Rigaud, 1881 : Manger. Et les variantes : se caler les soupapes, se caler les joues, se les caler.
Caler les amygdales (se)
Gueulent (les soupapes)
Rigaud, 1881 : Terme des ouvriers du fer, des mécaniciens, lorsqu’ils veulent dire que la vapeur s’échappe par les soupapes. Au figuré, c’est lorsqu’un ivrogne donne congé aux flots de liquide qu’il a absorbés.
Maculature (attraper une)
Rigaud, 1881 : Se griser, — dans le jargon des ouvriers pressiers.
France, 1907 : S’enivrer. Les synonymes sont nombreux, ce qui indique la fréquence du vice. En voici les principaux : s’allumer, se cingler le blair, se cardinaliser, se coller une biture, se coaguler, se culotter, s’empoivrer, s’empaffer, écraser un grain, s’émerillonner, s’émécher, s’enluminer, se flanquer une culotte, faire cracher ses soupapes, se farder, se foncer, mettre son nez dans le bleu, partir pour la gloire, se poisser, se pocharder, prendre une barbe, se piquer le nez, se piquer le tasseau, se schniquer, se tuiler, etc.
Ouvrir sa soupape
Virmaître, 1894 : Péter bruyamment. Allusion à la soupape de la chaudière qui se soulève pour laisser échapper la vapeur quand la pression est trop haute. On crie à celui qui s’oublie aussi fort :
— Ferme ta soupape, ça pue (Argot du peuple). N.
Soupape
Virmaître, 1894 : Casquette (Argot des souteneurs).
Soupape (serrer la)
Rigaud, 1881 : Cherchez à étrangler son adversaire, — dans le jargon des ouvriers du fer.
France, 1907 : Étrangler ou chercher à étrangler ; argot populaire. Faire cracher ses soupapes, s’enivrer ; argot des mécaniciens.
Soupapes (faire cracher ses)
Rigaud, 1881 : Se griser, — dans le même jargon.
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