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Laffe

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : La vie. Esbigner la laffe, avoir la vie sauve.

Halbert, 1849 : La vie.

Delvau, 1866 : s. f. Potage, soupe, — dans l’argot des voleurs.

Virmaître, 1894 : Soupe. On dit aussi : mouise, tambouille. Les maçons disent mortier, parce qu’ils empilent du pain dans le bol tant qu’il en peut tenir, ce qui forme une pâtée épaisse qui ressemble à du mortier (Argot du peuple). N.

Hayard, 1907 : Soupe.

Tambouille

Delvau, 1866 : s. f. Ragoût, fricot, — dans l’argot des faubouriens. Faire sa tambouille. Faire sa cuisine.

Rigaud, 1881 : Ragoût de ménage ; cuisine sans prétention.

Fustier, 1889 : Delvau donne à ce mot le sens de ragoût, de fricot, ce qui est exact ; tambouille s’emploie aussi chez les soldats d’Afrique qui appellent ainsi leur gamelle.

La Rue, 1894 : Ragoût, fricot. La gamelle.

Virmaître, 1894 : Ragoût, fricot. Faire la tambouille, faire sa cuisine. A. D. Tambouille : battre.
— Je vais te foutre une tambouille que le tonnerre de Dieu en prendra les armes (Argot du peuple). N.

Hayard, 1907 : Soupe, ragoût, portion.

France, 1907 : Cuisine, ragoût. Faire la tambouille, cuisiner.

De mon temps, quand j’étais mousse (je ne sais si ça se fait encore), si en faisant la tambouille, le pauvre loupiot avait laissé brûler les fayots, ne les avait pas fait cuire assez, ou les avait trop salés, c’était la mode de lui faire bouffer la ration de tout le monde. On gavait le petit malheureux jusqu’à ce que ça lui sorte de la bouche, ou qu’il soit aux trois quarts étouffé.

(Berdindin, gabier de poulaine. — La Sociale)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique