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Écossais

Larchey, 1865 : Homme sans pantalon. — Les Écossais ont les jambes nues. — Hospitalité écossaise : Hospitalité gratuite. — Usité depuis les représentations de la Dame blanche.

Delvau, 1866 : s. et adj. Hospitalier, — dans l’argot des gens de lettres, qui ont conservé bon souvenir des montagnards de la Dame blanche. Hospitalité écossaise. Hospitalité gratuite, désintéressée, aimable.

Faire passer le goût du pain

Larchey, 1865 : Tuer. On trouve Perdre le goût du pain (Mourir) dans le Dictionnaire comique de Leroux. V. Claquer.

Tous les jean-f…… qui voulaient faire perdre le goût du pain aux braves montagnards.

(1793, Hébert)

V’là la guillotine qui se met à jouer. On enlève le goût du pain au monde.

(H. Monnier)

Delvau, 1866 : Tuer quelqu’un, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Perdre le goût du pain, pour Mourir.

France, 1907 : Tuer.

Ledru-rollin

Fustier, 1889 : Ouvrier ébéniste. Argot du peuple et notamment des ouvriers du faubourg Saint-Antoine.

Plusieurs maisons du côté de la rue de Charonne sont toutes pleines d’ouvriers de ce genre qui ont leur établi chez eux et qui travaillent pour la trôle. Quelques-uns portent un nom spécial. On les appelle les Ledru-Rollin, parce que les bâtiments où ils ont leur nid appartenaient à l’ancien montagnard de 1848 et sont encore aujourd’hui la propriété de sa veuve.

(J. Vallès : Tableau de Paris)

Montagnard

Delvau, 1866 : s. m. Beignet au centre duquel est un peu de confitures de groseilles. L’expression date de 1848 : elle a été appliquée à cette sorte de beignet, par les Associations de cuisiniers, et n’a pas plus duré qu’elles.

Delvau, 1866 : s. m. Cheval de renfort destiné à être mis en flèche aux omnibus pour les montées difficiles.

Rigaud, 1881 : Cheval de renfort.

France, 1907 : Républicain avancé, partisan des doctrines de la Montagne.

Montagnards

Rigaud, 1881 : Haricots rouges. — Je me suis collé une biture de montagnards au vin.

Picoreur

Virmaître, 1894 : Voleur de grands chemins. Le picorage est le vol commis au hasard sur le passant qui est picoré, ou dans les fermes isolées. Le voleur picore comme la poule, dans les armoires ; il y trouve plus de butin que sur le fumier (Argot des voleurs).

France, 1907 : Voleur, maraudeur. Vieux français conservé dans le patois du Béarn.

Nous avons trouvé que de tout temps ces bons montagnards ont été gaigneurs et picoreurs. Il est si naturel de vouloir vivre, et bien vivre ! Surtout il est si doux de vivre aux dépens d’autrui ! Jadis, en Écosse, tout vaisseau naufragé appartenait aux gens de la côte ; les navires brisés leur arrivaient comme les harengs dans la saison, récolte héréditaire et légitime ; ils se jugeaient volés quand un naufragé tâchait de garder son habit. De même ici les étrangers. L’arrière-garde de Charlemagne y périt avec Roland ; les montagnards avaient roulé sur elle une avalanche de pierres ; après quoi ils se partagèrent les étoffes, l’argent, les mulets, les bagages, et chacun s’en fut dans sa tanière.

(Taine, Voyage aux Pyrénées)

Tagnard

France, 1907 : Choriste d’opéra-comique. Abréviation de montagnard où, dans la Dame blanche, ce mot est répété un grand nombre de fois par les choristes, dans le même acte :

Les montagnards sont réunis,
Les montagnards sont réunis.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique