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Joseph (faire son)

Larchey, 1865 : Affecter un air chaste. V. Putipharder.

Rigaud, 1881 : Jouer au naturel, soit par timidité, soit pour toute autre raison, le rôle du Joseph biblique et pudibond à l’endroit de la belle Zuloïska. — Se faire prier pour faire une chose. — Refuser.

Allons ! encore un verre de ce bon vin ! — Non vraiment, j’en ai assez. — Ne fais donc pas ton Joseph.

Putipharder

Larchey, 1865 : Violer sans plus de façons que la femme de Putiphar.

Ces diables de gens il faut vraiment les putipharder pour avoir l’honneur de peindre leurs silhouettes.

(Champfleury)

France, 1907 : Tromper son mari. Prendre de force un homme. Faire son Joseph.

Putiphariser

Delvau, 1864 : Imiter la femme de Putiphar — jusqu’au manteau exclusivement, les Joseph d’aujourd’hui tenant à leurs habits. — Fourrer la main dans le pantalon d’un jeune garçon encore timide.

Delvau, 1866 : v. a. Essayer de séduire un jouvenceau, — dans l’argot de Breda-Street. Le mot date de 1830 et de Pétrus Borel. Champfleury, à qui l’on doit quelques néologismes malheureux, a écrit putipharder.

France, 1907 : Violenter un jeune garçon.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique