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Bouffarder

Ansiaume, 1821 : Fumer.

Il faut se dérondiner, rifauder le trèfle et bouffarder comme un messière.

Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Fumer.

Delvau, 1866 : v. n. Fumer.

Rigaud, 1881 : Fumer la pipe.

Dérondiner

Ansiaume, 1821 : Déboutonner.

Pour me dérondiner, ils étoient cinq cognes.

Halbert, 1849 : Payer.

Rigaud, 1881 : Payer, — dans l’ancien argot.

Virmaître, 1894 : Un sou se nommant un rond, de là l’expression pour indiquer que l’on s’en sépare en payant :
— Je me dérondine tous les jours pour sorguer (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Payer. De celui qui est avare, qui ne sort pas ses ronds (sous) de son porte-monnaie on dit qu’il n’est pas facile de le faire dérondiner.

France, 1907 : Payer. Mot à mot : se défaire de ses ronds.

Rondine

Ansiaume, 1821 : Bague.

Avec une rondine j’affranchirai la gothon.

Vidocq, 1837 : s. f. — Bague.

un détenu, 1846 : Bague.

Halbert, 1849 : Boule, canne.

Larchey, 1865 : Bague. — Même allusion. V. Vague.

Delvau, 1866 : s. f. Bague, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Bague. — Canne.

La Rue, 1894 : Bague. Canoë. Rondiner, battre à coups de bâton.

France, 1907 : Canne.

Rondiner

d’Hautel, 1808 : Battre quelqu’un avec un rondin, lui donner des coups de bâton.

Vidocq, 1837 : v. a. — Boulonner.

Larchey, 1865 : Battre à coups de bâton. — Mot à mot : de rondin.

Qu’il est doux de pouvoir rondiner un ingrat.

(Le Rapatriage, parade du dix-huitième siècle)

Delvau, 1866 : v. a. Battre à coups de bâton, — dans l’argot du peuple.

Delvau, 1866 : v. a. Boutonner, — dans le même argot [des voleurs].

Delvau, 1866 : v. n. Dépenser de l’argent, des ronds, — dans l’argot des voyous. On dit aussi Se dérondiner.

Rigaud, 1881 : Sacrifier à Domange.

France, 1907 : Battre à coup de bâton, de rondin.

France, 1907 : Faire le tas, amasser.

Tout en cartonnant dans ton claque,
Rabats un douillard à ta marque ;
Qu’ell’ chauffe jarnaff, matelas,
Rondine et le tout sans taff’tas.

(Hogier-Grison, Pigeons et Vautours)

S’arrondir.

Son buste, d’une gracilité sèche qui, avec le duvet de ses lèvres et le déluré de sa mine, lui donnait à quinze ans l’air d’un joli garçon mauvais sujet, rondinait maintenant, appesanti d’un léger embonpoint. C’était l’acheminement à cette adiposité qui émoustillait les hommes du Culot, tous amoureux des femmes tétonnières, par un goût de chair mafflue.

(Camille Lemonnier, Happe-Chair)

France, 1907 : Faire ses besoins.

Rondiner (se)

Ansiaume, 1821 : Boutonner.

Tandis que je le dérondinois, les cognes sont arrivés et m’ont pris sur la falourde engourdie.

Rondiner des yeux

Larchey, 1865 : Faire les yeux ronds à quelqu’un.

Delvau, 1866 : v. n. Faire les gros yeux.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique