Rigaud, 1881 : Celui qu’un rien étonne, sorte d’idiot. — Une des nombreuses parodies de Taconnet, acteur et fournisseur ordinaire de Nicolet, porte pour titre : Les Ahuris de Chaillot ou Gros-Jean Bel-esprit.
Chaillot (ahuri, abruti de)
Plomber
anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Puer.
Vidocq, 1837 : v. a. — Puer.
M.D., 1844 : Sentir mauvais.
un détenu, 1846 : Puer, exhaler de mauvaises odeurs.
Halbert, 1849 : Puer.
Delvau, 1864 : Se dit de l’odeur particulière que porte avec soi la femme qui ne se lave pas, ou qui échauffe trop son vagin seule ou en collaboration avec les hommes.
Nom d’un’ trombe !
Comm’ ça plombe
Dans ta vieille catacombe !
(Parnasse satyrique)
Delvau, 1866 : v. n. Donner à quelqu’un des raisons de se plaindre du « divin archerot ».
Delvau, 1866 : v. n. Être lourd, pesant — comme du plomb.
Delvau, 1866 : v. n. Exhaler une insupportable odeur, — dans l’argot des faubouriens, qui se souviennent des plombs du vieux Paris, plus funestes que ceux de Venise. Plomber de la gargoine. Fetidum halitum emittere.
Rigaud, 1881 : Communiquer la syphilis. — Être plombé, avoir du plomb de Vénus dans l’aile. — Sentir mauvais, répandre une odeur qui rappelle celle des plombs. — Plomber du goulot, sentir mauvais de la bouche.
Rigaud, 1881 : Sonner. — La guimbarde ne plombe plus, la pendule ne sonne plus.
La Rue, 1894 : Sentir mauvais. Communiquer la syphilis.
Rossignol, 1901 : Puer. On dira aussi : Ça plombe, qui a écrasé une perle ?
France, 1907 : Donner la syphilis.
France, 1907 : Sentir mauvais ; argot populaire. « Elle est aimable et jolie, mais elle plombe du goulot. Ça vient de ce qu’elle a été plombée dans le temps. »
Rataconniculer
France, 1907 : Coïter. Vieux mot.
Taconner
Boutmy, 1883 : v. intr. Hausser une lettre ou un filet en frappant le pied à petits coups de marteau.
France, 1907 : En argot typographique, hausser une lettre ou une ligne en frappant le pied à petits coups de marteau.
Taconnet
France, 1907 : Toque de chasseur d’Afrique.
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