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Barbe (vieille)

Rigaud, 1881 : Et vieille barbe démocratique, pour désigner un vétéran de la démocratie. Raspail a été souvent appelé « vieille barbe » par ses adversaires politiques. Ennemie de toute innovation comme de toute transaction, la vieille barbe repousse l’opportunisme et ne connaît que le catéchisme des républicains de 1818. Elle n’a jamais voulu se laisser raser par aucun des gouvernements qui se sont succédé depuis cette époque.

M. Madier-Montjau lutte comme une vieille barbe qu’il est, à coups de théories déclamatoires.

(Figaro du 21 janvier 1879)

Vieille barbe est synonyme de ganache.

Invitez là tous les fossiles
Remis à neuf et rempaillés
Les vieilles barbes indociles,
Fourbus, casses, crevés, rouilles.

(Le Triboulet, du 29 fév. 1880)

C’est encore ce vieux père Blanqui, qui sera toujours le modèle des vieilles barbes.

(Le Triboulet, du 6 juin 1880)

Notaire

d’Hautel, 1808 : C’est autant que si les notaires y avoient passé. Se dit d’un homme qui observe exactement la parole.

Delvau, 1866 : s. m. Comptoir du marchand de vin, — dans l’argot des faubouriens, qui y font beaucoup de transactions, honnêtes ou malhonnêtes, et un certain nombre de mariages à la détrempe.

France, 1907 : Boutiquier qui fait crédit. Il inscrit, note les achats.

France, 1907 : C’est, pour les gens de la campagne, le synonyme d’homme d’esprit, de savant par excellence et aussi celui de l’homme menant une existence heureuse, confortable, bien au-dessus de celle du vulgaire. Savant comme un notaire, écrire comme un notaire, vivre comme un notaire sont des expressions courantes chez la plupart des paysans.
Il paraitrait cependant qu’il n’en a pas toujours été ainsi, du moins relativement au savoir des notaires qui, à une certaine époque, devait être bien médiocre, ainsi que le font observer MM. V. Lespy et P. Raymond, si l’on en juge par cette expression proverbiale usitée dans la vallée d’Ossau pour signifier qu’un jeune homme n’apprend pas grand’chose : Qu’en sabera prou ta sta noutari, il en saura assez pour être notaire. « Son père l’ayant fait instruire à écrire dans quelque ville voisine, en rendit enfin un beau notaire de village. »

(Montaigne, Essais)

Le notaire y a passé, il n’y a plus à y voir, on ne peut plus s’en dédire.

France, 1907 : Comptoir des marchands de vin : il reçoit l’argent ; et par ampliation, marchand de vin.

Tondeur

France, 1907 : Coiffeur spécialement chargé de la coupe des cheveux.

Le commerce des cheveux fait l’objet de transactions importantes et donne le branle à de nombreux intermédiaires ; industriellement, il occupe un personnel considérable, qui va du tondeur au posticheur, en passant par le douilleur, l’onduleur et l’implanteur.

(Pontarmé, Le Petit Parisien)

France, 1907 : Navire léger et rapide ; patois des marins de l’Ouest.

Avec la brise devenue maniable et régulière, le yacht, toute sa toile dehors, courait grand largue et paraissait bondir sur la mer, en s’élevant gracieusement à la lame, comme s’il eût voulu justifier son nom de Lévrier par la rapidité de sa course, et, à filer ainsi, fortement incliné sous la poussée du vent qui faisait vibrer ses agrès comme les cordes d’une harpe, ses grandes voiles blanches pareilles à des lames rigides qui rasaient parfois la surface de la mer, il réalisait bien le type de ces coureurs rapides baptisés du nom bizarre de tondeurs.

(Ivan Bouvier)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique