Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Aguicher, agricher

La Rue, 1894 : Attirer. Assaillir. Lier. Aguicher un sinve pour le dégringoler, attirer un homme pour le tuer. Aguicher signifie aussi exciter.

Assaillir une femme

Delvau, 1864 : La baiser ; monter, la queue en main, à l’assaut de son vagin.

Jean, cette nuit, comme m’a dit ma mère,
Doit m’assaillir.

(Gautier-Garguille)

Après que ce premier assaut fut donné, la belle recouvra la parole.

(Ch. Sorel)

Mais Trichet du premier assaut
Se contenta. Chétive était la dose
Au gré d’Alix.

(Vadé)

Cavaler dessus

La Rue, 1894 : Assaillir, attaquer.

Cavaler dessus (se)

France, 1907 : Assaillir.

Cueillir une femme

Delvau, 1864 : Prendre un pucelage, — les femmes étant des fleurs, au dire des poètes qui les mettent dans leur herbier au lieu de les foutre dans leur lit.

… Je te vois pâlir,
Lui dis-je, et de plus tressaillir,
Quand je suis prêt à te cueillir.

(Collé)

Jus de bras

France, 1907 : Vigueur.

Encore un tour au treuil ! Hardi ! Du jus de bras !
V’là le fer du chalut qui sort son nez au ras,
Encore un tour ! Il va saillir hors de la tasse !

(Jean Richepin, La Mer)

Tirer (se)

France, 1907 : S’en aller. On dit aussi se la tirer.

Les hommes, c’est d’la mauvais graine,
C’est à peu près comme l’melon,
Faudrait en avoir six douzaines
Pour en trouver un de bon
Fuyez Léon, Paul, Anatole
Vous que j’eus le tort d’adorer.
Maintenant qu’j’ai soupé d’vot’ fiole.
Vous pouvez vraiment vous tirer.

(René Esse)

Se tirer des flûtes, s’en aller.

Aux Buttes-Chaumont.
La grande sœur. — Où est Mimile ?
Le petit frère. — I’ vient d’f… le camp.
— Tu sais bien qu’on t’a défendu de dire des gros mots.
— Comment qu’i’ faut dire, alors ?
— Il faut dire : il a décanillé, il s’est esbigné, ou mieux il s’est tiré les flûtes.

Se tirer à la douce, s’esquiver rapidement et sans bruit.

À ce moment, un coup de sifflet retentit au dehors.
Tous tressaillirent.
— Attention ! dit Mille-Pattes, c’est ma femme qui avertit… et, vous savez, elle à le nez creux, la Sardine…
— C’est les fliques !… dit Peau-de-Zébi, qui avait entr’ouvert la porte… Ils n’osent pas avancer… tirons-nous à la douce par le jardin…

(Edmond Lepelletier)

Se tirer des pattes, s’en aller, se sauver.

Deux amis de collège, qui ne se sont pas vus depuis le bahut, se rencontrent, en wagon, sur la ligne du Nord.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Je suis dans le commerce… Je me tire d’affaire, Et toi ?
— Moi, je suis dans la finance, et je me tire des pattes.

Se tirer des pieds, même sens.

Dans l’musée qu’était solitaire,
Soudain, j’dis à Pascal tout bas :
Regard’ donc cett’ Vénus en pierre,
Comment qu’ça s’fait qu’a n’a pas de bras ?
Il m’fait : Ça c’est une sale histoire,
Mon vieux, faut nous tirer des pieds.
Si on nous voit là, on va croire
Qu’c’est nous qui les avons cassés.

(Eugène Rimbault)

Tribouiller

Delvau, 1866 : v. n. Tressaillir, sauter d’aise, remuer de joie. Argot du peuple.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique