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Bauge

d’Hautel, 1808 : Avoir de tout à bauge que veux-tu. Avoir de tout en abondance ; être dans un pays de cocagne.

anon., 1827 : Coffre.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Coffre, lit.

Bras-de-Fer, 1829 : Coffre.

Vidocq, 1837 : s. m. — Coffre.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Vidocq, 1837 : s. m. — Ventre.

Halbert, 1849 : Coffre.

Delvau, 1866 : s. f. Coffre, — dans l’argot des voleurs, qui ne craignent pas d’emprunter des termes aux habitudes des sangliers, qui sont aussi les leurs.

Delvau, 1866 : s. f. Ventre, — dans le même argot [des voleurs].

Rigaud, 1881 : Ventre.

La Rue, 1894 : Malle. Coffre-fort.

France, 1907 : Bahut ; se dit aussi pour ventre.

Boucan (faire du)

France, 1907 : Faire du bruit, du tapage, du désordre. Agir comme des boucaniers ; du mot caraïbe Bou-Kann, lieu où les Indiens de l’Amérique séchaient leurs viandes.
Les boucaniers, dont l’origine remonte à l’an 1660, étaient des aventuriers anglais, et surtout normands, organisés en troupes pour chasser le bœuf sauvage, alors très abondant dans les Antilles, et dont ils vendaient le cuir. Ils chassaient aussi le sanglier et élevaient des meutes de 25 à 30 chiens. Ce rude métier était en quelque sorte l’apprentissage et la préparation au métier plus difficile et plus dangereux de flibustier, qui exigeait une grande intrépidité et une énergie hors ligne. Ils furent en guerre constante avec les Espagnols, qui redoutaient leur voisinage et craignaient qu’ils ne devinssent maître de Saint-Domingue, le paradis des Antilles. Bien que les boucaniers défissent constamment les troupes espagnoles, comme il se recrutaient difficilement, leur nombre diminuait sans cesse ; ils abandonnèrent leurs comptoirs et, sous le nom de Frères de la Côte, devinrent, pendant un demi-siècle, la terreur des mers des Antilles et du golfe du Mexique.

Cerf

d’Hautel, 1808 : Une jambe de cerf. Pour dire une jambe fluette, maigre et sans mollet.
Au cerf la bière et au sanglier le mière (médecin.) Vieux proverbe qui signifie que les plaies que font le cerf sont beaucoup plus dangereuses que celles du sanglier.

France, 1907 : Mari trompé.

Charbonnier est maitre chez lui

France, 1907 : « François, chassant dans la forêt de Fontainebleau, se sépara de sa suite et s’égara. Surpris par la nuit, il alla frapper à la porte de la cabane d’un charbonnier qui le reçut poliment et lui offrit de partager son souper. Mais quand on se mit à table, le rustique amphitryon, ignorant la qualité de son hôte, se fit donner la chaise sur laquelle le roi s’était assis, disant que, comme elle était la meilleure, il ne la cédait à personne, parce qu’un charbonnier, quoique pauvre, n’en était pas moins le maître chez lui. Apart cela, il traite son convive de son mieux, lui faisant manger un morceau de sanglier tué par lui en dépit des ordonnances royales, ajoutant que si le Grand nez le savait, il le ferait pendre. Le Grand nez soupa gaiement, se coucha dans la cabane et, réveillé au point du jour, sonna du cor. Sa suite, qui l’avait cherché toute la nuit, accourut aussitôt. Le charbonnier, qui n’avait vu de si près pareils seigneurs, fut émerveillé de les trouver à sa porte et le fut plus encore quand il les vit parler à son hôte, tête nue et avec les marques du plus profond respect. Il reconnut bien vite que c’était le roi, le roi à qui il avait fait manger du gibier braconné sur les terres royales, le roi qu’il avait appelé sans façon Grand nez, et à qui il n’avait même pas donné la première place à table, sous prétexte que charbonnier était maître chez lui.
François, riant de la frayeur du bonhomme, le rassura et lui octroya, dit-on, les requêtes qu’il lui adressa. Le mot, souvent répété à la cour, devint proverbe pour exprimer que chacun est maître dans sa maison.  »
An Englishman’s house is his castle (La maison d’un Anglais est son château) est la fière devise des sujets de l’empire britannique.

— Homme, comme vous êtes petit ! dit un jour Ferdinand VI an duc de Medina-Cœli, le premier des grands d’Espagne, qui essayait de l’aider à mettre son manteau. — Je suis grand chez moi, répliqua le duc. Et répétant le proverbe espagnol : Dans ma maison, je suis roi.
  Mientras en mi casa estoy,
  Rey me soy.

Charlot

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Le bourreau.

Bras-de-Fer, 1829 : Bourreau.

Vidocq, 1837 : s. m. — Bourreau.

M.D., 1844 / Halbert, 1849 : Le bourreau.

Larchey, 1865 : « Le peuple et le monde des prisons appellent ainsi l’exécuteur des hautes œuvres de Paris. » — Balzac.

Allez, monsieur le beau, Que Charlot vous endorme ! Tirez d’ici, meuble du Châtelet.

(Vadé, 1788)

V. Garçon.

Delvau, 1866 : L’exécuteur des hautes œuvres, — dans l’argot du peuple. Le mot est antérieur à 1789. Soubrettes de Charlot. Les valets du bourreau, chargés de faire la toilette du condamné à mort. Les Anglais disent de même Ketch ou Jack Ketch, — quoique Monsieur de Londres s’appelle Calcraft.

La Rue, 1894 : Le bourreau. Voleur.

Virmaître, 1894 : Le bourreau (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Le bourreau.

Rossignol, 1901 : Roué, malin, méfiant.

Il n’est pas facile de le tromper, il est Charlot.

Hayard, 1907 : Le bourreau.

France, 1907 : Celui qui coupe les têtes, le bourreau, que M. de Maistre appelait « la pierre angulaire de la société ».

— Charlot d’un côté, le sanglier de l’autre, et des marchands de lacets derrière, ce n’est pas déjà si réjouissant d’aller faire des abreuvoirs à mouches.

(Marc Mario, Vidocq)

Autrefois on disait : Charlot casse-bras, allusion à l’exécuteur du « bon vieux temps » qui cassait sur une roue les bras du condamné.
Soubrettes de Charlot, aides du bourreau qui font la toilette du condamné.

France, 1907 : Malin. Depuis le livre célèbre de Paul Bonnetain : Charlot s’amuse, on donne ce nom aux individus possédés de la honteuse passion attribuée au duc d’Angoulême.

France, 1907 : Voleur. Charlot bon drille, un voleur bon garçon.

Cuisine

d’Hautel, 1808 : Se ruer en cuisine. Manger à ventre déboutonné ; faire beaucoup de dépense pour sa cuisine.
On dit aussi d’une personne grasse, vermeille, et rubiconde, qu’elle est chargée de cuisine.

Vidocq, 1837 : s. f. — Préfecture de police.

Larchey, 1865 : Préfecture de police. — Cuisinier : Agent de police (Vidocq).Cuisinier : Dénonciateur, espion. V. coqueur.

Lui qui avait servi plusieurs fois de cuisinier à la police.

(Canler)

Mauvais signe ! un sanglier ! comment s’en trouve-t-il un ici ? — C’est un de leurs trucs, un cuisinier d’un nouveau genre.

(Balzac)

Delvau, 1866 : s. f. La préfecture de police, — dans l’argot des voleurs, qui y sont amenés sur les dénonciations des cuisiniers ou coqueurs.

Delvau, 1866 : s. f. Tout ce oui concerne l’ordonnance matérielle d’un journal, — dans l’argot des gens de lettres. Connaître la cuisine d’un journal. Savoir comment il se fait, par qui il est rédigé et quels en sont les bailleurs de fonds réels. Faire la cuisine d’un journal. Être chargé de sa composition, c’est-à-dire de la distribution des matières qui doivent entrer dedans, en surveiller la mise en page, la correction des épreuves, etc.

Rigaud, 1881 : Préfecture de police. — Vesto de la cuisine, agent de la sûreté, — dans le jargon des voleurs.

La Rue, 1894 : Préfecture de police.

France, 1907 : Préfecture de police

Faire un malheur

France, 1907 : Tuer quelqu’un.

— Voyez-vous ces bois et ces mâquis, dit-il à Orso au moment de se séparer : un homme qui aurait fait un malheur y vivrait dix ans en paix sans que gendarmes ou voltigeurs vinssent le chercher. Ces bois touchent à la forêt de Vizzavona ; et, lorsqu’on a des amis à Bocognano ou aux environs, on n’y manque de rien. Vous avez là un beau fusil, il doit porter loin. Sang de la Madone ! quel calibre ! On peut tuer avec cela mieux que des sangliers.

(Prosper Mérimée, Colomba)

Glier

Vidocq, 1837 : s. m. — Le diable.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Delvau, 1866 : s. m. Le Diable, — dans l’argot des voleurs. C’est une syncope de Sanglier probablement. Le Glier t’enrôle en son pasclin ! Le diable t’emporte en enfer (son pays). Signifie aussi Enfer.

Glier, glinet

anon., 1827 : Le Diable.

Rigaud, 1881 : Diable, — dans l’ancien argot.

France, 1907 : Le diable ; argot des voleurs. « Que de glier t’entôle en son patelin ! » Que le diable t’emporte en enfer ! Glier est une abréviation de sanglier.

Habillé de soie

Delvau, 1866 : s. m. Porc, — dans l’argot des faubouriens et des paysans des environs de Paris.

Rigaud, 1881 : Cochon.

La Rue, 1894 : Porc.

Virmaître, 1894 : Cochon ou sanglier. Allusion à la peau dont les soies servent aux cordonniers pour préparer leur fil (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Un porc.

France, 1907 : Porc. Jeu de mots sur le poil du cochon appelé les soies.

Hariadan Barberousse

Larchey, 1865 : Christ. — Allusion à la barbe rousse de Jésus-Christ.

Il rigolait malgré le sanglier qui voulait lui faire bécoter Hariadan Barberousse.

(Vidocq)

France, 1907 : Le Christ. D’après MM. H. Vial et G. Capon, le mot Hariadan, qui signifie en argot Dieu, est dérivé de l’expression allemande Herr Gott, Seigneur Dieu, avec la prononciation de ï pour gue (Gott). Nous obtenons ainsi Herrrïot, devenu en passant dans le français Hariad. La terminaison an est une façon d’hébraïser le mot pour lui donner une parenté avec Nathan, Jonathan, etc. Quant à Barberousse, les écrivains ont dépeint Jésus avec une barbe de cette couleur.

Il rigolait, malgré le sanglier que voulait lui faire becqueter Hariadan Barberousse.

(Mémoires de Vidocq)

Hure

d’Hautel, 1808 : Au propre, tête du sanglier ; au figuré et incivilement, tête, visage, figure de l’homme.
Se ratisser la hure. Pour, se faire la barbe.

Halbert, 1849 : Riche.

La Rue, 1894 : Tête. Figure.

Virmaître, 1894 : La tête (Argot du peuple). V. Tronche.

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Tête.

France, 1907 : Nom que le populo donne irrespectueusement à la figure des gens qui lui déplaisent, principalement à celle du patron qui le paye ou du maître qui l’emploie ; les ouvriers, quand ils sont ivres, emploient également ce mot en parlant du visage de leur moitié.

On dirait la gueule à ma femme ;
C’est tout craché… sauf el’bandeau
Qu’a s’coll’ chaqu’ fois su’ l’coin d’la hure
Après qu’nous nous somm’s expliqués.
C’est pas qu’j’aime y taper dans l’nez ;
J’haï’ ça ; c’est cont’ ma nature.

(André Gill, La Muse à Bibi)

Du populo, le mot hure est passé dans les classes supérieures, car il ne faut pas oublier que c’est le peuple, et non les savants, qui fait les langues. Les distingués pipos de l’École polytechnique l’emploient pour désigner non seulement la tête de leurs supérieurs, mais celle de leurs camarades.

On dit très bien à son voisin, écrivent les auteurs de l’Argot de l’X : « Fais-toi faire ta hure » pour « Fais-toi photographier »… Lorsqu’on est mécontent de quelqu’un, on demande à grands cris sa tête ! ou bien sa hure ! platoniquement s’entend, d’où l’on a fait le verbe hurer, synonyme de conspuer.

(Albert Lévy et S. Pinet)

anon., 1907 : Tête.

Huré

Delvau, 1866 : adj. Riche, — dans l’argot des voleurs.

France, 1907 : Riche. Qui a une bonne hure, c’est-à-dire une grosse face à bajoues de sanglier domestique, le peuple prenant pour riches toutes les personnes grasses.

Marcassin

d’Hautel, 1808 : Au propre, le petit d’un sanglier ; au figuré, sobriquet injurieux que l’on donne à un petit homme laid et difforme.

Delvau, 1866 : s. m. Petit garçon malpropre et grognon, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Apprenti peintre d’enseignes.

France, 1907 : Apprenti d’un peintre d’enseignes.

Platée

d’Hautel, 1808 : Ce que contient un plat. Se dit par mépris en parlant d’un plat chargé de mauvaise nourriture, d’alimens vils et bas.

Delvau, 1866 : s. f. Grande quantité de choses ou de gens, — dans l’argot du peuple, par corruption de Plentée, vieille expression qu’on trouve dans le roman d’Aucassin :

Se je vois u gaut ramé.
Jà me mengeront li lé,
Li lion et sengler
Dont il i a plenté. (beaucoup.)

France, 1907 : Grande quantité ; argot populaire. Vieux mot.

Li lion et sanglier
Dont il i a platé.

(Aucassin)

Queues

Delvau, 1866 : s. f. pl. Phrases soudées ensemble à la queue-leu-leu, — dans l’argot des typographes, dont c’est le javanais. Un échantillon de ce système de coquesigruïtés, que l’on pourrait croire moderne et qui est plus que centenaire, sera peutêtre plus clair que ma définition. Quelqu’un dit, à propos de quelque chose : « Je la trouve bonne. » Aussitôt un loustic ajoute d’enfant, puis un autre ticide, puis d’autres de Normandie, — t-on — taine — ton ton — mariné — en trompette — tition — au Sénat — eur de sanglier — par la patte — hologie — berne — en Suisse — esse — vous que je vois, etc., etc., etc. Lesquelles coquesigruïtés, prises isolément, donnent : Bonne d’enfant, — infanticide, — cidre de Normandie, — dit-on, — ton taine ton ton, — thon mariné, — nez en trompette, — pétition au Sénat, — hure de sanglier, etc.

Ragot

d’Hautel, 1808 : Homme qui radote, qui marmote continuellement entre ses dents ; d’une humeur grondeuse et souvent qui ne sait ce qu’il dit.
Ragot. Pour dire, de petite stature, court et gros, mal fait, mal proportionné dans sa structure.

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Quart d’écu.

Delvau, 1866 : s. m. Cancan, médisance, — sans doute par allusion aux grognements des sangliers de deux à trois ans, moins inoffensifs que ceux des marcassins.

Rigaud, 1881 : Conte en l’air, bavardage. — Faire du ragot, des ragots, tenir des propos de commère.

La Rue, 1894 : Cancan, bavardage.

France, 1907 : Cancans, bavardages, futilités.

C’est une des beautés du scrutin d’arrondissement de supprimer les questions d’intérêt général, au moins en dehors des grandes villes, et de ramener le programme de la démocratie à de petites questions de boutique, à des minuties et à des ragots.

(A. Maujan)

France, 1907 : Quart d’écu.

Sanglier

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Confesseur, celui qui accompagne le condamné à l’échafaud.

Bras-de-Fer, 1829 : Confesseur.

Vidocq, 1837 : s. m. — Prêtre.

Larchey, 1865 : Prêtre. — Calembour. — C’est le sans-glier, le sans-diable (Glier représente le diable dans le vieil argot. V. Vidocq). Allusion à la mission divine du prêtre qui est de réconcilier les condamnés avec le ciel. V. Hariadan, Cuisinier.

Delvau, 1866 : s. m. Prêtre, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Prêtre. Le sanglier est sauvage ; le prêtre vit retiré du monde comme le sanglier au fond des forêts.

La Rue, 1894 : Prêtre.

Virmaître, 1894 : Le prêtre. Pourquoi ? Le prêtre n’a pourtant rien du sanglier, ni les allures, ni la rudesse, car il ne tient pas tête à ceux qui le combattent (Argot des voleurs).

France, 1907 : Prêtre ; c’est-à-dire sans glier. Voir ce mot.

Sanglier (le)

Halbert, 1849 : Le prêtre.

Solitaire

Larchey, 1865 : Spectateur qui, pour payer moins cher sa place, entre au théâtre dans les rangs de la claque. Son nom indique qu’il ne se croit pas obligé de faire chorus avec ses bruyants compagnons.

Grâce a une pièce de cinquante centimes, j’entrai en qualité de solitaire.

(A. Second)

Delvau, 1866 : s. m. Spectateur qui ne paye sa place que moitié prix, mais à la condition d’entrer au théâtre dans les rangs de la Claque, sans être forcé d’applaudir comme elle. Argot des coulisses.

Rigaud, 1881 : Chevalier du lustre qui applaudit en amateur. Le solitaire paye demi-place et grossit la phalange des claqueurs. Il n’est pas précisément tenu d’applaudir, mais il applaudit tout de même, parce qu’il est bien élevé et que l’exemple est contagieux.

France, 1907 : Personne qui au théâtre paye sa place à prix réduit à condition qu’il applaudira ferme la pièce. Le solitaire est appelé ainsi parce qu’il est mêlé aux spectateurs, en dehors de la claque.

On envoie quelques romains ou solitaires, c’est-à-dire qu’on permet à ceux-là de se placer seuls au milieu des payants.

(Balzac)

France, 1907 : Vieux sanglier ; terme de vénerie.

Dans le fond, il y avait encore beaucoup de feuilles et je ne pouvais viser mon solitaire, mais il me semblait que je l’entendais grogner.

(André Theuriet)

France, 1907 : Voleur qui opère seul, sans le secours de complices.

Tirer de la droite

France, 1907 : Boiter de la jambe droite, signe auquel la police reconnaît les anciens forçats.

— Ce n’est pas un sanglier, c’est un cheval de retour. Vois comme il tire de la droite ! — Il est nécessaire d’expliquer ici que chaque forçat est accouplé à un autre (toujours un vieux et un jeune ensemble) par une chaîne. Le poids de cette chaîne rivée à un anneau au-dessus de la cheville, est tel, qu’il donne, au bout d’une année, un vice de marche éternel au forçat… En termes de police, il tire de la droite.

(Balzac)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique