Fustier, 1889 : Ruiner. Le mot est expressif et fait image.
— Il se fera remisier ou il vendra des lorgnettes. — À moins qu’il n’épouse Coralie quand elle aura drainé le planteur et le fils du fabricant.
(Du Boisgobey, Paris-Bandit)
Drainer
Fustier, 1889 : Ruiner. Le mot est expressif et fait image.
— Il se fera remisier ou il vendra des lorgnettes. — À moins qu’il n’épouse Coralie quand elle aura drainé le planteur et le fils du fabricant.
(Du Boisgobey, Paris-Bandit)
Exécuter
Rigaud, 1881 : En terme de Bourse, c’est mettre en état de faillite platonique le spéculateur qui ne peut pas payer ses différences. L’entrée de la Bourse lui est interdite, son nom est signalé chez les agents de change, tous les remisiers le connaissent, et, jusqu’au jour où il a payé, il ne peut spéculer ; c’est pourquoi il fait l’impossible pour arriver à payer.
France, 1907 : Dévoiler des fourberies ou les vilenies de quelqu’un, exhumer le cadavre qu’il cachait de façon qu’il ne soit plus reçu dans une société d’honnêtes gens.
Remisier
Delvau, 1866 : s. m. Variété d’Agent de change : homme qui touche une remise sur les affaires qu’il procure à un agent de change.
Rigaud, 1881 : Courtier de fonds publics ; intermédiaire entre le client et un agent de change. Il a une remise sur toutes les affaires qu’il procure.
Saute-mouton (coup du)
France, 1907 : Genre de vol des tripoteurs de bourse dont Charles Virmaître donne ainsi qu’il suit l’explication : « Ce sont les remisiers pour dames (les tripoteuses) du marché des pieds humides qui le pratiquent. La joueuse vend mille francs de rente. Le remisier pour dames exécute cet ordre : il vend immédiatement, mais il attend la fermeture de la Bourse pour en informer sa cliente. S’il y a baisse, comme il a vendu ferme, il encaisse tranquillement la différence. Sa la rente reste au même taux, il lui raconte qu’il y a écart de deux ou trois centimes ; dans tous les cas, elle est volée. »
Saute-mouton (le coup du)
Virmaître, 1894 : Ce sont les remisiers pour dames (les tripoteuses du marché des pieds humides) qui le pratiquent. La joueuse vend mille francs de rente. Le remisier pour dames exécute cet ordre ; il vend immédiatement, mais il attend la fermeture de la Bourse pour en informer sa cliente. S’il y a baisse, comme il a vendu ferme, il encaisse tranquillement la différence ; si la rente reste au même taux, il lui raconte qu’il y a écart de deux ou trois centimes ; dans tous les cas elle est volée (Argot des boursiers). N.
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