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Casse-noisette

Delvau, 1864 : Habile contraction du sphincter du vagin qui retient prisonnier le membre viril qui s’est engagé, la tête la première, dans ces mystérieuses Thermopyles, et le force ainsi à combattre vaillamment — et à jouir.

L’art du casse-noisette remonte à la plus haute antiquité ; quelques femmes modernes le pratiquent encore avec succès, avec moins de succès cependant que les Chinoises, qui sont conformées de façon à faire gaudiller le Chinois le plus écourté du Céleste Empire.

(A. François)

Je possède l’art du casse-noisette,
Qui ferait jouir un nœud de granit.

(Anonyme)

Delvau, 1866 : s. m. Figure grotesque, où le nez et le menton sont sur le point d’accomplir le mariage projeté depuis leur naissance.

France, 1907 : Tête de vieux on de vieille dont le nez et le menton semblent vouloir se toucher.

Pot et à rot (être ensemble à)

France, 1907 : Être inséparables, se toucher d’aussi près que le pot et son contenu. Être à pot et à rot, c’est être hébergé dans une maison.

Toiles se touchent (les)

Delvau, 1866 : Se dit — dans l’argot du peuple — lorsqu’on n’a pas d’argent en poche.

France, 1907 : Expression métaphorique indiquant que la poche est vide, qu’aucune pièce de monnaie n’empêche les toiles de se toucher.

Y aller

France, 1907 : Donner, payer.

M. Henri Becque reçoit un jour la visite d’une vieille dame d’allure très respectable qui vient recourir à sa charité pour faire rééditer les œuvres de son mari, un confrère quelconque décédé.
L’auteur se laisse toucher et y va de son obole.
La vieille dame alors remercie et demande, en se levant, de ce ton goguenard qui trahit l’aventurière faisant les maisons charitables :
— Est-ce que vous avez pas par hasard quèque vieux savant dans la maison ?


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique