Larchey, 1865 : Variété pittoresque du cancan. V. Tulipe.
Ils chaloupaient à la Chaumière.
(Les Étudiants, 1864)
Comparaison de la danse au roulis d’une chaloupe.
France, 1907 : Sortie de cancan ou de chahut très accentué.
Chaloupe orageuse
Larchey, 1865 : Variété pittoresque du cancan. V. Tulipe.
Ils chaloupaient à la Chaumière.
(Les Étudiants, 1864)
Comparaison de la danse au roulis d’une chaloupe.
France, 1907 : Sortie de cancan ou de chahut très accentué.
Loup de mer
France, 1907 : Marin aguerri, rompu aux fatigues et aux dangers de son métier.
Par un heureux mélange des préjugés répandus dans le monde et des premières connaissances nautiques, l’élève de seconde classe qui vient enfin de recevoir sa lettre de nomination est seul réellement digne du nom de vieux loup de mer. Il a seize ou dix-huit ans au plus, et sort, ivre de joie, de l’école de marine. Il bourre alors ses phrases de jurons et de termes marins, fume par genre, roule en marchant, parle haut dans les lieux publics et affecte d’y paraître brusque et généreux ; il prend pour modèle Jean Bart à Versailles.
(G. de la Landelle)
Ils avaient de braves figures, hâlées pur l’embrun ; des mains d’honnêtes gens, durcies par la besogne, et, sous un accoutrement de rencontre, on les devinait loups de mer, fleuranut l’algue à dix pas.
(Séverine)
Si les loups de mer sont superbes sur leur navire, sur le dos d’un cheval ils n’ont pas le même prestige. Leur assiette est médiocre. On les voit exécuter sur la selle de leur monture les mêmes mouvements que le roulis et le tangage les obligent à faire sur le pont du vaisseau. À cheval, ils se croient encore à bord, et probablement à bord ils se croient encore à cheval.
Il s’ensuit qu’un très brillant officier de marine fait, sans s’en douter, un déplorable cavalier.
(Adolphe d’Ennery, Jacqueline)
Mathurin
d’Hautel, 1808 : Des tranchées de St.Mathurin. Accès de folie ; parce que l’on a coutume d’invoquer ce saint pour la guérison des fous.
Fustier, 1889 : Matelot.
Je veux parler du simple matelot à qui l’on donne le nom de mathurin, de même qu’on gratifie le soldat du surnom de Dumanet.
(Figaro, 1882)
Fustier, 1889 : Nom que les marins, par plaisanterie, donnent aux navires en bois.
Est-ce que vous voudriez rétablir ces vieux mathurins, comme nous les appelons, pour remplacer les bateaux à vapeur ?
(Amiral Saisset : Journal officiel, janvier 1872)
Rossignol, 1901 : Matelot.
France, 1907 : Matelot, marin, homme attaché à la mâture.
J’ai passé une heure de ravissement au milieu des matelots qui étaient chargés de cirer le plancher, car ils avaient une amusante façon d’accomplir leur corvée : ils couchaient les moins lestes dans des couvertures et les traînaient sur le parquet sous prétexte d’activer la besogne. Je dois dire que leur quartier-maître trouvait ingénieux le procédé, et il avait raison ! Parlez-moi des mathurins pour agrémenter les corvées !
(Auguste Marin)
Parler mathurin, parler la langue des matelots.
Je ne suis pas de ces vieux frères premier brin
Qui devant qu’être nés parlaient ja mathurin,
Au ventre de leur mère apprenant ce langage,
Roulant à son roulis, tanguant à son tangage.
(Jean Richepin, La Mer)
Porteiris
France, 1907 : Porteuse de poissons ou de mollusques ; idiome marseillais.
Sandrine est de la race des belles filles qui sucent des oranges devant la Tourette, en attendant le retour des tartanes, et des porteiris en casaque courte qui portent la corbeille sur la tête, tiennent les mains sur les hanches et gardent, en marchant, le beau roulis des vagues de la mer.
(Jean Lorrain)
Roulis (avoir du)
Rigaud, 1881 : Être soûl, — dans l’argot des marins.
Roulis (avoirs du)
France, 1907 : Être ivre ; argot des marins.
Argot classique, le livre • Telegram