France, 1907 : Bandeaux ou boucles séparés par une raie du front à l’occiput, mis à la mode par le ténor Capoul et adoptés par le monde des gommeux.
Capoules
Capouls
Rigaud, 1881 : Coiffure d’homme, à bandeaux en cœur, inaugurée en 1874 par le ténor Capoul, placée sous son patronage et adoptée par les jeunes élégants, les garçons coiffeurs et les commis de magasin qui visent à l’élégance.
Étalon ténor
France, 1907 : Principal étalon d’un haras ; celui dont les produits sont le plus réputés et dont la monte est payée fort cher.
Gueulard
d’Hautel, 1808 : Sobriquet fort incivil qui équivaut à gourmand, glouton, homme qui est fort sur sa bouche. On le donne aussi à celui qui se plaint continuellement, qui crie pour les plus petites choses.
anon., 1827 : Bissac.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Sac.
Bras-de-Fer, 1829 : Bissac.
Vidocq, 1837 : s. m. — Bissac.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Vidocq, 1837 : s. m. — Poële.
M.D., 1844 : Un sac.
Larchey, 1865 : Braillard. — Gueulard : Gourmand.
La gourmandise a aussi une place d’honneur dans le cœur de l’écolier ; mais comme c’est un vice réclamé par les moutards, la honte de paraître gueulard comme eux en arrête la manifestation.
(H. Rolland)
Gueulardise : Friandise. — Gueulard : poêle (Vidocq). V. Goulu. — Gueulard : Sac (id.). — Du vieux mot gueulle : gibecière, bourse (Roquefort). — Ce dernier sens confirme encore ce que nous avançons pour chanter. V. ce mot. L’homme qui chante ouvre sa gueule.
Delvau, 1866 : s. m. Gourmand. Signifie aussi Homme qui parle trop haut, ou qui gronde toujours à propos de rien.
Delvau, 1866 : s. m. Poêle, — dans l’argot des voleurs. Signifie aussi Bissac.
Rigaud, 1881 : Poêle. — Bissac.
Fustier, 1889 : Argot du peuple, de celui surtout oui, par métier, fréquente les Halles. Le gueulard est un individu à la voix claire et forte que louent certains marchands des quatre-saisons pour annoncer le contenu de leurs petites voitures. Ce n’est point une profession à dédaigner que celle de gueulard, et je sais de ces industriels qui gagnent plus de trois francs par jour. Ce sont, il est vrai, les forts ténors de la partie !
… Les autres s’emploient comme gueulards, profession non classée dans le Bottin…
(Français, nov. 1884)
La Rue, 1894 : Poêle. Bissac. Poche.
France, 1907 : Bissac, poêle, poche. « Ils trollent généralement à leur côté un gueulard avec une rouillade pour mettre le pavois. »
France, 1907 : Gourmand.
France, 1907 : Ton tranché, violent, criard, dans l’argot des peintres.
On dit que la Bretagne est grise !!! Si la lumière y est douce, tamisée, en revanche il y a de la couleur à revendre. Éclairez-moi tout cela d’un grand soleil et ce serait gueulard en diable.
(A. Verchin, Sept jours en torpilleur)
Râpeur
France, 1907 : Chanteur à la voix rauque.
Près d’eux, moins nombreux, sont installés les chanteurs en ballade, ténors de ruisseau, barytons de cours, basses de cabarets, au répertoire varié, râpeurs de couplets naturalistes, ne travaillant sérieusement que le lundi, ce dimanche des ouvriers.
(G. Macé, Un Joli Monde)
France, 1907 : Chevalier d’industrie ; individu qui vit d’expédients.
Ténor
Fustier, 1889 : Argot de journaliste. Écrivain qui rédige habituellement l’article de tête du journal.
Tenorino
France, 1907 : Petit ténor.
Par-dessus les grands désarrois
Où roulent Sceptres, Mitres, Croix,
Les forains sont les derniers rois.
Lorsque la peur nous déconseille
La Guerre, bacchante à la seille
Pleine de sang, reste Marseille.
Ou ce joli ténorino
Qui défie et vainc, tout en eau,
Quatre lions, Juliano !
(Catulle Mendès)
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