d’Hautel, 1808 : Il est bien rond. Pour dire, il a le ventre bien rempli, il a bien bu et bien mangé.
Cet homme est tout rond. Pour dire, franc, loyal, sans détours, sans artifice.
d’Hautel, 1808 : Le rond. Pour dire, le postérieur ; le cadet, le derrière.
anon., 1827 : Un sou.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Sou (cinq centimes).
Bras-de-Fer, 1829 : Un sou.
Vidocq, 1837 : s. m. — Sol.
un détenu, 1846 : Argent, sou.
Halbert, 1849 : Un sou.
Larchey, 1865 : Saoul.
Descendant d’la guinguette, Un soir que j’étais rond.
(Les Amours de Jeannette, chanson, 1813)
Larchey, 1865 : Sou. — Le sou est rond. — V. Balle, Roue.
Aboule tes vingt ronds, bêta !
(Montépin)
Delvau, 1866 : adj. Ivre, — dans l’argot des faubouriens. Rond comme une futaille. Ivre mort. On dit aussi Rond comme une pomme.
Delvau, 1866 : s. m. Sou, pièce de monnaie, — dans l’argot des voyous. On dit aussi Rotin.
Rigaud, 1881 : Ivre. — Rond comme balle, repu.
Rigaud, 1881 : Pièce d’un sou. — Pas le rond, pas le sou. — Tourner rond, ne plus avoir d’argent.
La Rue, 1894 : Ivre. Un sou.
Rossignol, 1901 : Saoul.
Rossignol, 1901 : Sou.
France, 1907 : Sou.
— Oui, hier, je me peignais avec les doigts, rapport que j’ai oublié mon démêloir dans mon dernier garni. Vlan ! voilà que j’en ramène un. Saleté de bête, que je dis, et j’allais l’écraser quand je vois un capitaine d’artillerie qui passe avec sa dame. « Permettez, mon officier, que j’y fais. — Quoi donc ? — Là, sur votre dolman, vous aurez coudoyé quéqu’un de sale. » Et je fais celui qui enlève le pou en ayant l’air de me cacher de la dame. « Merci, mon ami », qui dit. Et il m’allonge une pièce de vingt ronds !
(Guy Tomel, Le Bas du pavé parisien)
Jean Hiroux, convaincu d’assassinat, vient d’entendre le verdict qui le condamne à la peine de mort, plus un franc d’amende pour la partie civile.
Sur la demande du président des assises s’il n’a rien à dire sur la peine qui le frappe, Jean Hiroux répond :
— Mon président, je demande à ne faire que la moitié de la peine. — V’là les vingt ronds !
