France, 1907 : Demi-verre de vin ou de liqueur que l’on se verse après en avoir vidé un plein. Vieux mot qui répond à notre argot rincette.
Houspillon
Réminiqui
France, 1907 : Dernier petit verre d’eau-de-vie.
Il est du plus mauvais goût de se servir d’un pilon de volaille, comme d’un goupillon, pour donner la bénédiction à la société.
— Histoire de rire.
— Idem, il faut éviter, quand on a bu un verre de vin, de faire claquer sa langue et de dire, en clignant de l’œil, à son voisin : « Encore un que les Prussiens n’auront pas ! »
— Ce que j’en disais, c’était par patriotisme.
— Chauvinisme intempestif !… Idem, il est bon de s’abstenir, lorsque le garçon vous a versé le café, de réclamer le bain de pieds, puis le gloria, le pousse-café, la rincette, la surrincette et le réminiqui…
(Simon Boubée, Le Testament d’un martyr)
Rincette
Delvau, 1866 : s. f. Petit verre d’eau-de-vie pris comme supplément au gloria, — dans l’argot des bourgeois.
Rigaud, 1881 : Petit verre de cognac pris dans la tasse où l’on a bu du café. — Surrincette, second, troisième, quatrième, etc., petit verre pris dans les mêmes conditions.
Rincette, rinçonnette
France, 1907 : Petit verre d’eau-de-vie ou de liqueur qui termine un repas. « Les habitués des cafés de bas étage se sont servis, après la demi-tasse de café, un premier verre d’eau-de-vie dit pousse-café, avec le bain de pied, c’est-à-dire que la liqueur déborde et retombe sur le pied du verre dans sa petite soucoupe ; puis un second verre dit rincette, enfin un troisième dit surrincette. » En picard, rinchurette.
Sur-rincette
Delvau, 1866 : s. f. Supplément à la rincette, — dans l’argot des bourgeois.
Surrincette
France, 1907 : Petit verre de liqueur qui succède à la rincette.
Et l’abbé Trudet, se levant, ou, pour mieux dire, se sauvant de table, avala son café avec tant de hâte et une indifférence telle que nous en demeurâmes stupéfaits, nous, ses amis (et combien de fois ses hôtes !) qui connaissions ses habitudes de flânerie, à table, et surtout le dimanche, et le régal que prenait le bonhomme, tout en bavardant à humer à lèvres dévotes, avec lenteur et componction, non seulement le café que dame Rose faisait dans la perfection, mais encore et surtout le pousse et le repousse-café, rincette, surrincette, rinçonnette et, pour finir, le coup de l’étrier, qu’il avait baptisé le dernier son de la messe.
(Jean Richepin)
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