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Faire siphon

Fustier, 1889 : Argot des voyous. Vomir.

Gueule de bois (avoir la)

France, 1907 : État dans lequel on se trouve généralement le lendemain d’une fête à Bacchus. Argot populaire.

Oh ! demeurer ainsi toujours ! Je bois, je bois
Encor ! Oui, mais demain, je ne serai plus ivre ;
Demain, mal aux cheveux, et la gueule de bois !

(Jean Richepin, Les Blasphèmes)

— Clémentine !
— Madame ?…
— Donnez-moi un siphon, j’ai la gueule de bois…
— Bien, Madame.

(Montjoyeux)

On dit dans le même sens : se sculpter une gueule de bois.

On nous y enseignait tout : l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie, la trigonométrie, la descriptive et la perspective, les plans cotés, les jeux de mots et les définitions. C’est là où nous avons appris que, quand on a fortement fêté Bacchus, cela s’appelle, en langage imagé : se sculpter une gueule de bois.

(Théo-Critt, Nos farces à Saumur)

Siphon

France, 1907 : Tête ; argot populaire.

Selon l’époque, ceux qui ont des idées dans le siphon, — les galeux d’où vient tout le mal, changent de nom, — rien que de nom ! Dans le temps, les Rouges et les Partageux ont été des monstres rudement à la mode. Aujourd’hui, c’est le tour aux anarchos.

(Père Peinard)

Siphon (faire)

Fustier, 1889 : Argot du peuple. Vomir.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique