Delvau, 1866 : s. f. Coups donnés ou reçus.
Rigaud, 1881 : Volée de coups. — Flanquer une trépignée dans le gîte, administrer une volée soignée.
France, 1907 : Correction, volée de coups.
Il n’est bruit sur les planches de Trouville et dans le monde qui s’amuse que de l’énorme trépignée que la comtesse de X… vient d’administrer à Blanche D…, une blonde fort jolie, qui a reçu pendant longtemps à draps ouverts la noblesse espagnole.
Les chignons ont volé au plafond, les dentelles Jésurum ont été déchirées, les boucles d’oreilles ont été arrachées avec du sang.
Il n’a manqué qu’une chose à cette petite fête, c’est la fessée qu’une grande artiste administra un jour, à Bordeaux, à une cocotte devenue aujourd’hui une mondaine très huppée.
N’empêche que cette lutte à mains plates entre une demi-mondaine en vue et une comtesse authentique pour un jeune guerluchon constitue un des côtés intéressants de la grande semaine de Trouville.
(Gil Blas)
