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Rabouin

Delvau, 1866 : s. m. Le Diable, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 / La Rue, 1894 : Le diable.

Virmaître, 1894 : Le diable (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Le diable.

France, 1907 : Le diable ; argot des voleurs. D’après F. Michel, ce mot viendrait de l’espagnol rabo, queue, le diable étant représenté avec cet appendice. « Je ne serais pas étonné, dit-il, que le nom de rabbin ne fût l’origine de la croyance qui régnait parmi le peuple, au moyen âge, que les Israélites naissaient avec une queue. »

Il lansquine à éteindre le riffe du rabouin.

(V. Hugo)

Verre qui tombe sans se casser, malheur qui passe

France, 1907 :

Il faut, dit Charles Joliet, remonter aux cérémonies du rite juif, pour trouver l’origine de la croyance qui fait considérer comme un présage néfaste la chute d’un verre qui ne se casse pas. À la consécration du mariage israélite, le rabbin jette avec force un verre contre terre, et les assistants augurent du bonheur des deux époux, si le verre se brise complètement. Cette coutume s’est propagée chez les Latins qui anis l’ont transmise. En principe, elle signifie qu’il n’est pas plus possible de casser les liens de deux êtres unis devant Dieu par son ministre que de rétablir le verre dans son état primitif.

Verre qui se brise, bonheur dans la maison, dit un autre dicton.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique