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Chat-fourré

France, 1907 : Juge, greffier.

Ah ! comme je la vois venir, toute la séquelle des chats-fourrés, s’avançant à pas de velours vers les plus nobles, les plus hardis d’entre nous — jusqu’à ce que la griffe de fer s’abatte sur la liberté pantelante, sur la pensée meurtrie !

(Séverine)

Cornes

Delvau, 1864 : Attributs invisibles du cocu.

C’est bien le meilleur petit homme
Que Vulcain ait dans sa séquelle :
Il rit des cornes qu’on lui met ;
Lui-même il vous fait voir la belle.

(Théophile)

Rancart (mettre au)

Hayard, 1907 : Jeter ce qu’on ne veut plus, un renseignement.

France, 1907 : Mettre de côté, au rebut.

Le vieux dieu stupide et méchant de la mythologie judaïque était mis au rancart avec ses cousins, frères et pères, aussi malfaisants mais moins imbéciles, des mythologies païennes.

(Hector France, L’Avenir)

Mais, ce n’est fichtre pas une raison pour rapapilloter les bons bougres avec la séquelle des marchands d’injustice : ce n’est pas parce qu’un homme — de plus dure trempe que le plus dur acier — a su se conserver chouette dans cette pourriture, qu’il faudrait foutre au rancart la haine féconde qu’ont pour les jugeurs tous les gas l’attaque.

(Le Père Peinard)

Séquelle

d’Hautel, 1808 : Terme de mépris. Bande, longue suite de personnes ; nombreuse et mauvaise compagnie ; tourbe, multitude.

Delvau, 1866 : s. f. Grand nombre de gens ou de choses, — dans l’argot du peuple, qui n’emploie ce mot que péjorativement. Signifie aussi : Gens ou choses qui font suite à quelqu’un ou à quelque chose. Toute la séquelle. Tous les membres de la famille, et surtout les enfants.

Tirer des plans de longueur

France, 1907 :

Les bons bougres savent quelle foultitude d’employés la Ville entretient : c’est rigolo de reluquer les allées et venues de toute cette séquelle pour la moindre babiole, — comme qui dirait boucher un trou sur un trottoir, avec un seau de bitume.
Mince de procession d’employés ! ll s’en amène une dizaine qui restent trois quarts d’heure, en rond, à tirer des plans de longueur, crayon et calepin aux pattes.

(Le Père Peinard)

Va comme je te pousse

France, 1907 : Au hasard, au petit bonheur.

— C’est chou vert et vert chou, disait-il ; moi, je ne vais pas à la messe, mais je ne peux pas empêcher mon voisin d’aller manger tous les jours le bon Dieu, si ça lui plait. Il n’y a que les capucins et toute cette sacrée séquelle de moines blancs, bruns et noirs. Ceux-là sont des faignants, des vauriens, des va comme je te pousse. Ne m’en faut pas.

(Camille Lemonnier, Happe-Chair)

Va, mon vieux, va come j’te pousse,
À gauche, à doit’, va, ça fait rien,
Va, pierr’ qui roule amass’ pas mousse,
J’m’appell’ pas Pierre et je l’sais bien.
Quand j’étais p’tit, j’m’app’lais Émile,
À présent on m’appelle Éloi ;
Va, mon vieux, va, n’te fais pas d’bile,
T’es dans la ru’, va, t’es chez toi.

(Aristide Bruant)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique