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Soiffard

Delvau, 1866 : s. m. Ivrogne, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi Soiffeur.

Virmaître, 1894 : Homme qui a toujours soif. Dans le peuple, comme superlatif, on dit : Il boirait la mer et les poissons (Argot du peuple).

Soiffer

d’Hautel, 1808 : Pour riboter, ivrogner, pinter, faire débauche de vin.

Larchey, 1865 : Boire outre mesure comme si on avait grand’soif.

Là, j’soiffons, Je n’sais comme, Chacun nos trois poissons.

(Les Amours de Jeannette, ch., 1813)

T’as soiffé, malheureux, Que c’en est désastreux.

(Moineaux)

Soiffard, soiffeur : Grand buveur.

Le franc soiffeur Offre son cœur, Avec un sou d’galette.

(Dalès)

Soiffard de Nini Moulin.

(E. Sue)

Delvau, 1866 : v. n. Boire outre mesure, — sous prétexte de soif.

Rigaud, 1881 : Boire beaucoup.

Virmaître, 1894 : Boire comme une éponge (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Boire beaucoup.

France, 1907 : Boire.

Elle est au grand complet la collection de bouffe-galette qui, pendant quatre ans, va nous tenir sous sa coupe.
D’ici peu, ces oiseaux-là recommenceront la ritournelle de leurs prédécesseurs : ils pondront des lois et se délasseront de ce turbin en soiffant à la buvette et en chéquardant sans scrupules.

(Le Père Peinard, 1898)

anon., 1907 : Boire.

Soiffeur, soiffeuse

Rigaud, 1881 : Buveur, buveuse intrépide.

France, 1907 : Ivrogne, ivrognesse.

— Une riche idée que j’ai eue d’envoyer la petite à la place de cette soiffeuse qui est restée huit jours à déjeuner…

(Paul Mahalin)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique