France, 1907 : Se rider, former de petits angles, cesser d’être lisse, en parlant des prunes et autres fruits qui sèchent. Mot poitevin, saintongeais, etc., dérivé de crea, angle, cran.
(P. Malvezin)
Acreniller (s’)
France, 1907 : Se rider, former de petits angles, cesser d’être lisse, en parlant des prunes et autres fruits qui sèchent. Mot poitevin, saintongeais, etc., dérivé de crea, angle, cran.
(P. Malvezin)
Américain (œil)
Larchey, 1865 : Œil investigateur. — L’origine du mot est dans la vogue des romans de Cooper et dans la vue perçante qu’il prête aux sauvages de l’Amérique.
Ai-je dans la figure un trait qui vous déplaise, que vous me faites l’œil américain ?
(Balzac)
J’ai l’œil américain, je ne me trompe jamais.
(Montépin)
Œil américain : œil séducteur.
L’œillade américaine est grosse de promesses, elle promet l’or du Pérou, elle promet un cœur non moins vierge que les forêts vierges de l’Amérique, elle promet une ardeur amoureuse de soixante degrés Réaumur.
(Ed. Lemoine)
Rigaud, 1881 : Œil auquel rien n’échappe. Dans une ronde des bagnes, on parle de cet œil américain qui fait le succès des charrieurs.
Pour être un voleur aigrefin il faut un œil américain. Pour détrousser un citadin, Ah ! vive un œil américain.
(Léon Paillet, Voleurs et Volés)
Rigaud, 1881 : Œil fascinateur. Dans le monde de la galanterie, longtemps l’Américain a passé pour avoir le double mérite de posséder de l’argent et d’être généreux. Lorsqu’un homme paraissait réunir les conditions de générosité requises, il ne manquait pas de plaire à ces dames qui lui trouvaient l’œil américain.
Oh ! voilà deux petites femmes qui s’arrêtent… Elles s’asseyent devant nous… La brune me fait un œil américain.
(Paul de Kock, Le Sentier aux prunes)
Aujourd’hui, quand une femme dit à une autre : un tel a l’œil américain, traduisez : Méfie-toi, ou méfions-nous, c’est un floueur. Elles en ont tant vu de toutes les couleurs et de tous les pays, qu’elles ne croient plus ni aux Russes, ni aux Américains.
Anglais à prunes
France, 1907 : Voyageur économe, argot des restaurateurs et des hôteliers, parce que, vu le haut prix où sont généralement taxés les fruits, il se contente de quelques prunes. On dit aussi Anglais de carton.
Caboulot
Larchey, 1865 : « Le caboulot est un petit café où l’on vend plus spécialement des prunes, des chinois et de l’absinthe. » — Daunay, 1861. — Une monographie des Caboulots de Paris a paru en 1862. — C’est aussi un cabaret de dernier ordre. V. Camphrier.
Delvau, 1866 : s. m. Boutique de liquoriste tenue par de belles filles bien habillées, qui n’ont pour unique profit que les deux sous du garçon.
Ce mot a une vingtaine d’années. Au début, il a servi d’enseigne à un petit cabaret modeste du boulevard Montparnasse, puis il a été jeté un jour par fantaisie, dans la circulation, appliqué à toutes sortes de petits endroits à jeunes filles et à jeunes gens, et il a fait son chemin.
Rigaud, 1881 : Débit de liqueurs servies par des femmes aimables, trop aimables. Les fruits à l’eau-de-vie et l’absinthe y tiennent le premier rang.
Mot pittoresque du patois franc-comtois, qui a obtenu droit de cité dans l’argot parisien. Il désigne un trou, un lieu de sordide et mesquine apparence, par extension petit bazar, petit café. Le caboulot de la rue des Cordiers, qui est le plus ancien de tous, s’ouvrit en 1852.
(Ces dames, 1860)
Le caboulot, c’est-à-dire le débit de la prune et du chinois, du citron confit à l’état de fœtus dans l’esprit-de-vin, le tout couronné par une femme à peu près vêtue, belle comme la beauté diabolique d’Astarté… et elle rit et elle chante et elle trinque, et elle passe ensuite derrière le rideau… et le caboulot a multiplié comme la race d’Abraham.
(Eug. Pelletan, La Nouvelle Babylone)
La Rue, 1894 : Petit débit de liqueurs.
Virmaître, 1894 : Cabaret de bas étage. Brasserie où les consommateurs sont servis par des femmes. Caboulot n’est pas juste, on devrait dire maison tolérée. Cette expression a pour berceau le quartier latin (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Débit de bas étage.
Hayard, 1907 : Cabaret.
France, 1907 : Petit café où l’on vend plus spécialement des liqueurs et où l’on est généralement servi par des femmes.
Le mot, écrivait Delvau en 1880, au début, servait d’enseigne à un petit cabaret du boulevard Montparnasse, puis il a été jeté un jour, par fantaisie, dans la circulation, appliqué à toutes sortes de petits endroits à jeunes filles et à jeunes gens, et il a fait son chemin.
Les artistes ne sont pas payés par l’établissement. Après chaque chanson, ils font le tour des tables, un plateau à la main, et ce sont les clients qui rémunèrent eux-mêmes leurs distractions. Absolument comme dans les caboulots de province, avec cette différence pourtant que la chanteuse légère — oh ! oui, légère ! — ne met pas la clé de sa chambre en tombola.
Faire le monôme
Rigaud, 1881 : Marcher dans les rues à la queue-leu-leu et aller prendre des prunes chez la mère Moreau, à l’issue d’un des examens d’admission à l’École polytechnique, — dans le jargon des candidats à cette école.
Hier, à une heure de l’après-midi, a eu lieu la promenade annuelle, le monôme traditionnel, des candidats de l’École polytechnique.
(Petit Journal du 2 juillet 1880)
La variante est : File indienne.
Mangeur de prunes
France, 1907 : Tailleur. On dit aussi pique-prunes.
Monôme des X
France, 1907 : Monôme des candidats à l’École polytechnique.
Quand les compositions écrites sont terminées, les taupins, candidats des lycées et des écoles préparatoires, se réunissent sur la place du Panthéon. Ils s’organisent en longue file indienne… et partent processionnellement sous la conduite du premier taupin de France, le premier de ceux qui ont échoué l’année précédente. Ce gigantesque mille-pattes va, vient, serpente, frappant le sol en cadence, lançant dans les airs des chansons du caractère le plus profane ; il ne rappelle que de bien loin, dans ses tours et ses détours, le jeu auquel les Grecs se plaisaient à donner une forme orchestrique. Il se dirige d’abord vers la cour du Collège de France… puis il descend le boulevard au milieu de la foule ahurie, interceptant la circulation, suit les quais jusqu’au terre-plein du Pont-Neuf, et après une ronde échevelée autour de la statue de Henri IV, se rend chez la « mère Moreau », le fameux débit de prunes et de chinois.
(Albert Lévy et G. Pinet, L’Argot de l’X)
Qui gên’ la circulation,
Bouscul’ la population,
S’fait fich’ au bloc comme un seul homme ?
C’est le monôme !
Qui va de l’autre côté d’l’eau
Prendre un’ prun’ chez la mèr’ Moreau,
S’évanouit comme un fantôme ?
C’est le monôme !
Le lend’main, qui qu’a mal aux ch’veux,
Qui s’plaint d’avoir la tête en feux,
Et pendant l’cours pique un p’tit somme ?
C’est le monôme !
(Xanrof)
Noix de coco
France, 1907 : Tête : allusion à la forme. On dit plus généralement coco.
Je me saisis d’une table que je dresse à l’aide du camarade, un sionneur qui avait déjà quelques refroidis sur la conscience, et nous nous embusquons derrière par respect des prunes, lorsqu’il me dit : « Le voilà ! cette fois-ci, je le tiens, je ne vais pas le rater. — Qui ça ? — Le damné Sheffield, là, là ! gare l’atout ! Et il vous ajuste à six pouces de la noix de coco, tandis que vous étiez occupé à envoyer quelques convives au Père Éternel. »
(Hector France, La Taverne de l’Éventreur)
Panne
d’Hautel, 1808 : Il a deux doigts de panne. Se dit en plaisantant d’un homme qui est extrêmement gras.
Larchey, 1865 : Misère.
Il est dans la panne et la maladie.
(Ricard)
Delvau, 1866 : s. f. Misère, gène momentanée, — dans l’argot des bohèmes et des ouvriers, qui savent mieux que personne combien il est dur de manquer de pain.
Delvau, 1866 : s. f. Rôle de deux lignes, — dans l’argot des comédiens qui ont plus de vanité que de talent, et pour qui un petit rôle est un pauvre rôle. Se dit aussi d’un Rôle qui, quoique assez long, ne fait pas suffisamment valoir le talent d’un acteur ou la beauté d’une actrice.
Delvau, 1866 : s. m. Homme qui n’a pas un sou vaillant, — dans l’argot des filles, qui n’aiment pas ces garçons-là.
Rigaud, 1881 : Grande misère ; ruine complète.
Ce fut alors, madame Alcide, que commença votre grande panne.
(Ed. et J. de Goncourt)
Ils sont tournés comme Henri IV sur le Pont-Neuf et m’font l’effet de n’son-ger qu’à faire la noce, au risque d’être dans la panne et de se brosser le ventre après.
(É. de La Bédollière, Les Industriels)
En terme de théâtre, bout de rôle.
Plus de rôles à jambes, et une panne de dix lignes dans ta nouvelle féerie !… Ah ! Ernest, vous ne m’aimez plus.
(J. Pelcoq, Petit journal amusant)
Il faut vous dire que tous mes camarades, étant jaloux de moi, s’arrangeaient de manière à avoir les bons rôles, tandis que moi, on me donnait les pannes… les bouche-trous !…
(P. de Kock, Le Sentier aux prunes)
En terme d’atelier, mauvais tableau.
Qu’est-ce que c’est que cette panne ? C’est assez mal léché ! merci.
(J. Noriac, Têtes d’artistes)
La Rue, 1894 : Gêne, misère. Bout de rôle au théâtre.
France, 1907 : Actrice, où plutôt cabotine à qui l’on ne confie que des bouts de rôle, que des pannes. Georges Ben a fait sur elles une chanson dont voici quelques vers :
Dans les coulisses, d’un pas lent,
Ell’s se promen’nt en somnolant,
Les pannes,
Ou bien ell’s dorm’nt ou bien encore
Ell’s regard’nt poser les décors,
Les pannes.
Ell’s attend’nt, en croquant l’marmot,
L’occasion de placer leur mot,
Les pannes.
France, 1907 : Fanon du bœuf.
France, 1907 : Mauvais tableau vendu bien au delà de sa valeur ; argot des brocanteurs.
Le brocanteur avait groupé un ramassis d’objets tarés, invendables… — Vous m’entendez, vieux, pas de carottes, pas de pannes ! La dame s’y connaît.
(Alphonse Daudet, Les Rois en exil)
France, 1907 : Pauvreté. « Tomber dans la panne. » Du vieux français panne, haillon.
Quand il n’y a plus de son, les ânes se battent, n’est-ce pas ? Lantier flairait la panne ; ça l’exaspérait de sentir la maison déjà mangée.
(Émile Zola, L’Assommoir)
France, 1907 : Rôle insignifiant ; argot théâtral.
Une panne ? Je n’ai jamais très bien compris le sens de ce mot-là. J’ai toujours cru — suis-je assez sot ! — qu’au théâtre il y avait de petits artistes et non pas de petits rôles.
Je me souviens d’un acteur, dont le nom m’échappe en ce moment, qui n’avait que quelques lignes à dire dans la Mort du duc d’Enghien, de M. Hennique. Il eut, en dépit de cette panne, un triomphe le soir de la première représentation.
(Pierre Wolff)
France, 1907 : Situation difficile, comme celle d’un navire qui ne peut plus avancer. Argot des marins. « Être en panne, rester en panne. »
— Amen ! répondit le matelot, mais sans vouloir vous fâcher, la mère, m’est avis que les saints, les anges et le bon Dieu nous laissent joliment en panne depuis quelque temps.
(Jean Richepin, La Glu)
Pique-poux
Delvau, 1866 : s. m. Tailleur, — dans l’argot des faubouriens, qui ont voulu faire une allusion au mouvement de l’aiguille sur l’étoffe. On dit aussi Pique-puces et Pique-prunes. Pourquoi ne dit-on pas plutôt Pique-Pouce ?
Pique-prunes
Rossignol, 1901 : Tailleur.
France, 1907 : Sobriquet populaire donné aux tailleurs à qui l’on applique également ceux de gobe-prunes, mangeur de prunes et pique-poux. « Pour l’expression pique-prunes, on est porté à voir là, dit Gustave Fustier dans l’Écho du Public, une comparaison du va-et-vient de l’aiguille au va-et-vient des prunes prises et mangées une à une. » On dit aussi gobe-prunes.
— Je te vaux bien : tu es fille d’un tailleur de Saragosse et moi je suis le petit-fils d’un tailleur d’Arras ; j’ai été moi-même gobe-prunes.
(Supplément aux Mémoires de Vidocq ; citation de Gustave Fustier)
Une autre explication a été donnée par M. Paul Homo : « Le mot pique-prunes, dit-il, s’applique aussi à propos des vêtements usagés, réparés par les taillassons et spécialement pour les pantalons, en admettant que l’on répare une déchirure à l’entre-jambes et sur le client même : l’ouvrier pouvant, accidentellement, piquer les testicules. »
Piquepoux
France, 1907 : Tailleur. « Cette expression, dit M. Paul Homo, doit venir de l’habitude qu’ont certains ouvriers tailleurs, dits appiéceurs, de passer souvent l’aiguille dans leurs cheveux, pour la graisser un peu lorsqu’elle doit traverser un drap épais ou double : d’autre part, il se peut que ce sobriquet vienne des réparations à faire dans de vieux vêtements qui peuvent contenir de la vermine. » Voir Pique-prunes.
Planches savoir fait les
France, 1907 : Avoir travaillé comme ouvrier tailleur ; allusion à l’établi sur lequel se posent les pique-prunes.
Pousse-cailloux
Larchey, 1865 : Fantassin. — Allusion à la marche du piéton.
Votre frère était dans les dragons, moi, j’étais dans les pousse-cailloux.
(Balzac)
Cavalier… tu arriveras au grade de maréchal des logis à force de trotter… Parole d’honneur ! Vaut mieux pousser les cailloux et devenir capitaine.
(Vidal, 1833)
Delvau, 1866 : s. m. Fantassin, — dans l’argot des faubouriens.
Rigaud, 1881 : Soldat d’infanterie de ligne. En marchant il pousse les cailloux du chemin.
Merlin, 1888 : Fantassin. — Image de la marche sur les routes fraichement chargées.
La Rue, 1894 : Fantassin.
France, 1907 : Sobriquet que les cavaliers donnent aux fantassins.
— Si les Prussiens nous ont pas mal démolis, nous ne leur avons pas ménagé les prunes. Mais, que voulez-vous ? trente contre un !… Aussi notre escadron… labouré, mitraillé, écrasé, flambé ; nos chevaux, éreintés ou éventrés !… Il a fallu faire le coup de fusil avec les pousse-cailloux et les moblots…
(Robert Vallier, Le Capitaine Silence)
On dit aussi pousquin.
Prune
d’Hautel, 1808 : Ce n’est pas pour des prunes. C’est-à-dire, ce n’est pas pour rien, pour peu de chose, etc.
Delvau, 1866 : s. f. Balle ou boulet, — dans l’argot des soldats, qui ne se battent vraiment que pour des prunes. Le mot a des chevrons. Un jour, Sully, accourant pour prévenir Henri IV des manœuvres de l’ennemi, le trouve en train de secouer un beau prunier de damas blanc : « Pardieu ! Sire ! lui cria-t-il du plus loin qu’il l’aperçut, nous venons de voir passer des gens qui semblent avoir dessein de vous préparer une collection de bien autres prunes que celles-ci, et un peu plus dures à digérer. » On dit aussi Pruneau. Gober la prune. Recevoir une blessure mortelle.
Delvau, 1866 : s. f. Griserie, — dans l’argot du peuple, qui emploie cette expression depuis la création de rétablissement de la Mère Moreaux, c’est-à-dire depuis 1798. Avoir sa prune. Être saoul.
France, 1907 : Balle ; allusion à la forme des anciennes balles.
Au même moment, un grand juif hollandais accourait armé d’une fourche. Cela donna du cœur au « singe », qui me dit : « Si tu ne te rends pas immédiatement, je te tue. »Je lui répliquai : « Décampe, ou tu es mort. » Il essaya de me saisir. Je lui envoyai alors dans l’épaule une prune qui le roula par terre.
(Hector France, Chez les Indiens)
On dit aussi dragée, pruneau.
Un jeune maréchal des logis du 11e dragons, fils du général Henry, chef d’état-major du 6e corps, a la tête brisée par un éclat d’obus ; l’aide de camp du commandant du 4e corps, le capitaine de la Tour-du-Pin, s’empare du fanion, pendant que tombe le pauvre enfant :
— Permettez-moi, mon général, dit-il, de prendre la place du maréchal des logis.
Et c’est M. de la Tour-du-Pin qui, jusqu’à la fin de la bataille, porta le fanion tricolore, ce qui faisait dire aux soldats qui passaient :
— Pour sûr, en v’là un qui aime les pruneaux.
(Commandant X, La Nation)
Prune, pruneau
Larchey, 1865 : Projectile — Allusion de forme.
C’est tout de même vexant d’avoir échappé si souvent aux prunes pour être tué comme un chien enragé.
(E. Sue)
Quand j’ai reçu le pruneau, j’ai dit : Bien, c’est le bon !
(L. Reybaud)
Rigaud, 1881 : Balle. Recevoir un pruneau.
La Rue, 1894 : Balle. Chique. Œil. Excrément.
Prunes
France, 1907 : Testicules.
Prunes (mangeur de)
Rigaud, 1881 : Tailleur.
Prunes (pas pour des)
France, 1907 : Pour quelque chose.
Le dîner débuta gaiement. Ils avaient un sujet de conversation qui prêtait à la médisance et, là-dessus, on pouvait pêcher au hasard : dans le monde officiel, pas une personne que ne fût de première force. Ce n’était pas pour des prunes la quintessence de la province.
(Edgar Monteil)
Une ancienne horizontale demande un fonds de liquoriste bien achalandé de jeunes gens… qui ne viendraient pas là pour des prunes.
(Écho de Paris)
Prunes de Monsieur
Delvau, 1864 : Les testicules, dont les femmes sont si friandes, à cause de l’excellente eau de noyau qui en sort.
Si malgré les vœux de madame,
Les prunes de monsieur m’ont plu,
On doit excuser une femme
Que tenta le fruit défendu.
(Marcillac)
France, 1907 : Évêque, à cause de la couleur violette.
Prunes de prophétie
Delvau, 1866 : s. f. pl. Fumées d’un animal, — dans argot des chasseurs.
Quoichier
France, 1907 : Sorte de prunier aux fruits ovales.
Assis côte à côte, près de la croisée ouverte sur un jardinet campagnard, où les quoichiers pliaient leurs branches lourdes de longues prunes violettes…
(André Theuriet)
Saute-aux-prunes
France, 1907 : Fille grande et niaise. Expression des provinces du Centre. On dit généralement grande saute-aux-prunes, comme on dit au masculin grand dépendeur d’andouilles.
Soif (Il fait)
Rigaud, 1881 : Le besoin de boire se faire sentir.
Il fait soif, venez boire un coup avec moi.
(P. de Kock, Le Sentier aux prunes)
Soliveau
France, 1907 : Tête ; argot populaire.
— Gare à ton soliveau, Dumanet, les prunes vont rappliquer.
(Les Joyeusetés du régiment)
Taillasson
France, 1907 : Ouvrier tailleur employé aux réparations, Voir Pique-prunes.
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