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Chourineur

Halbert, 1849 : Tueur de chevaux.

Delvau, 1866 : s. m. Assassin, — par allusion au personnage des Mystères de Paris, qui porte ce nom, lequel avait, à ce qu’il paraît, grand plaisir à tuer. L’étymologie voudrait que l’on dit Surineur ; mais l’euphonie veut que l’on prononce Chourineur.

Rigaud, 1881 : Tueur de chevaux — dans l’ancien argot. Celui qui se sert du chourin. Type d’un des principaux personnages des Mystères de Paris.

Ainsi ce boucanier, ainsi ce chourineur
A fait d’un jour d’orgueil un jour de déshonneur.

(V. Hugo, Châtiments)

France, 1907 : Donneur de coups de couteau ; tiré du type célèbre des Mystères de Paris.

Par le meurtre de la rue Trévise, la loge de Pipelet se colore d’un reflet sanglant. Les Parisiens ne dormiront plus leur franche nuitée sur les deux oreilles si leur ennemi familier, qui était aussi leur gardien, s’imagine de faire sa partie dans le chœur des escarpes, malandrins, chourineurs et autres pernicieux visiteurs nocturnes.

(Henry Bauër, La Ville et le Théâtre)

Pianiste

Rigaud, 1881 : Valet de bourreau. Celui qui accompagne le bourreau comme un pianiste accompagne un chanteur ; celui qui joue une partie accessoire dans la représentation de la mort juridique, — dans le jargon des voyous.

La Rue, 1894 : Valet de bourreau.

France, 1907 : Valet de bourreau ; argot populaire.

C’est le pianiste qui a l’honneur d’accompagner l’exécuteur des hautes œuvres sur le théâtre rouge. C’est lui qui boucle sur la touche unique du clavecin sinistre le patient qui va éternuer dans le son, comme disent les surineurs en leur langage cynique.

(Émile Gouget, L’Argot musical)

Surin

Clémens, 1840 : Sabre.

un détenu, 1846 / Halbert, 1849 : Couteau.

Larchey, 1865 : Couteau. V. Chemin.

Les artistes en surin commencent à s’expatrier.

(Delvau)

Delvau, 1866 : s. m. Couteau, — dans le même argot [des voleurs]. Surin muet. Canne plombée ; casse-tête.

Rigaud, 1881 : Couteau. — Suriner, tuer à coups de couteau. — Surineur, assassin qui travaille au couteau. Ce sont des dérivés de suer, suage.

La Rue, 1894 : Couteau. Suriner, tuer à coups de couteau.

Virmaître, 1894 : Couteau. Surin muet : canne plombée ; elle surine sans bruit.

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Couteau.

France, 1907 : Couteau, poignard.

Après dix heures, tous les commissariats sont définitivement fermés jusqu’au lendemain matin… Et c’est à ce moment, quand les filous sortent, quand les filles encombrent le trottoir, quand les escarpes aiguisent leurs surins, que la police ferme sa porte !

(Hogier-Grison, La Police)

Dans c’t’auberge lamentable,
À coups de surins,
On égorge sur la table
De fameux lapins.

(Victor Meusy, Chansons d’hier et d’aujourd’hui)

Surineur

Halbert, 1849 : Donneur de coups de couteau.

Delvau, 1866 : s. m. Spécialiste du genre de Lacenaire. V. également Chourineur.

France, 1907 : Assassin, de surin, couteau. C’est le mot que dans les Mystères de Paris Eugène Sue, qui avait appris l’argot d’un auvergnat, traduisit par chourineur.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique