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Arbouteaux de Sabri

Clémens, 1840 : Sabot de bois.

Daronne du mec des mecs

France, 1907 : La mère de Dieu.

Si tu consens à vous laisser rebâtir le ratichon et sa larbine, nous irons pioncer dans le sabri du rupin de ton villois, à cinquante paturons de la chique de la daronne du mec des mecs.

(Mémoires de Vidocq)

On dit aussi : daronne du grand Aure.

Fignol

Virmaître, 1894 : Joli (Argot des voleurs).

France, 1907 : Joli.

Alors aboula du sabri,
Moure au brisant comme un cabri,
Une fignole gosseline.

(Jean Richepin)

Guibolle de sabri

Clémens, 1840 : Jambe de bois.

Louche

Ansiaume, 1821 : Cuiller.

Ils tortillent avec des louches de sabri, ce sont des pautres.

Bras-de-Fer, 1829 : Main.

Vidocq, 1837 : s. f. — Main.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Clémens, 1840 : Cuillère.

M.D., 1844 : Une cuillère.

Halbert, 1849 : Cuiller.

Larchey, 1865 : Main. — Comparaison de la main à la grande cuiller appelée de temps immémorial louche. V. Roquefort.

Delvau, 1866 : adj. Douteux, équivoque.

Delvau, 1866 : s. f. Cuiller à potage, — dans l’argot du peuple. Un mot provincial acclimaté maintenant à Paris.

Rigaud, 1881 : Main ; par allusion à la cuiller à potage dite « louche ».

Rossignol, 1901 : Cuiller à bouche.

Hayard, 1907 : La main.

France, 1907 : Cuiller à pot, écuelle ; du latin lochea.

France, 1907 : Main.

Le vingt pour cent de la galette
Aboul’ le à la cocodette ;
Puis, dans la louche des larbins,
Sème des sigs ou des rotins.

(Hogier-Grison)

Après que les anciens argotiers ont rendu compte de leurs vocations, les nouveaux venus s’approchent et fichent ronds en la saliverne, puis on leur fait faire les serments en cette sorte :
Premièrement, ils mettent le bout de leur sabre dans la dure, puis on leur fait lever la louche gauche et non la droite, parce qu’ils disent que c’est une erreur de cour…

(Les États généraux du Grand Coëre)

France, 1907 : Objet quelconque, outil.

L’homme, d’un coup d’œil rapide, passa la revue des objets garnissant la pièce.
— Rien à refrire ici, se dit-il, c’est trop lourd, des louches à se faire poisser.

(Ed. Lepelletier, Les Secrets de Paris)

France, 1907 : Police. La louche le renifle, la police est sur ses traces.

Marcandier, marcandière

France, 1907 : Marchand, marchande ; argot des voleurs. On appelait autrefois de ce nom une certaine catégorie de mendiants qui prétendaient avoir été attaqués et dévalisés par des voleurs de grand chemin.

Marcandiers sont ceux qui voyagent avec une grande bourse à leur costé, avec un assez chenastre frusquin, et un rabas sur les courbes (épaules), feignant d’avoir trouvé des sabrieux (voleurs) sur le trimard qui leur ont osté leur michon tontine (tout leur argent).

(Le Jargon de l’argot)

On écrit aussi mercandier.

En roulant de vergue en vergue (ville)
Pour apprendre à goupiner,
J’ai rencontré la mercandière,
Lonfa malura dondaine !
Qui du pivois solissait (vendait du vin),
Lonfa malura dondé !

(Chanson en argot citée par Vidocq)

Marronner, maronner

France, 1907 : Soupçonner.

— Je maronne que la roulotte de Pantin trime dans le sabri.

(Victor Hugo, Les Misérables)

Rebâtir

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Tuer.

Vidocq, 1837 : v. a. — Tuer.

Halbert, 1849 : Tuer.

Larchey, 1865 : Tuer. — Équivoque. — Pour rebâtir il faut démolir. V. ce mot.

Si tu consens à nous laisser rebâtir le ratichon et sa larbine nous irons pioncer dans le sabri du rupin de ton villois, à cinquante paturons de la chique de la daronne du mec des mecs.

(Vidocq)

Delvau, 1866 : v. a. Tuer, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Tuer, — dans l’ancien argot des voleurs. Par altération de rabatir, pour rabattre, verbe que les matois ont disloqué comme la plupart des mots de leur langue.

La Rue, 1894 : Tuer.

Sabir

Virmaître, 1894 : Bois, forêt. Quelques-uns écrivent : sabri. C’est la finale retournée (Argot des voleurs).

Hayard, 1907 : Forêt.

France, 1907 : Jargon hétéroclite des soldats et colons d’Algérie, composé d’arabe, de français, d’italien, d’espagnol, de maltais ; de l’espagnol saber, savoir. On dit généralement petit sabir.

Il nous amusa pendant plus d’une heure avec son comique petit sabir où les chouias, les besefs, les macache bono et les kifkif bourrico se trouvaient en profusion.

(Hector France)

Sabre

d’Hautel, 1808 : Sabre de bois ! Interjection badine et populaire ; juron dont on se sert pour intimider ou faire peur aux enfans ; ou leur faire croire que l’on est irrité contre eux.

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Un bâton.

Larchey, 1865 : Bâton. — Sabri : Forêt. — V. Rebâtir.

Delvau, 1866 : s. m. Bâton, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Bâton, — dans l’ancien argot.

La Rue, 1894 : Bâton.

Virmaître, 1894 : Bâton. Sabre : être gris. A. D. C’est sas qu’il faudrait dire. Être sas, être blindé, saoûl, est un vieux mot normand très fréquemment employé dans le peuple.
— Quitte-nous le coude, t’es sas comme une bourrique (Argot du peuple).

France, 1907 : Bâton.

Sabri

Ansiaume, 1821 : Bois de chauffage.

C’est un pautre, il tortille avec des louches de sabri.

Vidocq, 1837 : s. — Forêt, bois.

Clémens, 1840 : Bois.

Delvau, 1866 : s. m. Bois, forêt, — dans l’argot des voleurs.

France, 1907 : Bois, forêt. Voir Sabir. Déformation d’abri ; on s’y abrite ; argot des voleurs.

Sabri, satou

Rigaud, 1881 : Forêt, bois, — dans l’ancien argot. — Sabrieux, voleur de bois.

La Rue, 1894 : Bois. Forêt. Sabrieux, voleur des bois ou brigand des grands chemins.

Sabrieu

Delvau, 1866 : s. m. Voleur de bois.

Sabrieux

anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Voleur de bois.

Vidocq, 1837 : s. m. — Voleur des bois.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Halbert, 1849 / France, 1907 : Voleur de bois.

Sézière, sézigue

France, 1907 : Lui, elle. Rouscaillez à sézière, parlez-lui.

Et les punit en la forme qui suit : premièrement on lui ôte tontine son frusquin, puis on urine dans une saliverne de sabri avec du pivois aigre, une poignée de marrons et un torchon de frétille, et on frotte à sézière tant son proy qu’il ne demorfle d’un mois aprés.

(Le Jargon de l’argot)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique