Virmaître, 1894 : Sous la surveillance de la haute police (Argot des voleurs). V. Surbine.
France, 1907 : Être sous la surveillance de la haute police.
Convalescence (être en)
Virmaître, 1894 : Sous la surveillance de la haute police (Argot des voleurs). V. Surbine.
France, 1907 : Être sous la surveillance de la haute police.
Surbine
Vidocq, 1837 / un détenu, 1846 : Surveillance.
Larchey, 1865 : Surveillance (Vidocq).
Delvau, 1866 : s. f. Surveillance, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Surveillance de la haute police.
La Rue, 1894 : Surveillance de la police.
Virmaître, 1894 : Surveillance. Être en surbine : être surveillé. Rompre sa surbine : quitter la ville où l’on était en surveillance pour aller dans une autre ville. Autrefois on disait : rompre son banc ; c’est vieux jeu (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Surfaire. Si un objet qui est vendu 2 francs, le marchand le vend 3 francs, il lui fait de la surbine.
Rossignol, 1901 : Surveillance. L’agent qui surveille quelqu’un est en surbine. Le condamné qui a purgé sa peine et qui, lors de sa condamnation, a été soumis à la surveillance, est en surbine. Il y a encore quelques années, la peine de travaux forcés à temps ou la réclusion entraînait la surveillance à vie. Une nouvelle loi réduisit la surveillance des condamnés qui était dans ce cas à vingt ans ; puis le tribunal pouvait et peut encore condamner sans prononcer de surveillance. Cette loi a encore été abrogée et l’interdiction de séjour a remplacé la surveillance. Le surveillé avait une résidence qui lui était assignée, et toutes les semaines il devait se présenter au commissariat de police de la ville pour faire constater sa présence. Aujourd’hui l’interdit peut aller où bon lui semble, à l’exception des principales villes, ce qui fait que l’on rencontre tant de chemineaux sur les routes.
Hayard, 1907 : Surveillance.
France, 1907 : Surveillance.
Moi, j’ai besoin qu’ma Louis turbine.
Sans ça, j’tire encore un congé
À la maz ! Gare à la surbine !
J’deviens grinch’ quand j’ai pas mangé.
(J. Richepin, La Chanson des gueux)
Surbiner
M.D., 1844 : Surfaire.
France, 1907 : Guetter, surveiller.
Tirer un congé à la maz
France, 1907 : Se disait, avant la démolition de Mazas, pour : être emprisonné.
Moi, j’ai besoin que ma Louise turbine,
Sans ça j’tire encor un congé
À la Maz ! Gare à la surbine !
J’deviens grinch’ quand j’ai pas mangé.
(Jean Richepin)
Triquard
Rossignol, 1901 : Celui qui était soumis à la surveillance et qui rompait son ban était en trique, il était triquard, c’est-à-dire : dans le cas de se faire arrêter et condamner. Aujourd’hui le triquard est l’interdit qui se trouve dans une des villes où il lui est défendu de passer. Voir Surbine.
Villois
Vidocq, 1837 : s. m. — Village.
Larchey, 1865 : Village (Vidocq). — vieux mot. V. Rebâtir.
Delvau, 1866 : s. m. Village, — dans l’argot des voleurs.
France, 1907 : Village ; argot des voleurs.
Si j’venais de faire un gerbement et que j’en aye de la surbine, on m’enverrait dans un trou de vergne ou dans un villois de la jargole.
(Mémoires de Vidocq)
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