Détente (facile à la)
France, 1907 : Libéral, généreux, donnant facilement. Mot à mot : détendant sa main.
Sidonie rêvait. Aimait-elle Ugène ? Mon Dieu ! oui ; autant celui-là qu’un autre ; c’était un bon garçon, assez facile à la détente, en matière d’argent, bien entendu ; et lui, il l’adorait, certainement, car on a beau dire, le cœur est dans la bourse.
(Maurice Montégut)
Fine pégrenne
La Rue, 1894 : Agonie.
France, 1907 : Agonie.
— Eh ! mais, dis donc, j’y pense… tu la connais la gosseline, du moins tu as connu sa maman… la petite Sidonie, une gironde boulotte, la fille d’un communard qui a claqué là-bas… Ah ! j’ai bien failli casser ma pipe aussi, et quand tu as reçu ton fafelard, je n’en menais pas large… j’étais quasi à la fine pégrenne, et l’on n’aurait pas donné deux sous de ma peau.
(Hector France, La Mort du Czar)
Sidonie
France, 1907 : Tête de carton ou de bois sur laquelle les modistes ajustent leurs chapeaux et les coiffeurs leurs perruques. Mannequin de couturière.
De toutes les personnes peu accoutumées à la vertu quotidienne, il n’y en a guère qui le soient moins que les vieilles ou jeunes dames qui, maquillées jusqu’a la ressemblance parfaite avec les sidonies des coiffeurs de banlieue et trainant des robes louées par la marchande à la toilette, où s’accrochent des diamants prêtés par l’entremetteuse, se promènent dans les promenoirs des music-halls ou des jardins où l’on danse.
(Catulle Mendès)
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