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Carré de rebectage

Virmaître, 1894 : La Cour de cassation. Quelquefois elle diminue la peine du condamné ou l’acquitte complètement. Il est rebecqueté. Rebecqueté se dit pour raccommoder, se rapprocher (Argot des voleurs).

Carreleur de souliers

Virmaître, 1894 : Ouvrier lorrain qui vient tous les étés parcourir nos campagnes avec sa hotte sur le dos. Il raccommode les souliers. Ce nom lui vient de ce qu’il crie : carreleur de souliers. Ce à quoi les gamins répondent :
— Gare l’aut’ soulier ! (Argot du peuple).

Carrelure de ventre

Delvau, 1866 : s. f. Réfection plantureuse, — dans l’argot du peuple, qui éprouve souvent le besoin de raccommoder son ventre déchiré par la faim.

France, 1907 : Repas plantureux.

Désembrener

France, 1907 : Enlever le bran au derrière des enfants.

Il leur fallait, à ces messieurs, de bonnes grosses dots, en espèces sonnantes et trébuchantes — ou des femmes utiles à quelque chose, pouvant raccommoder leurs chaussettes, préparer leur popotte et désembrener leurs mioches.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

Écuelle

d’Hautel, 1808 : C’est une querelle de gueux, cela se raccommode à l’écuelle. Se dit de légères contestations, de brouilleries, qui s’élèvent parmi les petites gens, et qui disparoissent en buvant un coup ensemble.
Rogner l’écuelle à quelqu’un. Lui retrancher, de son revenu, de sa subsistance.
Propre comme une écuelle à chat. Se dit d’un ustensile de ménage qui est malpropre, mal nettoyé.
Il n’y a ni pot au feu, ni écuelles de lavées. Pour exprimer qu’il règne le plus grand désordre dans une maison.
Il a plu dans son écuelle. Se dit de quelqu’un qui a fait quelque héritage inattendu, dont il avoit grand besoin.
Mettre tout par écuelle. Donner un repas splendide à quelqu’un ; ne rien épargner pour la bâfre.

Delvau, 1864 : Employé dans un sens obscène pour désigner la nature de la femme.

Les femmes sont comme gueux, elles ne font que tendre leur écuelle.

(Brantôme)

Delvau, 1866 : s. f. Assiette, — dans l’argot du peuple, fidèle à la tradition.

Et doibt, por grace deservir,
Devant le compaignon servir,
Qui doibt mengier en s’escuelle.

dit le Roman de la Rose.

France, 1907 : Nature de la femme. Vieux mot. Nos pères en avaient une quantité plus ou moins imagés ou symboliques pour désigner le même objet ; ainsi, bénitier :

Je crois bien que notre grand vicaire
Aura mis le doigt au bénitier.

(Béranger)

bréviaire d’amour, brèche, brelingot, cage, cacendrier, calibre, callibristi, cas, casemate, chapelle, chapelle ardente, chaudron, cheminée, citadelle :

Depuis longtemps de la donzelle
Il avait pris ville et faubourgs,
Mais elle défendait toujours
Avec vigueur la citadelle.

(Piron)

clapier, cloître, coiffe, coin, coquille, creuset, dè, enclume, évier, feuille de sauge, figue, fournaise, garenne, gaufrier, huître, etc.

Juge de paix

Ansiaume, 1821 : Bâton.

Il faut ébobir le cabot avec le juge de paix.

Delvau, 1866 : s. m. Bâton, — parce qu’il est destiné à mettre le holà. Cette expression fait partie de l’argot des voleurs et de celui des faubouriens.

Delvau, 1866 : s. m. Tourniquet de marchand de vin, qui condamne à payer une tournée celui qui perd en amenant le plus petit nombre. Argot des ouvriers.

Rigaud, 1881 : Bâton. — Tourniquet de marchand de vin où se jouent les consommations.

La Rue, 1894 : Bâton. Tourniquet de marchand de vin. Balances.

Virmaître, 1894 : Le lit. Dans le peuple, on trouve qu’après une dispute et même une bataille, le lit est un instrument de raccommodement. Cette expression vient d’une enseigne d’un marchand de meubles établi boulevard de Belleville. L’enseigne figurait un lit complet, et sur l’oreiller placé au milieu, il y avait cette inscription : Au Juge de Paix. (Argot du peuple). N.

Virmaître, 1894 : Un cornet contenant trois dés, la partie qui se nomme Zanzibar se joue sur le comptoir du marchand de vins. Ce jeu est ainsi appelé parce qu’il met les joueurs d’accord (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Jeu qui se compose d’un cornet et de trois dés, qui se trouve sur le comptoir des marchands de vin et qui est surnommé zanzibar ; il sert à trancher la question de qui payera la consommation ; de là, juge de paix.

France, 1907 : Balances.

France, 1907 : Bâton. Ce que les Arabes appellent Sidi matraque.

France, 1907 : Le lit. C’est dans le lit, en effet, que mari et femme, amant et maîtresse, en désaccord, se réconcilient.

France, 1907 : Tourniquet de marchand de vin.

Mort aux gosses

France, 1907 : Femme qui détruit le fœtus dans le ventre de sa mère ; nourrice campagnarde chez qui certaines abominables créatures envoient leurs enfants pour les faire lentement périr.

Justement une jeune commise du bureau des Titres venait de tomber malade, malade alitée, et, à certains indices faciles à démêler, le médecin de l’Administration, le docteur Henrion, avait reconnu les manœuvres coutumières aux fabricantes et marchandes de mort aux gosses, raccommodeuses de l’honneur des demoiselles et vigilantes gardiennes de la tranquillité des familles.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

Pince-loques

Virmaître, 1894 : Aiguille, l’aiguille, en effet, sert à repriser les loques, à les raccommoder. Elle rapproche les trous, elle les pince (Argot des voleurs).

Rabibochage

Delvau, 1866 : s. m. Boni, dédommagement, consolation, — dans l’argot des enfants, qui font entre eux ce que M. Bénazet fait pour les décavés de Bade : à celui qui a perdu toutes ses billes à la Moquette ils en rendent une douzaine pour qu’il puisse en aller gagner d’autres — à d’autres.

Rigaud, 1881 : Réconciliation, — dans le jargon des enfants.

France, 1907 : Raccommodement, réconciliation de peu de durée.

Rabibocher

Larchey, 1865 : Raccommoder. V. Collant.

N’en parlons plus ! Il faut que je me rabiboche avec vous.

(E. Sue)

Delvau, 1866 : v. a. Réconcilier des gens fâchés, — dans l’argot des bourgeois. Se rabibocher. Se réconcilier.

Rigaud, 1881 : Réparer. — Se rabibôcher, se réconcilier entre enfants.

La Rue, 1894 : Réparer. Réconcilier.

Virmaître, 1894 : Quand un ménage est en désaccord et qu’un raccommodage a lieu, il est rabiboché. Le rabibochage n’est le plus souvent qu’un replâtrage. Quand les enfants jouent aux billes, ceux qui ont perdu disent au gagnant :
— Veux-tu nous rabibocher ?
C’est-à-dire nous rendre quelques billes (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Faire la paix avec un ami lorsqu’on est fâché, c’est se rabibocher.

Hayard, 1907 : Se remettre en camaraderie après avoir été fâché.

France, 1907 : Rajuster à la hâte, raccommoder vite et sans beaucoup de soin. Provincialisme.

Rabobiner

France, 1907 : Raccommoder, c’est-à-dire reprendre la bobine de fil.

Radouber

France, 1907 : Raccommoder, réparer ; argot des marins.

Rafistoler

Delvau, 1866 : v. a. Raccommoder.

Rigaud, 1881 : Donner une tournure présentable à un vieux vêtement de prix. On rafistole des dentelles, un châle, on rapiote une vieille culotte.

France, 1907 : Raccommoder ; argot populaire ; du vieux français afistoler, tromper, qui vient du latin fistula, flûte. Ce verbe, employé réflectivement, signifie se parer, se nettoyer, s’habiller à neuf.

Rafistoleur

France, 1907 : Raccommodeur.

Rambiner

Rigaud, 1881 : Raccommoder, ressemeler.

Tout le monde sait que son père rambinait les croknaux.

(Tam-Tam, du 2 juin 1878)

France, 1907 : Raccommoder, spécialement en parlant de vieux souliers.

Tout le monde sait que son père rambinait les croknaux.

(Le Tam-Tam)

Ramiauler

France, 1907 : Remettre, raccommoder, faire la paix.

— Je voulons point nous ramiauler avec té.
— Ni mé itou, tâteux de pies !

(Hugues Le Roux)

Rapapilloter

Virmaître, 1894 : Un ménage désuni se rapapillotte. Mot à mot : se raccommode. La chanson populaire dit : Je me rapapillote Avec Charlotte. (Argot du peuple). N.

France, 1907 : Réconcilier.

Bougrement d’eau a coulé sous les ponts depuis que les républicains français, pour détourner les prolos de la Sociale, bouffaient du calotin à chaque repas et faisaient un battage des cinq cents diables avec l’anticléricalisme.
Oui, foutre, nous sommes loin de l’apostrophe de Gambetta à Romans : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! » de la laïcisation à outrance, de l’article 7, du simulacre d’expulsion des jésuites qui, chassés par la porte, rentraient subito par la fenêtre, et de toutes les autres couillonnades gambettistes et ferrystes.
Aujourd’hui, ces beaux merles, curés et républicains à la flan, sont cul et chemise. La républicanaille qui a pris du ventre à exploiter jusqu’à la gauche le populo, et lui voyant — par-ci, par-là — des velléités de rouspétance, s’est rapapillotée avec les sacs à charbon qui, aucun bon bougre ne l’ignore, sont les maîtres abrutisseurs.

(Le Père Peinard, 1897)

Rapatrier

d’Hautel, 1808 : Raccommoder deux personnes brouillées.
Se rapatrier. Faire la paix, se réconcilier avec, quelqu’un, convenir réciproquement d’oublier ses torts.

Rapetasser

d’Hautel, 1808 : Des souliers rapetassés ; des habits rapetassés. Pour dire, raccommodés grossièrement.

France, 1907 : Refaire.

Cette saloperie d’impôts indirects qui, quoique pas visibles à l’œil nu des aveugles, se sentent bougrement, avait déjà subi pas mal d’anathèmes avant le grand coup de chien d’il y a cent ans. Tellement qu’au début, la Constituante dut les biffer du programme des nouveaux impôts, aussi bien que les dîmes.
Cet impôt d’origine féodale, qu’on appelait alors les aides, ne tarda pas à rappliquer, comme toutes les cochonneries dut « bon vieux temps » que les bourgeois rapetassaient en les débaptisant à peine ; la loi du 5 ventôse au XII le remit sur pattes.
Et ainsi pour tout ! Les corvées se muaient et prestations, la gabelle en impôt du sel, les douanes intérieures en octroi, la dime en budget des cultes, etc., etc.
Si bien que, petit à petit, la kyrielle des impôts devenait aussi longue que sous la défunte royauté.
Les impôts indirects — ceux qu’on ne voit pas — comme le disait dans un de ses moments de lucidité l’écrivassier bourgeois Bastiat, sont une chose d’une traitrise carabinée.
On les paies s’en apercevoir, au coin du feu, au plumard, à table, au café… à tous les instants de notre vie.

(Le Père Peinard)

Rapioter

Ansiaume, 1821 : Fouiller.

En me rapiotant, ils ont pésillé le carle, les carroubles, je fus marron.

Vidocq, 1837 : v. a. — Visiter les condamnés en route pour le bagne.

Larchey, 1865 : Rapiécer.

Monsieur, faites donc rapioter les trous de votre habit.

(Mornand)

Delvau, 1866 : v. a. Fouiller, — dans l’argot des voleurs.

Delvau, 1866 : v. a. Rapiécer.

Rigaud, 1881 : Fouiller un condamné, — dans le jargon des voleurs. Autrefois le mot s’appliquait à la visite pratiquée sur les condamnés en partance pour Toulon, Brest et Rochefort. — Le grand rapiot, c’était la visite préliminaire qu’on pratiquait sur les condamnés qui, à leur sortie de Bicêtre, étaient dirigés sur les bagnes.

Rigaud, 1881 : Repriser, rapiécer, raccommoder, — dans le jargon des marchands fripiers et des savetiers.

Virmaître, 1894 : Fouiller dans les poches de quelqu’un. Ce devrait être dépioter puisque l’on le fouille dans l’intention de le dévaliser. Cette expression est néanmoins employée par les voleurs. Les ouvriers tailleurs sont plus logiques. Pour rapiécer (mettre une pièce), ils disent rapioter (Argot des voleurs et des tailleurs).

France, 1907 : Faire main basse sur des objets. Tout rapioter, tout emporter.

France, 1907 : Raccommoder, ravauder, rapiécer.

Rapioteur, rapioteuse

Rigaud, 1881 : Raccommodeur, raccommodeuse de vieilles hardes.

Georges Cadoudal, avant son arrestation, avait trouvé asile chez une jeune rapioteuse du Temple.

(F. Mornand, La Vie de Paris.)

Ravauder

d’Hautel, 1808 : Rapetasser, raccommoder de mauvaises hardes.
Ravauder. Pour dire, paresser, fainéantiser, niaiser, il signifie aussi gronder, réprimander quelqu’un, le maltraiter en paroles.

Delvau, 1866 : v. a. Raccommoder du linge, des vêtements, — dans l’argot du peuple.

Delvau, 1866 : v. n. Être lent à faire quelque chose ; s’amuser au lieu de travailler.

Rebonneter

Ansiaume, 1821 : Se raccommoder d’une querelle.

Il m’a rebonneté, ma foi, je mangerai pas le morceau.

Vidocq, 1837 : v. a. — Aduler, flatter.

Delvau, 1866 : v. a. Aduler, flatter, — dans l’argot des voleurs. Rebonneter pour l’af. Flatter ironiquement.

Rigaud, 1881 : Flatter, courtiser.

Virmaître, 1894 : Amadouer un individu pour le fourrer dans une affaire. Cacher ses griffes sous un gant de velours, faire le patelin pour mieux tromper.
— As-tu rebonneté le pante pour l’aff ?
— Oui, il est bon !
Rebonneter
dans le peuple veut dire raccommoder (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Voir rabibocher.

France, 1907 : Flatter, se réconcilier. Rebonneter pour l’af, faire d’ironiques éloges ; l’af est en ce sens une abréviation de la frime. Argot des voleurs.

Rebouiser

d’Hautel, 1808 : Pour dire, regarder quelqu’un depuis la tête jusqu’aux pieds ; l’examiner d’une manière affectée, et dans de mauvais desseins.

Vidocq, 1837 : v. a. — Regarder.

Clémens, 1840 : Regarder. Voir.

Delvau, 1866 : v. a. Remarquer, distinguer, — dans l’argot des faubouriens. Le verbe est désormais consacré pour eux par la chanson de l’Assommoir (O lepida cantio !) où l’on dit :

Faut pas blaguer, le treppe est batte ;
Dans c’taudion i’ s’ trouv’ des rupins.
Si queuq’s gonziers train’nt la savate,
J’en ai r’bouisé qu’ont d’s escarpins.

Delvau, 1866 : v. a. Réparer, ravauder. Argot du peuple.

Delvau, 1866 : v. a. Tuer, — dans le même argot [des voleurs]. A signifié autrefois, dans le langage des honnêtes gens : Déniaiser quelqu’un ; jouer un tour, faire une fourberie.

Rigaud, 1881 : Tuer. — Regarder, remarquer. — Raccommoder, repriser, ressemeler. — Au XVIIIe siècle, le mot avait le sens de filouter, déniaiser quelqu’un ; c’est ainsi qu’il est expliqué dans le dictionnaire comique de Leroux.

La Rue, 1894 : Tuer. Regarder. Remarquer. Réparer. Ravauder.

France, 1907 : Raccommoder, réparer ; argot populaire. Voir Rebossir.

France, 1907 : Regarder, remarquer ; argot des voleurs.

Faut pas blaguer, le treppe est batte :
Dans c’taudion i’s’trouv’ des rupins.
Si queuq’s gonziers train’nt la savate,
J’en ai r’bouisé qu’ont d’s’escarpins.

(Chanson de l’Assommoir)

France, 1907 : Tuer.

Rebouiseur

Delvau, 1866 : s. m. Savetier, — dans l’argot des revendeurs.

France, 1907 : Raccommodeur.

Rebouter

d’Hautel, 1808 : Pour dire, se délasser, se reposer de ses fatigues ; se remettre, se refaire.

Delvau, 1866 : v. a. Remettre un membre, réduire une fracture. Argot du peuple.

France, 1907 : Raccommoder, d’où, par extension, remettre un membre, une fracture.

Rebouteux

France, 1907 : Raccommodeur ; s’applique à celui qui répare les ustensiles et remet les membres en place. Il arrive maintes fois que le rebouteux se montre plus habile que le médecin.

Nous sommes très bêtes, mes pauvres amies, étant presque toutes, à un égal degré, très méfiantes et très crédules. Les femmes du monde, là-dessus, sont tout à fait semblables aux paysannes, qui ne croient pas aux docteurs, mais qui écoutent le rebouteux.

(Colombine, Écho de Paris)

Riboui, rebouiseur, ressuceur

Rigaud, 1881 : Fripier. — Ressemeleur, raccommodeur de savates. Le riboui ou ressuceur fait, avec de vieux souliers, des chaussures qu’il a la prétention d’appeler « neuves » et auxquelles on a donné le nom de dix-huit. — Au XVIIIe siècle, (1755) donner le bouis, c’était achever, perfectionner, ce qu’on appelle aujourd’hui donner le coup de fion. Le buis, qu’on prononçait bouis, était un polissoir dont se servent encore quelques savetiers pour polir les semelles. De là le surnom de ribouis donné aux vieux souliers, aux souliers restaurés, et celui de ribouiseurs et ribouis, par abréviation, aux savetiers.

Ripatonner

Larchey, 1865 : Raccommoder. — Mot à mot : réparationner.

On ripatonne un livre en publiant une édition revue et corrigée ; on ripatonne un édifice en le recrépissant.

(La Bédollière)

Delvau, 1866 : v. a. Raccommoder quelque chose ou quelqu’un, — dans l’argot des Polytechniciens, qui ont ainsi consacré la mémoire d’un concierge de l’École, M. Ripaton, tailleur.

Rigaud, 1881 : Remettre à neuf.

On distingue, on reconnaît, on évalue tout objet de toilette supprimé, ajouté ou ripatonné.

(Les Filles d’Hérodiade, 1815)

Corriger une œuvre d’art, une œuvre littéraire.

Virmaître, 1894 : Le passifleur qui raccommode les vieux souliers, ripatonne (Argot du peuple).

France, 1907 : Réparer, raccommoder ; argot faubourien.

Ripatons

Delvau, 1866 : s. m. pl. Souliers, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Pieds. — Vieux souliers, souliers raccommodés. Jouer des ripatons, décamper.

Merlin, 1888 : Souliers, — de l’argot parisien.

La Rue, 1894 : Pieds.

Virmaître, 1894 : Souliers (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Souliers.

Typote

Rigaud, 1881 : Compositrice d’imprimerie.

Virmaître, 1894 : Femme employée depuis peu d’années dans les ateliers de composition. C’est un compagnon au même titre que les ouvriers typographes ; néanmoins, quand les typotes sont nombreuses, on se croirait plus volontiers dans une volière du Jardin d’Acclimatation que dans un atelier de composition. Généralement, la typote est plus habile à soigner un pot-au-feu et à raccommoder ses bas qu’à lever la lettre. Enfin, il est dit qu’il faut que la femme lève quelque chose (Argot d’imprimerie). N.

France, 1907 : Ouvrière typographe.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique