France, 1907 : Coquille de noix.
France, 1907 : Jeu que tiennent les filous dans les foires. On dit aussi robignolle.
Cocange
France, 1907 : Coquille de noix.
France, 1907 : Jeu que tiennent les filous dans les foires. On dit aussi robignolle.
Cocanges ou la robignole
Vidocq, 1837 : Jeu des coquilles de noix. Le jeu des coquilles de noix est un des mille et un trucs employés par les fripons qui courent les campagnes pour duper les malheureux qui sont possédés par la funeste passion du jeu. Les Cocangeurs ou Robignoleurs se réunissent plusieurs sur la place publique d’un village ou d’une petite ville, lorsqu’ils ont obtenu le condé franc, ou dans quelque lieu écarté, lorsqu’ils craignent d’être dérangés ; mais dans l’un et dans l’autre cas ils choisissent de préférence pour exercer, un jour de marché ou de foire, sachant bien que ceux qui se laisseront séduire auront ce jour là les poches mieux garnies que tout autre.
Les objets dont ils se servent sont : 1o. trois coquilles de grosses noix : les cocanges, et une petite boule de liège : la robignole. L’un d’eux, après s’être assis par terre, place son chapeau, entre ses jambes et les cocanges sur le chapeau ; cela fait, il couvre et découvre alternativement la robignole ; après avoir fait quelques instans ce manège, il s’arrête et se détourne comme pour se moucher ou cracher ; un compère alors lève successivement les trois cocanges, et lorsqu’il a découvert la robignole, ; il dit, assez haut pour être entendu de celui qui doit être dupé : « Elle est là. » C’est à ce moment que celui qui tient le jeu propose aux curieux assemblés autour de lui, des paris plus ou moins considérables ; le compère, pendant ce temps, s’est entendu avec la dupe, et ils se mettent alors à jouer de moitié ; celui qui tient le jeu est doué d’une agilité capable de faire honneur au plus habile escamoteur, il a su changer adroitement la robignole de place ; le reste se devine : ce coup se nomme le coup de tronche.
On a va des individus perdre à ce jeu des sommes très-considérables ; ils méritaient sans doute ce qui leur arrivait, car leur intention était bien celle de tromper celui que d’abord ils avaient pris pour un niais, mais jamais l’intention de la dupe n’a justifié les méfaits du dupeur ; que l’on punisse le premier, rien de mieux, mais que l’on ne ménage pas le second, et bientôt, du moins je l’espère, on aura vu disparaître cette foule d’individus qui spéculent sur des passions mauvaises.
Gobelin
Rigaud, 1881 : Gobelet d’escamoteur. — Petit gobelet dont se servent les robignoleurs pour escamoter la muscade et faire des dupes.
La Rue, 1894 : Crochet. Dé à coudre.
France, 1907 : Crochet ; dé à coudre.
France, 1907 : Démon ; du bas latin gobelinus.
Pègre (la)
Rigaud, 1881 : Le monde des malfaiteurs. « Le troisième dessous », suivant l’expression de Victor Hugo. Il comprend les escarpes et les grinches, qui se subdivisent, pour les derniers, d’après les spécialités, en bonjouriers, caroubleurs, chanteurs, cambrioleurs, roulottiers, chineurs, robignolleurs, cerfs-volants, etc. etc. Depuis le pégriot, qui vole le mouchoir, jusqu’au drogueur de la haute, qui émet pour plusieurs centaines de mille francs d’actions imaginaires, depuis le voleur qui travaille sur la grande route avec accompagnement de gourdin, jusqu’à l’assassin de profession, tout ce qui vit de vol et d’assassinat fait partie de la pègre. De même qu’il y a la haute et la petite banque, le haut et le petit commerce, de même il y a la haute et la petite pègre. La haute pègre ou les pègres de la haute, c’est l’aristocratie du vol et de l’assassinat ; la basse pègre ou pégriots, c’est le prolétariat du crime.
La haute pègre a ses grands hommes, ses héros. Lacenaire, Verger, sont les demi-dieux de la haute pègre. Dumollard n’est qu’un ignoble pégriot.
(Moreau-Christophe, Le Monde des coquins.)
Robignol
Delvau, 1866 : adj. Très bien, très beau, très amusant, — dans l’argot des voleurs, qui emploient ce superlatif à propos des choses et des gens.
Rigaud, 1881 : Très amusant, très réussi.
La Rue, 1894 : Très beau, très amusant.
France, 1907 : Très plaisant, très amusant. Argot des forains qui ont pris cette expression du jeu de ce nom très amusant pour les filous qui le tiennent, car le joueur perd toujours.
Robignole
Virmaître, 1894 : Mot employé comme superlatif d’admiration pour une chose extraordinaire « qui dépasse l’imagination. »
— Une évasion audacieuse, c’est robignol.
— La môme est robignol, elle gouale sans cesse.
Robignol, en ce cas, est pour joyeux et joyeuse (Argot des voleurs).
France, 1907 : Petite boule de liège dont on se sert pour le jeu de cocanges.
Robignoleur
France, 1907 : Exploiteur de gogos au jeu de cocanges ou de robignolle.
Robignolle
France, 1907 : Testicule.
Robignolle, roubignole
France, 1907 : Jeu de fêtes foraines tenu par des filous. « Sur un carton est tracé un round divisé en huit cases de couleur différente, au centre desquelles se trouve une flèche immobile, mais autour de laquelle tourne le rond. Quand la flèche s’arrête sur la couleur choisie par le joueur, il gagne le double ou le triple de sa mise. Mais, au moyen d’une légère pression, le propriétaire de la robignolle fait dévier à volonté l’aiguille. On se sert aussi d’une petite boule de liège, mais le jeu prend alors une autre disposition. »
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