Rossignol, 1901 : Voler de l’argent dans le tiroir-caisse d’un comptoir.
Faire le rade
Radin
Vidocq, 1837 : s. m. — Gousset.
M.D., 1844 : Tiroir de comptoir où l’on met l’argent.
un détenu, 1846 : Argent du comptoir.
Delvau, 1866 : s. m. Gousset de montre ou de gilet, — dans l’argot des voleurs. Friser le radin. Le débarrasser de sa montre.
Rigaud, 1881 : Gousset. — Radin fleuri, gousset garni, — dans le jargon des voleurs.
La Rue, 1894 : Gousset.
Rossignol, 1901 : Tiroir-caisse d’un comptoir, qui est aussi un rade.
France, 1907 : Gousset. Friser le radin, fouiller le gousset. C’est dans le radin qu’on met les radis.
Radiner
Rigaud, 1881 : Rentrer, revenir, retourner.
Le cousin Gustave qui radine de la Nouvelle-Calédo, me dit que là-bas, la veille du jour de l’an, on se marie.
(Le père Duchêne, 1879)
Les badingredins annoncent toujours que leur gosse va radiner.
(Le Sans-Culotte, 1879)
Radiner à la condition, rentrer à la maison. Radiner est sans doute une déformation du verbe rabziner qui, dans le patois picard, a la même signification.
Virmaître, 1894 : Revenir.
— Je radine à la piaule.
Radiner : faire le radin, voler le tiroir-caisse d’un comptoir.
Ce tiroir est nommé radin parce qu’il renferme des radis (sous) (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Venir, revenir.
Hayard, 1907 : Revenir.
France, 1907 : Revenir, arriver. Radiner à la piole, rentrer chez soi.
V’là les fanand’s qui radinent.
Ohé ! tas d’poch’tés,
Les gonciers qui nous jardinent
I’s’ront vraiment j’tés,
Nous la r’levons rien qu’dans l’riche,
Malgré nos rideaux.
Gare au bataillon d’la guiche !
C’est nous qu’est les dos.
(J. Richepin, La Chanson des gueux)
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