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Domino

Larchey, 1865 : Dent. — Allusion de forme et de couleur. Pris en mauvaise part. — Quel jeu de dominos se dit de dents longues et jaunes. — Les jolis petites dents sont des quenottes ou des loulouttes.

Jouer des dominos signifie manger.

(Balzac)

Fustier, 1889 : (V. Retaper le domino.)

Quenotte

d’Hautel, 1808 : Nom qu’on donne aux dents des petits enfans ; on ajoute encore quelquefois et à tort à ce diminutif l’adjectif petit, et l’on dit des petites quenottes.

Larchey, 1865 : Petite dent. V. d’Hautel 1808. V. Domino.

Ouvre la gargoine. Prends le bout de ce foulard dans tes quenottes.

(E. Sue)

La Rue, 1894 : Dent. Quenottier, dentiste.

France, 1907 : Dent d’enfant et, par extension, dent en général.

Ne connaître jamais la circonstance heureuse
De la dèche battue avec une amoureuse
Qui montre, en éclatant d’un beau rire argentin,
Sous sa robe de laine une peau de satin,
Qui ne vous compte pas les baisers et grignote
Du pain dur, sans que ça lui casse une quenotte…

(André Gill)

Quenottes

Delvau, 1866 : s. f. pl. Dents, — dans l’argot des enfants. Ils les appellent aussi Louloutes.

Virmaître, 1894 : Les dents.
— Fais voir, mon petit ami, tes jolies quenottes (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Dents.

Ribote, ribotte

France, 1907 : Petite débauche, excès bachiques.

En entendant le four ronfler,
On s’arrêtait pour renifler.
Ô souvenir des gaies ribottes !
Combien de folles sans souci
Ont fait craquer sous leurs quenottes
Les pâtés du père Jussy !

(Alfred L. Marquiset, Rasures et Ramandons)

Être en ribotte.

Pas une seule fois en ribotte, même le lundi ; rapportant sa quinzaine intacte. Et avec cela, très délicat. Jamais un mot qui rappelât à sa femme qu’elle avait été bien folle autrefois.

(François Coppée, Le Coupable)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique