France, 1907 : Amusant ; argot des canuts.
— Dites donc, Georgette, savez-vous que ce n’est guère canant de travailler comme ça sans pouvoir se renacler un moment !
(Joanny Augier, Le Canut)
Canant
France, 1907 : Amusant ; argot des canuts.
— Dites donc, Georgette, savez-vous que ce n’est guère canant de travailler comme ça sans pouvoir se renacler un moment !
(Joanny Augier, Le Canut)
Renacler
d’Hautel, 1808 : Faire quelque chose en rechignant, avec humeur ; trouver des obstacles, des prétextes pour ne point faire ce que l’on vous ordonne.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Crier, se mettre en colère.
Halbert, 1849 : Crier après quelqu’un.
La Rue, 1894 : Hésiter, grogner, reculer, avoir peur. Convoiter. Crier après.
Renâcler
anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Crier après quelqu’un.
Delvau, 1864 : Renoncer à une chose, manifester de la répugnance à la faire.
Delvau, 1866 : v. n. Bouder au travail ; ne pas se sentir en disposition de faire une chose. Argot des faubouriens. Signifie aussi : Crier après quelqu’un, gronder, murmurer.
Rigaud, 1881 : Reculer, avoir peur.
Quoi de plus propre en effet à faire renâcler les poivrots ?
(La petite Lune, 1879)
Renifler, respirer, aspirer avec convoitise, convoiter de très près. Encore un qui renâcle les pruneaux de l’épicemar.
France, 1907 : Puer.
France, 1907 : Reculer, hésiter.
— C’est-y loin où tu demeures ?
— À deux pas.
Deux pas ! ça en faisait dix mille. ça m’éloignait de mon chez moi… Je commençais de renâcler… Je lui dis :
— Pourquoi que tu vas pêcher si loin de chez toi ? Ça indispose…
Mais elle me répondit :
— Vois-tu, dans le jour je travaille… et je veux pas que, dans mon quartier on sache que je sors.
(Hugues Le Roux)
anon., 1907 : Résister.
Renauder
d’Hautel, 1808 : Pour maugréer, rechigner, regimber, faire malgré soi et à contre cœur un ouvrage quelconque, marmoner entre ses dents ; être rassasié, renoncer sur quelque chose.
Vidocq, 1837 : v. a. — Bisquer.
Clémens, 1840 : Se fâcher.
M.D., 1844 : Bisquer.
un détenu, 1846 : Être en colère, refuser, ne pas vouloir.
Larchey, 1865 : Renâcler (Vidocq). — Signifiait jadis vomir. V. Roquefort.
Quand elle quête, merci ! Chacun renaude ou détale.
(Léonard, parodie 1863)
Delvau, 1866 : v. n. Se refuser à faire quelque chose, être de mauvaise humeur. Argot du peuple. C’est le verbe arnauder de la langue romane. Renauder signifie aussi Se plaindre.
Boutmy, 1883 : v. intr. Murmurer, grommeler d’un air de mauvaise humeur ; souvent synonyme de gourgousser.
La Rue, 1894 : Grogner. Refuser. Se fâcher. Faire des reproches.
Virmaître, 1894 : Ne pas être content. Ce mot vient du verbe arnauder. Avoir du renaud contre quelqu’un veut également dire : avoir de la rancune. Synonyme de l’expression être à feu (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Voir renaudeur.
Hayard, 1907 : Même sens — être en colère.
France, 1907 : Grogner, récriminer, refuser.
La victime — qui se voyait déjà emboitée, pour de bon — soupirait et, contente d’en être quitte avec du pognon, crachait sans trop renauder.
(Le Père Peinard)
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