Vidocq, 1837 : v. a. — Craindre, épouvanter, effrayer.
Taffer ou tracquer
Tomber au plan
Larchey, 1865 : Être mis en prison.
Tu voudrais que je grinchisse sans tracquer de tomber au plan.
(Vidocq)
V. Manger.
Trac
un détenu, 1846 : Peur. Avoir le trac : avoir peur.
Larchey, 1865 : Peur. — Onomatopée. — Nos paysans donnent encore le nom de trac à une maladie qui cause un frisson perpétuel. — V. Bœuf.
Bien, voilà mon trac qui me reprend.
(Marc Michel)
Tracqueur : Poltron. — Tracquer : Craindre. V. Plan.
Delvau, 1866 : s. m. Peur, — dans l’argot du peuple. Avoir le trac. Avoir peur. Le trac, autrefois, c’étaient les équipages de guerre ; traca, dit Du Cange. « Compagnons, j’entends le trac de nos ennemis, » — dit Gargantua.
Rigaud, 1881 : Peur. — Flanquer le trac, faire peur.
La Rue, 1894 : Peur.
Virmaître, 1894 : Peur. Tracquer : avoir peur.
— J’ai un trac à tout casser (Argot du peuple). V. Taf.
Hayard, 1907 : Peur.
France, 1907 : Crainte, peur ; de l’allemand dreck, excrément.
Impossible de fermer l’œil. Je croyais avoir tué le vieux et je me voyais déjà pendu ou expédié au pénitentiaire. Pendant des heures je m’agitai sur mon lit, pris d’un effroyable trac, attendant le matin.
(Hector France, Chez les Indiens)
Cet effronté, pourri de vice,
De faire four ayant le trac,
Au villageois simple et novice
Sur son affiche sans mic-mac,
Promet un bureau de tabac,
Pour un autre garde ton vote,
Bon gogo, car ce bureau qu’il
Te promet, c’est une carotte…
(Jules Jouy)
anon., 1907 : Peur.
Tracquer
Delvau, 1866 : v. n. Avoir peur.
France, 1907 : Avoir peur, avoir le trac ; argot des voleurs.
Quoi ! tu voudrais que je grinchisse
Sans tracquer de tomber au plan,
J’doute qu’à grincher on s’enrichisse,
J’aime mieux gouéper, c’est du flan,
Viens donc remoucher nos domaines,
De nos fours goûter la chaleur,
Crois-moi, balance tes alènes ;
Fais-toi gouêpeur !
(Vidocq)
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