province, se décidait à le reprendre, à lui demander le vivre et le couvert, comme un pauvre oiseau perdu qui cherche un colombier.
(Mora)
Pauvre Repoussoir ! Pauvre Taupe ! Elle suivait pour le contraste ; elle suivait pour mettre en valeur, grâce à son horrible frimousse, les charmes de madame ; elle suivait pour arrêter le bon client sous l’œillade amoureuse de sa compagne ; elle suivait pour jeter le p’sstt, p’sstt ! et se détourner, en gémissant : « Madame est belle !… Regarde-la… Ne me regarde pas… Aimez-vous !… » Elle suivait pour aider, pour souffrir, pour allumer, pour pleurer, — pour en mourir.
(Dubut de Laforest)
Macquart (chair à)
France, 1907 : Viande d’équarrisseur. Voir Bifteck.
Patrons ! tas d’Héliogabales !
D’effroi saisis,
Quand vous tomberez sous nos balles,
Chair à fusils,
Pour que chaque chien, sur vos trognes,
Pisse, à l’écart,
Nous leur laisserons vos charognes,
Chair à Macquart !
(Jules Jouy)
Ça t’étonn’ ?… ben, vrai, tu m’épates ;
C’est la vi’… faut porter l’licou
Tant qu’on tient un peu su’ ses pattes
Et tant qu’on peut en foute un coup,
Et pis après c’est la grand’ sorgue,
Toi, tu t’en iras chez Macquart,
Moi, j’irai p’têt ben à la Morgue,
Ou ben ailleurs… ou ben aut’ part.
(Aristide Bruant)
Pif
Vidocq, 1837 : s. m. — Nez.
Delvau, 1866 : s. m. Nez, dans l’argot du peuple. N’en déplaise à Francisque Michel qui veut faire ce mot compatriote de Barbey d’Aurevilly, je le crois très parisien. On disait autrefois se piffer de vin, ou seulement se piffer :
On rit, on se piffe, on se gave !
chante Vadé en ses Porcherons. Se piffer de vin, c’est s’empourprer le visage et spécialement le nez, — le pif alors ! On dit aussi Piton.
La Rue, 1894 : Nez. Vin. Se piffer, s’enivrer.
France, 1907 : Nez. Abréviation du vieil argot se piffer, boire. En buvant longtemps et ferme on se culotte le nez, on se fait un pif. Suivant Émile Goujet, auteur de l’Argot musical, ce mot viendrait du vieux français pifre, fifre, en italien piffero ; ce serait alors un jeu de mot sur flûter.
Il y a nez et nez, ceci est incontestable : et le langage imagé du peuple, l’argot des foules et des casernes, nous rappellent par leurs expressions triviales pif, trogne, mufle, piton, que le nez s’écarte quelquefois des règles normales de la plastique. Malgré leur plate vulgarité, ces expressions n’en sont pas moins les reflets d’une saisissante vérité sur laquelle nous tomberons tous d’accord, si nous nous appliquons à observer un peu autour de nous.
(A. Bue, Revue prytanéenne)
La petite n’est pas bégueule,
Elle saurait, comme un chicard,
Avoir des mots gras plein la gueule
Et se tendre d’un grand écart.
Elle pourrai blaguer d’un geste
Les gens en frac, plus droits qu’un pal,
Et faire bondir son pied leste
Jusqu’au pif du municipal.
(Jean Richepin, Les Blasphèmes)
Plumet (avoir son)
Larchey, 1865 : S’enivrer. — Comparaison de la trogne à la couleur rouge d’un plumet d’uniforme.
N’est-ce pas que j’dois vous faire l’effet D’avoir c’qui s’appelle un plumet. Messieurs, c’est le picton !
(Ch. Voizo, Ch)
M. Alphonse Duchesne a fait une chanson intitulée : J’ai mon plumet. (Paris, Roger, 1863)
Rigaud, 1881 : Être complètement ivre. C’est être complet au point de vue de l’ivresse. — Pourrait bien être une allusion au plumet des Suisses, réputés, comme on sait, buveurs intrépides.
Je pense que c’était un suisse du quartier, car il avait un plumet.
(Aventures des bals et des bois, 1745)
France, 1907 : Être ivre.
Ma sœur, qu’était en train,
Ram’nait un fantassin ;
Ma fille, qu’avait son plumet,
Sur un cuirassier s’appuyait ;
Ma femme sans façon
Embrassait un dragon,
Ma bell’-mère au p’tit trot
Galopait au bras d’un turco.
(En revenant de la Revue)
On dit aussi dans le même sens : « avoir son jeune homme. » Au sujet de cette dernière expression, Philibert Audebrand raconte cette anecdote. Alfred de Musset, qui avait, comme on le sait, l’habitude de se griser avec de l’absinthe, se présente un jour, en 1853, chez M. Empis, alors directeur du Théâtre-Français. L’employé du théâtre auquel Musset s’adresse, le voyant ivre, croit devoir prévenir, avant de le laisser entrer, le directeur, et le dialogue suivant s’engage :
— Monsieur Le directeur…
— Quoi ? qu’y a-t-il ?
— Eh bien, c’est M. Alfred de Musset.
— Bon. Faites-le entrer.
— Mais, Monsieur le directeur…
— Quoi donc ?
— C’est qu’il a son petit jeune homme.
— Son petit jeune homme ? Qu’est-ce que ça fait ? Faites-le entrer avec son petit jeune homme.
M. Empis, ignorant celle expression argotique, croyait que Musset amenait avec lui un jeune ami.
Poivre
d’Hautel, 1808 : Cher comme poivre. Se dit d’une marchandise d’un prix exorbitant.
Ansiaume, 1821 : Poison.
Il a été butté, on lui a tranché un arpion pour avoir donné le poivre à sa daronne.
Vidocq, 1837 : s. m. — Poisson.
Larchey, 1865 : Ivre. — Du vieux mot poipre : pourpre. V. Roquefort. — Une trogne de buveur s’empourpre volontiers.
Je voyais bien qu’il était poivre.
(Monselet)
Delvau, 1866 : adj. Complètement ivre, — dans l’argot des faubouriens, habitués à boire des vins frelatés et des eaux-de-vie poivrées. Être poivre. Être abominablement gris.
Delvau, 1866 : s. m. Poisson de mer, parce que salé, — dans le même argot [du peuple], parfois facétieux.
Rigaud, 1881 : Eau-de-vie. — Un poivre, un verre d’eau-de-vie.
De la bière, deux poivres ou un saladier ?
(P. Mahalin)
Rigaud, 1881 : Poisson. M. Fr. Michel donne le mot sans autre explication ; il doit être pris dans le sens de « poisson », mesure de vin, d’ohpoivrier, poivrot, poivre, mine à poivre.
La Rue, 1894 : Ivre. Eau-de-vie. Syphilis. Poison.
France, 1907 : Eau-de-vie, verre d’eau-de-vie.
— De la bière, deux poivres ou un saladier ?
(Paul Mahalin)
France, 1907 : Ivre. « Canarder un poivre », voler un ivrogne.
Juliette. — Il me semble que j’ai entendu la voix de mon homme… Hé ! Roméo ! tu ne tiens donc plus sur tes jambes ?
Roméo. — J’ai cru que t’étais poivre, alors j’ai voulu faire comme toi, par politesse.
Juliette. — C’était une frime du corbeau… Mais puisque te v’là rond, faut que je le sois aussi…
(Le Théâtre Libre)
Rougir la trogne (se)
France, 1907 : Boire avec excès. Synonyme de se piquer le nez.
Le Lock, l’Île-aux-moutons, le fort Sygogue,
Un peu plus bas
Se trouv’ Saint-Nicolas,
C’est là ousque l’on va s’rougir la trogne.
(Chanson du Glenans)
Soulographie
Vidocq, 1837 : s. f. — Ivrognerie.
Delvau, 1866 : s. m. Ivrognerie dégoûtante.
Rigaud, 1881 : Ivrognerie constitutionnelle.
France, 1907 : Ivresse.
S’agit-il, par exemple, de suivre tous les degrés de la soulographie, remarquez la progression parfaite indiquée par les quarante-six termes qui suivent, dont nous avons justifié l’existence par de nombreux exemples. Sans rentrer l’un dans l’autre, ils ont leur signification propre. — Chacun indique, dans l’état, une nuance.
Au début, nous rencontrons les neuf verbes : être bien, avoir sa pointe, avoir un grain, être monté, en train, poussé, parti, lancé, en patrouille.
Un peu plus loin, nous voyons l’homme légèrement ému ; — il sera tout à l’heure attendri, il verra en dedans, et se tiendra des conversations mystérieuses. Cet autre est éméché ; il aura certainement demain mal aux cheveux.
Pour dépeindre les tons empourprés par lesquels va passer cette trogne de Silène, vous n’avez que la liberté du choix entre : teinté, allumé, pavois, poivre, pompette, ayant son coup de soleil, ayant son coup de sirop, son coup de bouteille, son plumet, sa cocarde, se piquant ou se rougissant le nez.
De la figure passons à la marche. — L’homme ivre a quatre genres de port qui sont également bien saisis. Ou il est raide comme la justice et lasse trop voir par son attitude forcée combien il lui en coûte de commander à la matière ;
Ou il a sa pente (ce qui arrive souvent quand on est dans les vignes), et il marche comme si le terrain lui manquait ;
Ou il festonne, brodant de zigzags capricieux la ligne droite de son chemin ;
Ou il est dans les brouillards… tâtonnant en plein soleil, comme s’il était perdu dans la brume.
Attendons dix minutes encore ; laissons notre sujet descendre au plus bas, et vous pourrez dires indifféremment : Il est chargé, gavé, plein, complet, pion, rond comme une balle, mouillé, humecté, bu, pochard, casquette, il a sa culotte, son casque, son toquet, son sac, sa cuite, son affaire, son compte, il est soûl comme trente mille hommes, il en a jusqu’à la troisième capucine. — Ce n’est plus un homme, c’est un canon chargé jusqu’à la bouche.
(Lorédan Larchey)
Trimer
d’Hautel, 1808 : Pour dire travailler péniblement ; faire beaucoup de chemin à pied.
Vidocq, 1837 : v. a. — Marcher.
Halbert, 1849 : Marcher.
Delvau, 1866 : v. a. Aller ou venir inutilement ; se morfondre dans l’attente. Argot des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Marcher pour placer de la marchandise.
La Rue, 1894 : Marcher. Se donner de la peine, travailler dur. Raccrocher dans la rue.
Virmaître, 1894 : Aller et venir inutilement, se morfondre. A. D. De trimer on a fait trimard, raccrocher, c’est-à-dire travailler, c’est le vrai sens du mot.
— Je trime d’un bout de l’année à l’autre pour élever mes gosses, et je n’en suis pas plus avancé.
Trimer veut dire travailler péniblement (Argot du peuple). N.
Rossignol, 1901 : Travailler.
Il faut trimer ferme pour élever sa famille.
Hayard, 1907 : Travailler.
France, 1907 : Travailler dur, peiner.
Un paria dans la société moderne, l’employé ! Tout conspire contre lui. Tout se ligue pour l’excéder. Contre lui tout devient arme. Il est victime de l’ordre social, des institutions, des mœurs, de la condition du travail, de l’abondance des demandes d’emplois, de la rareté des offres, de la concurrence famélique de ses congénères, de la cherté des vivres, de l’iniquité de l’impôt. Ouvrier sans métier, travailleur sans outils, il peine et trime devant un établi installé en face d’un étau mouvant. Il végète sur sa chaise romme l’oiseau sur la branche, Au premier coup de vent tout se casse sous lui, et il n’a pas d’ailes comme l’oiseau pour s’envoler plus loin chercher une branche plus solide, en sifflant sa chanson pour narguer le vent mauvais.
Comme l’esclave antique, l’employé a un patron plus impitoyable et plus exigeant que le patricien romain. Il n’a pas la vie animale assurée comme les noirs qui, dans le Sud américain, étaient naguère encore attachés à la plantation. C’est un animal domestique qui jamais ne cherche à briser sa laisse. Il n’a qu’une seule angoisse : devenir libre. Ça se traduit en effet pour lui, la liberté, par ce mot terrible : famine. Il faut qu’il demeure enchaîné pour brouter. Encore le maître s’occupe-t-il peu de savoir si sa mangeoire est remplie tous les matins.
(Edmond Lepelletier)
Y’en a qui, cherchant d’la besogne,
Prient le ciel de n’pas en trouver,
Soyons just’ ! Pour rougir sa trogne,
Y faut commencer par trimer.
(Marc Anfossi)
Trognade
Rigaud, 1881 : Gâteaux, fruits, sucreries, — dans le jargon des collégiens. — Trogner, manger des friandises. — Trognerie, action de trogner. — Trogneur, qui mange beaucoup de friandises.
France, 1907 : Friandise ; argot des écoliers.
Trognard
France, 1907 : Individu au visage coloré par une ivresse chronique, un porteur de trogne.
Mais soudain, sur la plus haute marche de l’escalier, apparurent les plus infirmes, ceux des recoins de chambres, dix, trente, cinquante venus d’en haut, d’en bas, dégringolés de leurs litières ou de leurs lits de camp : des trognards de six pieds, bamboches divertis d’aller crever en plein air, d’affreux nains qui rampaient, affamés de mort, sur leurs pattes criblées de plomb, rauquaient à pleine poitrine, et disloquaient les bras vers la porte, vers la bataille.
(Georges d’Esparbès)
Trogne
d’Hautel, 1808 : Pour visage rubicond, jovial et facétieux ; mine de jubilation, comme l’ont ordinairement les bons buveurs.
Une trogne enluminée ; une rouge trogne.
Halbert, 1849 : Figure.
Delvau, 1866 : s. f. Visage, — dans l’argot du peuple, qui le dit surtout de toute tuberosa faciès. Belle trogne. Visage empourpré et embubeletté, comme le sont presque tous les visages d’ivrognes. Le mot a des chevrons :
Il faut être Jean Logne
Pour n’aimer pas le vin ;
Pour moi, dès le matin
J’enlumine ma trogne
De ce jus divin !
a chanté le goinfre Saint-Amand.
Virmaître, 1894 : Le visage. Quand un individu a la trogne couperosée, dans le peuple, on lui lance cette plaisanterie :
— C’est ta femme qui boit, et c’est toi qui a le nez rouge.
Avoir une trogne de vin de Bourgogne, c’est une trogne d’ivrogne (Argot du peuple).
Trogner
France, 1907 : Manger des friandises ; argot des écoliers
Trogneur
France, 1907 : Mangeur de friandises ; argot des écoliers.
Trognon
d’Hautel, 1808 : Un petit trognon. Terme de mépris ; pour dire une fille de petite taille, réplète, surchargée d’embonpoint.
J’en fais autant de cas que d’un trognon de choux. Pour dire que l’on n’a aucune considération pour quelqu’un.
Larchey, 1865 : Petite femme.
En lorgnant la brunette, j’lui dis : Mon petit trognon
(Les Amours de Jeannette, ch., 1813)
Delvau, 1866 : s. f. Petite fille, le cœur d’une femme, — dans l’argot du peuple.
Delvau, 1866 : s. m. Tête, — dans l’argot des faubouriens, moins polis que les gueux anglais, qui eux disent Costard (grosse pomme). Dévisser le trognon. Tordre le coup à quelqu’un.
Virmaître, 1894 : Expression de tendresse, comme mon petit chat, mon petit lapin bleu.
Qu’il est joli, qu’il est mignon,
Qu’il est gentil mon p’tit trognon, (Argot du peuple).
France, 1907 : Petite fille, jolie fillette, mot d’amitié ; métaphorique, littéralement, le milieu, l’entrejambe.
Les gandins mettaient pour vous suivre
Un louis en guise de lorgnon ;
À présent, mon pauvre trognon,
Vous ne savez plus comment vivre,
Vos appas, vos dents, vos cheveux,
Tout est parti, mon amoureuse…
Une place de balayeuse,
C’est ce qui vous irait le mieux.
(Léon Rossignol, Lettres d’un Mauvais Jeune homme à sa Nini)
France, 1907 : Tête, cervelle ; argot populaire.
— Comment, scrongnieugnieu, faut donc que j’vous l’répète cinquante fois, qu’c’est à cause des sales idées que vous m’avez foutues dans l’trognon, vous et Kelsalbecq, que d’puis huit jours j’suis dévasté d’un embêtement vraiment consécutif.
(G. Frison)
Dévisser le trognon, tuer.
France, 1907 : Visage ; expression populaire pour trogne.
Les belles, les belles
À l’or sont fidèles,
Lanlaire, lanlin !
Le jus de la treille
Fait trognon vermeil…
(Vieille chanson)
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