Rigaud, 1881 : Aller de cabinet en cabinet particulier à la recherche du client, — dans le jargon des soupeuses.
Ça m’amuse ensuite de faire les cabinets.
(Ces Petites dames, 1862.)
Faire les cabinets
Rigaud, 1881 : Aller de cabinet en cabinet particulier à la recherche du client, — dans le jargon des soupeuses.
Ça m’amuse ensuite de faire les cabinets.
(Ces Petites dames, 1862.)
Flibocheuse
Rigaud, 1881 : Variété de fille publique, fille publique du genre rapace. C’est un dérivé de flibustier.
Les flibocheuses, êtres hybrides, moitié femmes, moitié éponges, qui sont de tous les dîners, de tous les soupers et de tous les réveillons, chipant tout, rinçant tout, lavant tout.
(Paris à vol de canard)
France, 1907 : Soupeuse âpre au gain et attentive à la salade de homard.
Soupeur, soupeuse
Larchey, 1865 : Viveur passant les nuits à souper.
Est-ce que les soupeurs savent jamais ce qu’ils boivent et ce qu’ils mangent.
(Frémy)
Soupeuse
Delvau, 1866 : s. f. Femme galante qui a pour spécialité de lever les hommes au souper, — c’est-à-dire de faire espalier avec d’autres à la porte des cafés du boulevard, vers les onze heures du soir, afin d’être priée à souper par les gens qui n’aiment pas à rentrer seuls chez eux. La soupeuse aune prime par chaque tête de bétail qu’elle amène au restaurant.
France, 1907 : Demi-mondaine qui fréquente la gomme et soupe avec les viveurs.
Il est rare que la soupeuse soit en carte. Il faut pour cela qu’un accident lui soit arrivé, qu’elle ait été prise dans une rafle, par hasard, au sortir d’une orgie de chez Baratte ou de chez Bordier. Rentrée chez elle à huit ou neuf heures du matin, elle se lève pour dîner à six heures, et ne sort qu’à dix pour aller directement dans un café connu d’elle où elle pourra attendre le moment du labeur quotidien.
(Le Matin)
Tapotoir
Rigaud, 1881 : Piano, — dans le jargon des soupeuses.
Garçon, donnez-nous le cabinet du tapotoir.
(Ces dames du Casino, 1862)
France, 1907 : Piano.
Il faudrait trouver quelque part une île pour y transporter tous les pianistes et ceux qui veulent le devenir. Tant qu’un pianiste ne serait pas immense, on ne lui permettrait, sous aucun prétexte, de sortir de l’île. Quand il serait immense et qu’il voudrait donner un concert, on le transporterait à Paris dans une voiture dite panier à salade. Le concert fini, on le serrerait immédiatement dans le même véhicule qui le reporterait dans l’île des tapotoirs à grande vitesse.
(A. Rall)
Toucher à la marchandise
Rigaud, 1881 : Palper la marchande… de plaisir, — dans le jargon des soupeuses.
France, 1907 : Se livrer à des privautés sur une femme.
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