Halbert, 1849 : Sel.
Delvau, 1866 : s. m. Sel, — dans l’argot des voleurs.
Virmaître, 1894 : Sel. Muronnière : la salière (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Sel.
France, 1907 : Sel. Vieux mot.
Muron
Halbert, 1849 : Sel.
Delvau, 1866 : s. m. Sel, — dans l’argot des voleurs.
Virmaître, 1894 : Sel. Muronnière : la salière (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Sel.
France, 1907 : Sel. Vieux mot.
Muronnière
Halbert, 1849 : Salière.
Delvau, 1866 : s. f. Salière.
France, 1907 : Salière.
Saler
d’Hautel, 1808 : Saler une marchandise. La mettre à un prix élevé, exorbitant.
Se saler. Terme d’imprimeur ; prendre du salé ; compter à la banque plus d’ouvrage que l’on n’en a réellement fait. Voy. Salé.
Larchey, 1865 : Tancer vertement, faire payer trop cher.
Delvau, 1866 : v. a. Adresser de violents reproches à quelqu’un, — dans l’argot du peuple.
Delvau, 1866 : v. a. Faire payer trop cher. Saler une note. En exagérer les prix. On dit aussi Répandre la salière dessus.
Rigaud, 1881 : Vendre cher. — Réprimander. — Vous allez dîner dans ce gargot ? c’est mauvais et salé.
La Rue, 1894 : Faire payer trop cher. Réprimander. Donner la syphilis.
France, 1907 : Communiquer la syphilis.
France, 1907 : Gronder. Surfaire un prix. Assommer.
— C’est pas qu’on ait le taf : on est moelleux, et on ne craint personne ; mais des roussins qui vous tombent sur vous à l’« improvisse », comme la grêle sur le pauvre monde, ou des ballots qui se mettent à quatre pour saler un gonce, y a-t-il moyen d’parler à ces gens-là ?
(Jean Lorrain)
On dit aussi : saler la gueule.
— Plus souvent qu’on irait s’exposer entre le viaduc et le pont de Sèvres, pour se faire lever par les vaches à Lépine ou saler la gueule par les feignants de Javel-les-Bains, un tas de brutaux qui manient le fer aux usines toute la semaine, et ne font le coup de poing que le lundi et le dimanche !
(Jean Lorrain)
Salière
d’Hautel, 1808 : Il ouvre les yeux grands comme des salières. Se dit par plaisanterie d’un homme qui ouvre les yeux plus que de coutume ; qui est tout ébahi.
On appelle aussi salière les creux que les femmes maigres ont au haut de la gorge.
Rigaud, 1881 : Cavité plus ou moins profonde de la clavicule chez les femmes, suivant le degré de maigreur. — Avoir des salières à y fourrer le poing, se dit d’une femme très maigre qui n’a pas reculé devant une toilette décolletée.
Salières
Larchey, 1865 : Cavités pectorales. On dit d’une femme maigre trop décolletée qu’elle montre ses salières. — Usité dès 1808.
Delvau, 1866 : s. f. pl. Cavités de la clavicule, — dans l’argot du peuple. Montrer ses salières. Se dit d’une Femme maigre qui se décollète trop.
Virmaître, 1894 : Une femme qui a la poitrine creuse, a des salières, c’est-à-dire des trous en guise de seins. On dit également qu’elle a les tétons dans le dos (Argot du peuple).
France, 1907 : Poitrine creuse, trous en guise de seins, cavités pectorales ressemblant à des salières.
Elle a deux salières et cinq plats, se dit d’une femme maigre qui n’a ni gorge, ni ventre, ni fesses.
— Je crois que vous « me voulez », en effet. Mais vous voulez également toutes les femmes qui passent à votre portée… mettons toutes les jeunes filles. Jusqu’à cette pauvre Jeanne, si plate, si fagotée, dont vous regardiez les salières avec des yeux brillants !
(Marcel Prévost, Les Demi-Vierges)
Salières (avoir des)
Delvau, 1864 : Se dit des femmes maigres qui n’ont que des trous où il faudrait des bosses ; derrière les clavicules, par exemple. Elle a deux salières et cinq plats (sein plat). Vieux dicton qui s’emploie pour désigner une femme maigre qui n’a ni cul ni tétons.
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