France, 1907 : Faire sa mijaurée, sa sainte nitouche.
Tu fais ton aubépine ! Eh ! Fiche-moi la paix,
Sinon je cogne dur. Suis-je donc un niais ?
Quoi ! Tu ne gagnes rien et tu veux que je t’aime !
(Jérôme Monti, Le Traquenard)
Aubépine (faire son)
France, 1907 : Faire sa mijaurée, sa sainte nitouche.
Tu fais ton aubépine ! Eh ! Fiche-moi la paix,
Sinon je cogne dur. Suis-je donc un niais ?
Quoi ! Tu ne gagnes rien et tu veux que je t’aime !
(Jérôme Monti, Le Traquenard)
Dauber
d’Hautel, 1808 : Il a été daube ; on l’a daubé comme il faut. Pour il a été berné, rossé, battu.
France, 1907 : Se moquer.
Plusieurs collègues d’Aline avaient flairé déjà quelque chose, s’étaient, à mots plus ou moins couverts, confié leurs soupçons ; et de maints côtés déjà l’on daubait sur cette petite sainte nitouche, cette petite dévergondée.
(Albert Cim, Demoiselles à marier)
Fleur de mari
Delvau, 1866 : s. f. Ce que pleurait sur la montagne la fille de Jephté, — dans l’argot des voleurs, qui ont rarement autant de délicatesse.
Rigaud, 1881 : Virginité. Mot à mot : fleur dont on fait présent au mari.
Elle gardait sa fleur de mari, très décidée à ne la laisser prendre que pour le bon motif.
(Huysmans, les Sœurs Vatard)
France, 1907 : Ce qu’est supposée apporter en mariage la jeune sainte nitouche, ou la pensionnaire du Sacré-Cœur. Eugène Sue a joué sur cette expression en appelant Fleur-de-Marie l’étonnante et invraisemblable héroïne des Mystères de Paris. On dit également fleur de mai.
Sainte Nitouche
France, 1907 : Fausse prude, femme ou fille qui fait la discrète, la réservée, la sage, qui s’effarouche du mot et se complait à la chose ; littéralement, sainte n’y touche.
La petite dévote n’en pouvait mais. Elle versait dans tous les coins toutes les larmes de son corps, d’autant qu’en fille qui veut rattraper le temps perdu elle avait, dès la première semaine, fait son choix parmi les plus ardents postulants. Une douzaine pour le moins se trouvaient à son goût, et elle aspirait malgré ses airs de sainte nitouche, friande des seules sucreries apostoliques, à croquer à l’occasion de plus succulentes dragées.
(Hector France)
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