Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Chiner

Larchey, 1865 : Aller à la recherche de bons marchés.

Remonenq allait chiner dans la banlieue de Paris.

(Balzac)

Les roulants ou chineurs sont des marchand d’habits ambulants qui, après leur ronde, viennent dégorger leur marchandise portative dans le grand réservoir du Temple.

(Mornand)

Delvau, 1866 : v. n. Brocanter, acheter tout ce qu’il y a d’achetable — et surtout de revendable — à l’hôtel Drouot.

Rigaud, 1881 : Crier dans les rues, — dans le jargon des marchands d’habits ambulants. Quand ils parcourent la ville, au cri de : « habits à vendre ! » ils chinent, ils vont à la chine.

Rigaud, 1881 : Critiquer, se moquer de.

Rigaud, 1881 : Porter un paquet sur le dos ; trimballer de la marchandise, — dans le jargon des marchands ambulants : c’est une abréviation de s’échiner.

Merlin, 1888 : Médire de quelqu’un ; le ridiculiser.

Fustier, 1889 : Travailler. (Richepin) — Plaisanter.

La Rue, 1894 : Crier et vendre dans les rues ; Brocanter. Plaisanter.

Virmaître, 1894 : Blaguer quelqu’un. — Il est tellement chineur que tout le monde passe à la chine (Argot du peuple). N.

Virmaître, 1894 : Courir les rues ou les campagnes pour vendre sa camelotte. Chiner est synonyme de fouiner. Comme superlatif on dit chignoler (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Blaguer, plaisanter quelqu’un est le chiner ; celui qui chine est aussi un chineur.

Rossignol, 1901 : Le marchand d’habits qui court les rues pour acheter de vieux vêtements, c’est un chineur, il fait la chine. Le marchand ambulant chine sa camelote de porte en porte. Le marchand de chiffons qui court les rues est aussi un chineur. Il y a aussi le chineur à la reconnaissance du mont-de-piété dont le montant du prêt est toujours surchargé et qui cherche à escroquer un passant, Le camelot qui offre sa marchandise aux abords des cafés est chineur. On remarque encore le chineur au balladage qui vend dans une voiture dite balladeuse ; le chineur à la boîterne, avec une boîte.

Hayard, 1907 : Blaguer, courir les rues et la campagne pour vendre ou acheter.

France, 1907 : Faire le chinage.

France, 1907 : Médire, se moquer.

C’est vrai que j’comprends pas grand’chose
À tout c’qu’y dis’nt les orateurs,
Mais j’sais qu’is parl’nt pour la bonn’ cause
Et qu’i’s tap’nt su’ les exploiteurs.
Pourvu qu’on chine l’ministère,
Qu’on engueul’ d’Aumale et Totor
Et qu’on parl’ de fout’ tout par terre !…
J’applaudis d’achar et d’autor.

(Aristide Bruant)

France, 1907 : Travailler avec ardeur ; abréviation de s’échiner.

Faire aller en rateau

Virmaître, 1894 : Trimballer quelqu’un et le remettre toujours au lendemain (Argot du peuple).

Lichoter un rigolboche

Fustier, 1889 : Argot du peuple. Faire un bon dîner.

On va trimballer sa blonde, mon vieux ; nous irons lichoter un rigolboche à la place Pinel.

(Huysmans, les Sœurs Vatard)

France, 1907 : Faire ripaille.

— On va trimballer sa blonde, mon vieux ; nous irons lichoter un rigolboche…

(Huysmans, Les Sœurs Vatard)

Particulière

Larchey, 1865 : Fille suspecte.

Les mauvaises têtes du quartier qui tiraient la savate pour les particulières de la rue d’Angoulême.

(Ricard)

Voilà qu’un mouchard m’amène une particulière assez gentille.

(Vidal, 1833)

Larchey, 1865 : Maîtresse.

Ce terme, si trivial en apparence, appartient à la galanterie la plus raffinée et remonte aux bergers du Lignon. On lit à chaque instant dans l’Astrée : Particulariser une dame, en faire sa particulière dame, pour lui adresser ses hommages. Ces locutions ont sans doute été transmises par le Secrétaire des amants à nos soldats, qui n’ont fait que les abréger.

(Laveaux)

Dans l’armée, particulier et particulière sont synonymes de bourgeois et bourgeoise.

Delvau, 1866 : s. f. Maîtresse, bonne amie, — dans l’argot des troupiers. D’après Laveaux, cette expression remonterait aux bergers du Lignon, c’est-à-dire au XVIIe siècle. « On lit à chaque instant dans l’Astrée : Particulariser une dame, en faire sa particulière dame, pour lui adresser des hommages. Ces locutions ont sans doute été transmises par le Secrétaire des Amants à nos soldats, qui n’ont fait que les abréger. »

Fustier, 1889 : Femme légitime. Argot du peuple. Trimballer sa particulière, promener son épouse.

France, 1907 : Maîtresse, femme, fille ; argot de troupier. D’après Laveaux, cette expression remonterait aux bergers de Lignon, c’est-à-dire au XVIIe siècle. « On lit à chaque instant dans l’Astrée : Particulariser une dame, en faire sa particulière dame, pour lui adresser des hommages. Ces locutions ont sans doute été transmises par le Secrétaire des amants à nos soldats, qui n’ont fait que les abréger. »

(A. Delvau)

— Eh ben ! que répondit La Ramée, sans vous commander, mon colonel, je voudrais censément faire une connaissance.
Il n’avait pas plutôt fini de parler, qu’il vit sortir d’un buisson deux particulières comme il n’en avait même jamais vu et qu’il n’y a pas un officier qui puisse se vanter d’en avoir jamais eu une de ce calibre.

(Jules Noriac, Un grain de sable)

Trimballer

d’Hautel, 1808 : Traîner partout quelque chose avec soi ; railler, berner quelqu’un.
Il me trimballe depuis long-temps. Pour, il me berce de vaines espérances, il se moque de moi.

Vidocq, 1837 : v. a. — Conduire, transporter.

Halbert, 1849 : Conduire.

Larchey, 1865 : Marcher. — Mot à mot : baller sur la trime : se remuer dans la rue. V. Momir.Trimballeur de coni, de refroidi : Croque-morts (Vidocq).

Delvau, 1866 : v. a. Promener quelqu’un, traîner quelque chose.

Delvau, 1866 : v. n. Se promener, — dans l’argot des faubouriens.

La Rue, 1894 : Conduire. Transférer d’une prison à une autre.

Zozotte

Rigaud, 1881 : Argent ; — pour pézotte, — dans le jargon des souteneurs. — Mettre le doigt sur la zozotte, toucher à l’argent, voler de l’argent. — La zozotte à la Louis, l’argent de la maîtresse d’un souteneur.

La Rue, 1894 : Argent.

Virmaître, 1894 : Argent.
— Pas moyen de trimballer ma bidoche, j’ai pas de zozotte.
Zozotte
a aussi une autre signification dans le même argot :
— As-tu bien passé la première nuit de tes noces ?
— Mon cochon était tellement poivre qu’il a pioncé comme une marmotte toute la nuit.
— Alors, pas de zozotte ? (Argot des blanchisseuses). N.

Rossignol, 1901 : Argent.

France, 1907 : Argent. Zozotte à la Louis, argent que donne une prostituée à son souteneur. Mettre son doigt sur la zozotte, découvrir l’argent caché.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique